La Bulgarie et la Roumanie, qui avaient partiellement intégré l’espace Schengen plus tôt cette année, ont reçu le feu vert pour rejoindre entièrement l’espace de libre circulation européen, a annoncé vendredi 22 novembre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Les deux pays avaient intégré, en mars 2024, l’espace Schengen au niveau maritime et aérien. Les contrôles terrestres avaient pour leur part été maintenus en raison du veto de l’Autriche, qui estimait que l’immigration clandestine était encore trop importante et qu’ils devaient faire davantage pour l’empêcher.
Ce vendredi 22 novembre à Budapest, sous l’égide de la présidence hongroise du Conseil de l’UE, les ministres de l’Intérieur de la Bulgarie, de la Roumanie et de l’Autriche ont signé une déclaration sur l’adhésion totale de Bucarest et de Sofia à cet espace qui réunit 29 pays.
« La Bulgarie et la Roumanie appartiennent pleinement à l’espace Schengen. La levée des contrôles aux frontières terrestres est le dernier obstacle. Je me réjouis des résultats positifs des discussions informelles qui ont eu lieu aujourd’hui à Budapest », a indiqué Ursula von der Leyen sur X.
La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, était présente lors des discussions de vendredi. Elle s’est réjouie de cette signature et a affirmé espérer une levée des contrôles aux frontières terrestres « à partir du 1er janvier ».
La décision finale doit être prise lors du Conseil « Justice et affaires intérieures » du 11 décembre, au cours duquel la Roumanie et la Bulgarie seront officