Wesh ! En voilà une expression très populaire dont on se demande rarement d’où elle vient. « Wesh » est un mot issu de la culture hip-hop, aujourd’hui entré dans l’argot français. Dans notre langue, ses usages sont multiples. C’est pourtant un mot très précis dans sa langue d’origine. Car « wesh » est en fait un adverbe interrogatif qui nous vient de l’arabe algérien. On dit ainsi « Wesh kayn ? » pour dire « Qui y a-t-il ? » et « Wesh rak » pour dire « Comment vas-tu ? »
Hip-Hop
C’est la culture hip-hop française qui va l’utiliser à tout-va dans les années 1990. En 2009, c’est la consécration : « wesh » entre dans le dictionnaire du petit Robert. Conséquence non négligeable, l’interjection devient autorisée au jeu du Scrabble, où elle vaut 18 points. Ce qui n’est pas rien.
« wesh » entre dans le dictionnaire du petit Robert – @adobestock
Wesh algérien ou Wesh marocain ?
Paradoxalement, ce n’est qu’une fois largement employé en Algérie et en France que le terme « wesh » prend son essor au Maroc, avec un sens différent. En Algérien il est plutôt l’équivalent de « est-ce que », alors qu’en arabe marocain, il correspond davantage à « qu’est-ce que ». Ainsi, « Wesh kliti ? » signifie en Algérie « Est-ce que tu as mangé ? » et au Maroc « Qu’est-ce que tu as mangé ? ».
Ce qui frappe en français, c’est la richesse de l’utilisation de « wesh ». Pour parler d’un amateur de culture urbaine, certains diront « un wesh wesh ». D’autres s’en serviront comme une interjection interpellative : « Wesh, pourquoi ?’. On le retrouve aussi comme un adjectif, parfois à usage péjoratif : « de la musique wesh wesh ». L’adverbe interrogatif algérien est donc devenu, en traversant la Méditerranée, à la fois adverbe, substantif et interjection.
Au-delà du monde francophone
Une « pandémie » de « wesh » est en train de gagner Londres depuis qu’un rappeur britannique l’a employé dans un de ses morceaux.
Nabeel, un Londonien présent sur TikTok, est le premier à avoir témoigné de l’ampleur du phénomène dans sa ville : « Londres vit une « pandémie de WSH ». Tous les gens que je connais l’utilisent. Je crois même avoir entendu mon chat le dire l’autre jour ! ». Avec plus de 600 000 vues et 80 000 likes, la vidéo est vite devenue virale.
Une preuve de plus que les mots voyagent et qu’ils n’ont pas de frontières.
Le 22 septembre 1976, Raymond Barre déclarait : « La France est un pays qui, depuis longtemps, vit au-dessus de ses moyens. » Cette année-là, le déficit représentait 1,5 % du PIB. Près d’un demi-siècle plus tard, il s’élève à 6,2 % du PIB, tandis que la dette publique est passée de 20 % en 1976 à plus de 110 % du PIB aujourd’hui. L’euro a été une aubaine pour les gouvernements impécunieux en leur permettant d’emprunter à faibles coûts, durant des années. La monnaie unique a également supprimé le problème de change auquel le pays était régulièrement confronté en raison de son déficit commercial.
Explosion de la Dette Publique : La France Face à une Crise Historique
Pour reconstituer ses réserves de change, la France avait dû recourir à des emprunts auprès des pays du Golfe dans les années 1980. L’augmentation de la dette depuis 2015 est également liée à la politique monétaire non conventionnelle menée par la Banque centrale. Influencés par les économistes de la Nouvelle théorie monétaire, les responsables français ont jugé opportun de profiter des emprunts à taux négatifs et de dépenser sans compter.
Contrairement à la France, les autres États européens n’ont pas cru au mirage de l’argent gratuit et ont évité ce piège. Les gouvernements français ont également commis l’erreur d’endetter le pays non pas pour investir, mais pour financer des dépenses courantes difficiles à réduire d’une année sur l’autre. Les taux négatifs ayant disparu, les emprunts doivent désormais être remboursés et, pour ce faire, l’État est contraint de s’endetter à nouveau, mais à des taux plus élevés. En 2025, il devra ainsi émettre plus de 300 milliards d’euros d’obligations, un record en Europe. L’emballement de la dette publique inquiète les Français, mais cela ne les empêche pas, élection après élection, de plébisciter les programmes les plus dépensiers. Le rétablissement des comptes publics est souhaité, à condition qu’il ne remette pas en cause les avantages acquis. Souvent, ce rétablissement passe en France par une hausse des prélèvements obligatoires. Cette solution entraîne un effet de cliquet sur les dépenses, dont une part croissante est jugée incompressible. Ce choix explique en partie pourquoi la France cumule un des plus hauts niveaux de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires en Europe.
Économie : apprendre de ses erreurs
Le Premier ministre, Michel Barnier, a pour défi de réduire le déficit sans disposer d’une majorité parlementaire. Faute de temps, il a été contraint de reprendre le projet de budget que l’administration des finances avait élaboré durant l’été. Pour assurer un assainissement durable, les expédients budgétaires et fiscaux ne suffiront pas. L’essentiel est de redonner du souffle à l’économie française. Le Portugal et l’Espagne réduisent leur endettement principalement grâce à une croissance bien plus élevée que celle de la France. Pour y parvenir, Michel Barnier pourrait s’inspirer de Raymond Barre en favorisant la concurrence et en réduisant les situations de rente en France. Des progrès peuvent être réalisés dans de nombreux secteurs, qu’il s’agisse de l’énergie, des transports, des communications ou de la santé. Les mesures contre les oligopoles devraient être renforcées.
Relance économique nécessaire
Par ailleurs, un effort important doit être fait pour réduire les coûts de construction des logements. Il est assez surprenant que la France, pays peu densifié, soit confrontée depuis des années à un problème de logements. Une économie plus dynamique passe par un volume de travail plus important. Si la France avait le même taux d’emploi que l’Allemagne, soit 78 % au lieu de 68 %, elle n’aurait probablement pas de problème de finances publiques. L’amélioration du taux d’emploi des jeunes et des seniors est nécessaire, avec des politiques adaptées à chacun. Le développement de la formation, la prise en compte de la pénibilité et le recours accru à la retraite progressive sont autant de pistes possibles. La question du temps de travail mérite également d’être posée. La France est le seul pays à avoir opté, il y a un quart de siècle, pour une réduction administrée et obligatoire du temps de travail.
Ce choix a désorganisé de nombreux secteurs, notamment celui de la santé ainsi que les PME. Logiquement, le temps de travail dépend de la demande et de la productivité. Les branches professionnelles sont probablement mieux à même que la loi de déterminer le temps de travail. Sur de nombreux sujets sociaux, dont les retraites, le recours à la négociation sociale devrait être privilégié. L’instauration d’un domaine social protégé constitutionnellement, dans lequel le pouvoir exécutif n’aurait que des compétences exceptionnelles, responsabiliserait les partenaires sociaux et éviterait la centralisation de tous les problèmes au niveau de l’État.
La situation financière préoccupante de la France contraint les pouvoirs publics à faire preuve d’imagination et à sortir des sentiers battus. Redonner de la vigueur à l’économie française est un défi majeur qu’il faut relever. L’augmentation de la participation au marché du travail, des efforts en matière de recherche et des dépenses d’investissement, notamment dans les technologies de l’information et de la communication, sont des solutions qui méritent d’être explorées. Comme l’écrivait Adam Smith, père du libéralisme économique : « L’argent est une des roues de la machine de la société, mais ce n’est pas la machine elle-même. » En modernisant son économie et en investissant dans les talents et l’innovation, la France peut non seulement connaître une nouvelle prospérité économique, qui lui fait défaut depuis des années, mais également rétablir ses comptes publics.
Pour le nouveau gouvernement travailliste britannique, le commerce international doit jouer un rôle clé pour stimuler la croissance et cela passe par une relance « urgente » des relations avec l’Union européenne après le Brexit, affirme à l’AFP son secrétaire d’État chargé du Commerce.
Pour Douglas Alexander, la sortie de l’Union européenne, votée en 2016 et concrétisée en 2020, a provoqué « des perturbations importantes » pour la politique commerciale du Royaume-Uni, qui doit désormais être recalibrée.
Le secrétaire d’État se trouvait lundi à Genève pour rencontrer la directrice générale nigériane de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala. Cette visite s’inscrit dans les préparatifs en cours pour publier au printemps prochain une stratégie commerciale à long terme remaniée.
Car si le Brexit était vanté par ses partisans au sein de l’ex-gouvernement conservateur comme une manière pour Londres de s’affranchir du carcan européen pour négocier des accords commerciaux tous azimuts dans le monde, les résultats sont restés modestes. Et le divorce a compliqué les échanges avec l’UE qui reste le principal partenaire commercial du Royaume-Uni, malgré un accord de libre-échange.
« Les chiffres restent difficiles en termes de conséquences commerciales immédiates post-Brexit, mais la réalité, c’est que 47 % des échanges du Royaume-Uni se font toujours avec l’UE. Il est donc urgent de relancer notre relation », assure Douglas Alexander.
Il insiste qu’augmenter les échanges commerciaux ont « un rôle critique » pour soutenir la croissance économique, érigée en priorité par le nouveau Premier ministre Keir Starmer.
Élu en juillet avec un programme centriste et pro-entreprises, ce dernier dit vouloir améliorer les relations avec les Européens mais sans revenir sur le Brexit ni rejoindre le marché unique, ce qui risquerait de rouvrir les plaies ouvertes lors de la sortie de l’UE.
« Stabilité » politique et économique
Après 14 ans de pouvoir conservateur marqué par une forte instabilité avec cinq Premiers ministres, des remaniements encore plus fréquents et d’importantes turbulences économiques, les travaillistes ont remporté une large majorité au Parlement.
Pour Douglas Alexander, cette victoire place le Royaume-Uni en position d’être « la démocratie la plus stable politiquement du G7 » dans les prochaines années — plusieurs des pays riches ont soit des élections imminentes, soit des gouvernements affaiblis.
Et si cela « ne garantit la stabilité économique et le progrès, cela y contribue certainement », ajoute-t-il. « Nous souhaitons en tant que nouveau gouvernement à la fois relancer notre relation avec nos amis et partenaires de l’UE, tout en continuant de chercher à conclure des accords de libre-échange et de nouvelles opportunités dans le monde entier ».
« Crédibilité »
Si l’économie britannique a rebondi en début d’année après une courte récession fin 2023, la reprise reste modeste et a tendance à ralentir.
Douglas Alexander souligne qu’avec une activité dont les services représentent 81 %, le Royaume-Uni a un « intérêt énorme » en particulier à développer les échanges dans l’économie numérique.
Il insiste sur le fait que son déplacement à Genève, son premier en Europe, « témoigne de la force de l’engagement du nouveau gouvernement, à la fois envers l’OMC et au système commercial multilatéral ».
Après le Brexit, le Royaume-Uni négocie indépendamment de l’UE avec les 166 membres de l’OMC.
Il qualifie l’organisation basée à Genève d’« institution indispensable de coopération internationale » et soutient la candidature de la directrice générale actuelle, en poste en l’état jusqu’au mois d’août, pour un second mandat.
Première femme et première Africaine à la tête de l’OMC, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala est pour l’instant la seule candidate à cette procédure sur laquelle pourrait peser la présidentielle américaine.
En 2020, l’ancien président américain Donald Trump avait bloqué sa nomination et elle avait dû attendre l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche pour obtenir le soutien crucial de Washington.
Pour le secrétaire d’État britannique, l’ancienne ministre des Finances a apporté « autorité » et « crédibilité » à une institution souvent qualifiée de sclérosée.
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le 23 octobre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de ce mercredi : Liban : les Français du Liban paieront la taxe sur la résidence secondaire – Les Palmes de l’Éducation française à l’étranger – Un député LFI sous pression après avoir acheté de la drogue dans la rue
Le statut de résidence repli est toujours attendu
Car si ce dernier existait nos compatriotes qui sont contraints de fuir n’aurait pas à payer la taxe sur la résidence secondaire. Car malgré les propos de la ministre des Français de l’étranger, Sophie Primas, à l’AFE, la semaine dernière, le statut de résidence de repli n’a pas été acté sur la loi de Finances 2024. Le progrès constaté sur cet exercice est la suspension de la taxe d’habitation si l’expatrié(e) rentre en France suite à un ordre d’évacuation du Quai d’Orsay. Mais, comme vous le savez, pour des questions de politique internationale, la France, à la différence d’un grand nombre de pays, n’appelle à évacuer le Liban. Ainsi, même si la réalité sur le terrain les y contraint, leur fuite ne sera pas prise en compte par les autorités fiscales.
Samantha Cazebonne lance les Palmes de l’Enseignement
Dans un podcast à retrouver sur Lesfrancais.press, Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’étranger et ancienne responsable d’établissement homologué AEFE, a constaté que nos établissements hors de France, et les actions qui sont entreprises par les différents acteurs, « souffrent d’un manque de visibilité ». 7 thématiques ont été retenues l’inclusion, la lutte contre les discriminations, l’action innovante, l’action culturelle, la promotion linguistique et/ou d’ouverture sur le pays d’accueil, l’orientation et l’engagement ». Les professeurs, les élèves regroupés en collectif, les établissements, les associations seules ou regroupées, peuvent participer à condition de porter un projet collectif. La cérémonie se déroulera le 13 mars 2025 et les dossiers de candidature sont à remettre avant le 10 janvier.
Retailleau veut que le député Kerbrat démissionne
Selon des informations de Valeurs actuelles qui a révélé l’affaire, Andy Kerbrat était en possession de 1,35 gramme de 3-MMC, une drogue de synthèse en plein essor en France, souvent utilisé dans le cadre du chem sex, qui mêle prise de stupéfiants et rapports sexuels. Un contrôle de police qui a fait réagir le locataire de la place Beauvau. Bruno Retailleau a déclaré qu’ »Un député a un devoir d’exemplarité. Monsieur Andy Kerbrat doit tirer les conséquences de ses actes ». Ce dernier a répondu en déclarant avoir « entamé un protocole de soins » et se tenir « à la disposition de la justice ».
C’est tout pour aujourd’hui. On se donne rendez-vous demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Beau mercredi à toutes et à tous où que vous soyez !
Selon Sophie Primas, le statut de résidence de repli existe depuis la dernière Loi de Finances, celle de 2024. Cette annonce dans notre interview exclusive a étonné plus d’un élu mais aussi les fiscalistes. Le problème serait plutôt lié à la définition de la résidence de repli. Car si des dispositions ont été prises en 2023 et mises en place en 2024, elles ne concernent que les personnes qui reviendraient en France suite à un ordre d’évacuation donné par le Quai d’Orsay, une niche dans la niche !
Qu’est-ce que la résidence de repli ?
Les Français de l’étranger sont nombreux à conserver un bien immobilier en France, notamment lors d’un départ temporaire dans un pays tiers ou si l’État de résidence présente une instabilité politique. Mais aussi, le plus souvent, c’est pour sécuriser la retraite ou tout simplement pour garder un lien avec la France. Mais vu que l’ancien résident ne l’est plus, ce bien immobilier est considéré comme une résidence secondaire. Cette situation pénalise les familles expatriées en ce qu’elle est, par exemple, susceptible de vous exclure des critères des bourses scolaires du réseau AEFE ou de vous faire subir une imposition disproportionnée par rapport aux niveaux de revenus réels dans votre pays de résidence, sans parler des taxes qui frappent les résidences secondaires en France.
Résidence de repli : où en est-on ? / @adobestock
Cet état de fait est connu des élus des Français de l’étranger, qu’ils soient issus de droite, du centre ou de la gauche, ils se sont mobilisés pour imposer la création d’un groupe de travail transpartisan incluant le ministère de l’Économie et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en avril 2023.
Dégrèvement
En parallèle du groupe de travail sur la résidence de repli mis en place avec le Gouvernement, les députés des Français de l’étranger de la majorité sont parvenus à faire adopter un amendement qui ébauche un cadre légal pour ce statut de résidence de repli.
Mais pour l’instant, celui-ci se limite à un dégrèvement de taxe d’habitation sur les résidences secondairesdésormais accordé aux personnes rentrant en France de pays pour lesquels un appel à quitter la zone a été lancé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ou une opération de retour collectif a été mise en place.
Si ce texte est un premier pas vers une reconnaissance générale d’une résidence de repli pour les Français établis à l’étranger, il est totalement insuffisant et ne concerne qu’une petite communauté. Les Français qui rentrent du Liban, alors que le Quai d’Orsay n’a pas donné de consignes d’évacuation (sic), étant au premier janvier 2024 au Liban, ils paient cet automne la taxe sur les résidences secondaires au plein tarif.
C’est donc plus une méconnaissance du sujet qui a amené Sophie Primas à tenir ces propos. On ne doute pas que les électeurs comme les parlementaires lui passeront cet écueil si le dossier soit enfin pris en charge.
Avec seulement 20 000 Français résidant à Berlin, il n’est pas toujours facile de rencontrer des compatriotes dans la capitale allemande… Heureusement, la communauté française est assez organisée et plutôt visible, même pour les nouveaux arrivants. Lesfrancais.press vous partage les endroits où se rendre en priorité pour rencontrer des Français à Berlin.
Les associations en rapport avec les Français à Berlin
Avant d’évoquer directement les lieux de socialisation, il est utile de répertorier avec vous les différents dispositifs qui existent pour mieux accueillir les Français et les francophones qui résident à Berlin.
L’association des francophones de Berlin de Meetup compte près de 3 000 membres. Elle s’adresse aux personnes qui souhaitent prendre un bain de culture française et francophone dans la capitale allemande : sorties, cinéma, musique, théâtre, rencontres… Des événements sont organisés régulièrement et cela vaut la peine de s’inscrire.
L’association Berlin Accueil, créée en 1994, a pour but d’aider les nouveaux arrivants, français et francophones, à s’intégrer à la vie de la ville. Elle compte environ 200 adhérents et organise régulièrement des rencontres et des activités de groupe.
La structure Emploi-Allemagne, qui a d’ailleurs été mise à l’honneur dans notre émission « Initiative expats », est un endroit incontournable. Sa vocation est de vous accompagner sur le marché du travail. Grâce à ses ateliers et aux conseils des responsables de l’association, il vous sera plus facile de trouver un emploi outre-Rhin.
Enfin, si vous souhaitez avoir plus d’informations sur la capitale allemande, en termes d’activités, de restaurants ou de bars, vous pouvez consulter le site Bonjour Berlin. Cela vous donnera un premier aperçu des lieux où vous croiserez certains de nos compatriotes dans la ville.
Les meilleurs endroits où sortir
Outre ces associations clairement conçues pour aider les Français et les francophones à se faire une place à Berlin, on trouve dans la capitale allemande beaucoup de lieux de socialisation qui permettent de faire des rencontres autour d’un verre ou d’une assiette.
Les cafés
C’est le cas notamment de plusieurs cafés ! Le café « C’est la vie », dans le quartier de Friedrichshain, et le café Le Belfort, situé à Prenzlauer Berg, sont tenus par des Français et attirent chaque jour de nombreux compatriotes avec leur ambiance et leurs spécialités.
Le « QG » est un café français très récent. Ouvert en 2023, il se démarque par son équipe jeune et dynamique, ainsi que par ses espaces lumineux. Pour faire des rencontres, des événements sont régulièrement organisés le soir ! Le QG est situé sur la Pettenkoferstraße, dans le quartier de Samariter.
Le QG
Les restaurants
On trouve bien entendu plusieurs restaurants français à Berlin… Mais certains s’adressent plus aux à nos ressortissants que d’autres ! C’est le cas notamment de Suzette, qui, comme son nom l’indique, est spécialisé dans la vente de crêpes et de galettes. Les préparations sont excellentes, et la décoration est réussie. Le restaurant est situé sur la Pappelallee, près de Mauerpark.
Restaurant Suzette
Le Saint Amour est un autre restaurant typiquement français de Berlin. Il est plus précisément spécialisé dans la gastronomie lyonnaise, mais il sert également des fromages et des desserts d’autres régions. Les compatriotes habitant à Berlin viennent y prendre leur dose de gastronomie française !
Les autres lieux pour rencontrer des Français
Vous voulez d’autres bons plans ou rencontrer des Français facilement ? Sachez qu’il existe aussi un petit « Quartier français » à Berlin, bien décrit par le site Bonjour Berlin. Le quartier compte notamment une librairie française très réputée.
Et n’hésitez pas également à pousser la porte du Centre Français de Berlin (CFB), un centre culturel situé dans le quartier de Wedding. Le CFB organise régulièrement des événements, et il dispose d’un restaurant et d’une salle de spectacle.
Centre Français de Berlin
Enfin, situé dans la Maison de France sur Kurfürstendamm, l’Institut français de Berlin est un autre centre culturel incontournable. Il dispose d’une médiathèque et de deux espaces d’exposition avec une programmation particulièrement riche.
Si Berlin est parfois surnommé « Die graue Stadt » (la ville grise), cela s’accommode davantage avec le temps qu’il fait dehors. La capitale allemande est aussi très réputée pour la richesse de sa vie culturelle, artistique, musicale, sportive, … Si de votre côté, vous avez envie de partager un bon plan, un lieu où vous trouvez l’ambiance agréable, un endroit où la langue de Goethe et celle de Molière se mélangent, n’hésitez pas à nous envoyer vos adresses. Nous les diffuserons.
Sénatrice des Français établis hors de France, Samantha Cazebonne répond aux questions Lesfrancais.press. Avant de devenir parlementaire, notre invitée a, entre autres, était proviseur d’un lycée Français en dehors de nos frontières. Aussi, au cours de cette interview, la question des acteurs des écoles à l’étranger hors de France est abordée, et notamment, une fois n’est pas coutume, sous le prisme des récompenses. En effet, les palmes EFE (« Enseignement Français à l’Etranger ») viennent d’être créés. On vous explique comment cela fonctionne. Mais ce n’est pas tout. C’est ainsi que l’actualité liée au budget en baisse pour les expatriés, aux bourses scolaires et AESH, ou bien encore les droits de l’enfant et les corridas, sont aussi au cœur de ce podcast.
Palmes EFE : un prix pour récompenser les communautés scolaires françaises à l’étranger
Pourquoi cette création des palmes du réseau d’enseignement français à l’étranger ? Samantha Cazebonne constate que nos établissements hors de France, et les actions qui sont entreprises par les différents acteurs, « souffrent d’un manque de visibilité ». Aussi, nous précise notre invitée,
« Les palmes EFE (…) c’est surtout rendre hommage aux acteurs des communautés scolaires du réseau de nos établissements français à l’étranger. »
Samantha Cazebonne, sénatrice des Français établis hors de France
La cérémonie, qui se tiendra à la Sorbonne, à Paris, le jeudi 13 mars 2025 sera donc un « moment dédié » à celles et ceux qui font le réseau de nos écoles françaises en dehors de nos frontières nationales. Le Président de la République, Emmanuel Macron, apporte d’ailleurs son haut patronage à cette action.
Les inscriptions ont débuté le 16 octobre pour se clore le 10 janvier 2025. Pour présenter son action aux Palmes EFE, il suffit de remplir un formulaire que vous trouverez en ligne, et aussi envoyer une courte vidéo de moins de 2 minutes.
« Pour les palmes EFE, 7 thématiques ont été retenues : l’inclusion, la lutte contre les discriminations, l’action innovante, l’action culturelle, la promotion linguistique et/ou d’ouverture sur le pays d’accueil, l’orientation et l’engagement ».
Un jury « neutre » sera prochainement constitué. Toutes les informations sont disponibles sur un site internet, en cliquant sur le bouton suivant :
Samantha Cazebonne interpelle Anne Genetet, la ministre de l’Education nationale
Au cours de ce podcast, nous revenons également sur la question posée par Samantha Cazebonne, dans l’hémicycle du Sénat, à Anne Genetet, Ministre de l’Education nationale, au sujet des enseignants.
Samantha Cazebonne en déplacement en Ukraine au Lycée Français à Kyiv
« Je compte sur Anne Genetet (…) pour valoriser ces expériences à l’étranger. J’ai aussi demandé de porter le temps de détachement des enseignants à 9 ans » Samantha Cazebonne, sénatrice des Français établis hors de France
Samantha Cazebonne, sénatrice des Français établis hors de France
Aujourd’hui, les détachements sont prévus pour une période de 6 ans. Samantha Cazebonne propose que cette période puisse aller jusqu’à 9 ans, et nous explique pourquoi dans cette interview. Un groupe de travail va être constitué, avec des conclusions qui devraient être remises à la Ministre de l’Education nationale, Anne Genetet, à la fin de cette année 2024.
Budget 2025 : comment vont résister les bourses scolaires et les bourses AESH ?
Au-delà, de la valorisation des carrières hors de France, pour faire fonctionner ce réseau des écoles françaises à l’étranger, et aussi pour mener bien d’autres actions concernant nos expatriés, il faut, entre autres, des moyens financiers.
Samantha Cazebonne expliquant le Sénat à des étudiants
Or le budget 2025 qui entre en phase de discussion au Parlement présente d’ores et déjà des coupes budgétaires. Quelle est la position de notre invitée sur ce point ? Les bourses scolaires seront-elles touchées ?
Budget 2025 : « On peut comprendre les efforts, mais il est clair que l’on ne peut pas manquer de cohérence et dire que l’on veut développer un réseau (d’écoles françaises à l’étranger) sans leur apporter des moyens. »
Samantha Cazebonne, sénatrice des Français établis hors de France
Concernant les bourses AESH (Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap), des problèmes de paiement importants ont été constatés lors du dernier exercice comptable, mettant de nombreuses personnes bénéficiaires dans des situations financières compliquées. La sénatrice souhaiterait ainsi que l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger) change de paradigme pour les réserves de montants à prévoir, ce qui faciliterait les versements des aides aux familles concernées. Écoutez le podcast pour savoir ce que propose la parlementaire.
Corrida : avant tout appliquer les droits des enfants
Un autre sujet est abordé au cours de cet entretien qui concerne la protection des enfants. Notre invitée a cosigné une proposition de loi visant à interdire aux mineurs de moins de 16 ans l’accès aux tribunes des corridas.
Pour Samantha Cazebonne, cette interdiction d’assister à des corridas pour les mineurs de moins de 16 ans, c’est avant tout poursuivre son action en faveur des droits de l’enfant.
Il s’agit ainsi d’appliquer les recommandations de l’ONU dans ce domaine. La sénatrice précise d’ailleurs qu’elle a participé à des réunions internationales pour garantir ce droit des mineurs. Cette loi répond à cette démarche.
AFE : vers des nouveaux pouvoirs pour l’Assemblée des Français de l’étranger ?
Or, sur tous les bancs politiques, beaucoup regrettent que les résolutions ou avis qu’ils adoptent restent souvent sans réponse de la part des autorités administratives ou politiques. Nous avons demandé à Samantha Cazebonne ce qu’il pourrait être fait pour remédier à cela. Pour notre invitée, la proposition devrait venir de Sophie Primas, la nouvelle ministre déléguée en chargée du Commerce extérieur et des Français de l’étranger : « peut-être sera-t-elle convaincue de l’utilité de faire évoluer les pouvoirs que souhaite avoir l’AFE » nous dit, en conclusion, la sénatrice.
La transition écologique est un défi majeur que doivent relever toutes les économies. Pour la première fois depuis la première révolution industrielle, les États sont amenés à imposer de manière réglementaire une substitution d’énergies, alors que par le passé, les nouvelles sources d’énergie s’ajoutaient aux précédentes. D’ici le milieu du siècle, les agents économiques doivent décarboner leurs activités en réalisant d’importants investissements.
De nombreux secteurs sont contraints de modifier en profondeur leurs processus de production (industries sidérurgiques ou chimiques) ou leurs produits (industrie automobile). Des millions de logements doivent être réhabilités, etc. Pourtant, les effets économiques induits par cette mutation sont curieusement peu ou mal appréhendés. Une étude intitulée « Le peu d’intérêt de la science économique pour le défi du siècle » de l’économiste Xavier Timbeau, publiée par l’INSE, souligne que l’économie de l’environnement est négligée et reléguée aux périphéries des départements d’économie traditionnels. Au sein de ces départements, les postes liés à l’environnement représenteraient moins de 5 % des emplois. Les départements d’économie se concentrent sur des sujets perçus comme académiquement plus prestigieux que l’environnement, qui est laissé à des institutions périphériques comme les départements d’agriculture, d’affaires publiques ou des instituts spécialisés. Cette spécialisation institutionnelle révèle un cloisonnement disciplinaire où l’économie environnementale est considérée comme un champ « appliqué » et non « fondamental », ce qui diminue son attractivité au sein du milieu académique. Xavier Timbeau souligne également les limites des modèles économiques actuels dans l’intégration des questions environnementales.
Interactions entre les systèmes économiques et écologiques.
La modélisation économique traditionnelle repose sur des hypothèses simplificatrices qui ne capturent pas la complexité des interactions entre les systèmes économiques et écologiques. Ces modèles, souvent inspirés par le keynésianisme, axés sur la consommation et l’investissement, prennent peu en compte les effets de l’environnement sur la croissance. La modélisation économique est souvent agrégée à un niveau national ou global, omettant des dimensions telles que l’hétérogénéité géographique et sectorielle. Les effets climatiques varient selon les régions et les secteurs économiques.
Par exemple, le tourisme et l’agriculture réagissent différemment au changement climatique. Les modèles traditionnels appréhendent mal cette diversité des situations et les interférences. Ils ont tendance à négliger les boucles de rétroaction. Cette incapacité à anticiper les dynamiques aboutit à des scénarios économiques qui peuvent se révéler trop optimistes ou trop pessimistes. Une approche plus intégrée, associant des modèles climatiques détaillés à des modèles macroéconomiques sectoriels et régionaux, est nécessaire.
Mieux prendre en compte les dimensions comportementales et institutionnelles
La complexité des interactions entre l’économie et les écosystèmes exige un niveau de granularité que les systèmes actuels ne peuvent atteindre. Xavier Timbeau propose que des efforts soient entrepris pour collecter davantage de données afin d’améliorer les modèles existants. Les travaux de modélisation devraient également mieux prendre en compte les dimensions comportementales et institutionnelles du changement climatique. Les modèles doivent inclure des scénarios d’évolution des préférences et des comportements, influencés par des leviers tels que les taxes carbone ou les politiques de sobriété.
Xavier Timbeau souligne l’insuffisance des connaissances économiques actuelles pour soutenir des politiques publiques environnementales efficaces. L’économie de l’environnement est restée en retrait, non seulement au niveau académique, mais aussi dans la production de connaissances pratiques pour guider les décideurs publics ou privés.
La science économique face à la mutation écologique
Les politiques publiques, telles que la taxe carbone, sont souvent mal calibrées, et leurs conséquences sociales et économiques mal évaluées. L’économiste souhaite réconcilier l’économie et la transition écologique en mettant l’accent sur l’importance de l’anticipation. Les décideurs publics doivent être équipés d’outils de prévision plus précis, capables d’anticiper les effets de différentes stratégies d’adaptation au changement climatique. Les analyses coûts bénéfices ne doivent plus se limiter à des projections agrégées du PIB, mais inclure des indicateurs de bien-être social, environnemental et de redistribution des ressources.
Il appelle également à une refonte de la comptabilité publique pour mieux capturer l’évolution du bien-être, notamment en intégrant des indicateurs non monétaires tels que l’état de la biodiversité ou la qualité de l’air. Ce souhait n’est pas nouveau : depuis une quarantaine d’années, de nombreux économistes plaident pour dépasser la simple mesure du PIB. Xavier Timbeau, dans son étude, indique que l’un des grands défis pour les économistes est de comprendre et d’intégrer le changement des préférences des agents économiques, notamment en matière de sobriété énergétique. Ces préférences peuvent être modifiées non seulement par le jeu des politiques publiques, mais aussi par les interactions entre les acteurs économiques.
Comment les changements de préférences influencent le bien-être global et la croissance ?
Une question clé est de savoir comment ces changements de préférences influencent le bien-être global et la croissance. Dans les modèles économiques, les préférences des agents sont souvent considérées comme constantes, alors qu’elles sont de plus en plus dynamiques. Pour Xavier Timbeau, la transition écologique nécessite une refonte totale des modèles économiques, car elle révolutionne les fondements mêmes de l’économie, en passant d’une économie extractive à une économie régénérative.
L’économie ne peut plus se contenter d’analyser la croissance à partir des agrégats classiques ; elle doit intégrer des concepts comme les cycles de régénération des écosystèmes, la gestion des ressources naturelles et l’adaptation au réchauffement climatique.
La transition écologique rappelle que toutes les ressources sont rares, en particulier celles qui étaient considérées comme des biens communs, comme l’eau ou l’air.
La transition écologique nécessite une réévaluation des priorités institutionnelles, un renouvellement des outils de modélisation et un engagement profond des économistes dans la recherche et la mise en œuvre des politiques publiques. La science économique, de tout temps, a eu pour objectif d’apprécier l’efficacité de la gestion des ressources rares. La transition écologique rappelle que toutes les ressources sont rares, en particulier celles qui étaient considérées comme des biens communs, comme l’eau ou l’air. En ce sens, l’impératif environnemental s’inscrit parfaitement dans les fondamentaux de l’économie classique.
Au début de l’été, les sondages donnaient Donald Trump largement en tête devant le président Joe Biden. Mais maintenant que la vice-présidente Kamala Harris est devenue la candidate du parti démocrate, les sondages lui donnent une légère avance. Le problème, bien sûr, c’est que si les sentiments des électeurs peuvent changer aussi rapidement, il est pratiquement impossible de prédire où ils se situeront le 5 novembre.
Les deux candidats ont des idées bien arrêtées sur la politique étrangère mais est-ce que les Américains s’en préoccupent ! La réponse avec le reportage de notre partenaire TV5MONDE.
L’exception chinoise
Pourtant il convient également de noter certaines similitudes entre les deux candidats. Les plus importantes sont leurs positions sur la Chine. Il existe aujourd’hui un large consensus bipartisan sur le fait que la Chine n’a pas joué franc jeu sur les questions de commerce et de propriété intellectuelle, et que son comportement agressif en mer de Chine orientale et méridionale menace les alliés des États-Unis, comme le Japon et les Philippines. La Chine a déclaré à plusieurs reprises qu’elle n’excluait pas de recourir à la force pour s’emparer de Taïwan, qu’elle considère comme une province renégate. À bien des égards, Biden a poursuivi la politique chinoise de Trump, et Harris ferait probablement de même, moyennant quelques ajustements.
Les points communs : l’isolationnisme et la puissance américaine
Lors de son accession au pouvoir, Donald Trump a rejeté le Partenariat transpacifique que Barack Obama avait négocié, et Biden n’a rien fait pour réintégrer cet accord ou pour supprimer les droits de douane imposés par Trump sur les importations en provenance de Chine.
En fait, Biden est allé plus loin en introduisant de nouvelles mesures de contrôle des exportations axées sur la technologie à l’encontre de la Chine (présentées comme l’érection d’une « haute clôture autour d’une petite cour »). Compte tenu de ses propres liens avec l’industrie technologique américaine en tant que Californienne, il est peu probable que Harris abaisse la barrière. Et Trump, au contraire, agrandira la cour.
En outre, Trump et Harris se sont tous deux engagés à accroître la puissance militaire et économique des États-Unis en investissant dans le budget de la défense et dans la base industrielle de défense. On peut également s’attendre à ce que les deux candidats poursuivent le programme actuel de modernisation des armes nucléaires et encouragent le développement de nouvelles armes utilisant l’intelligence artificielle.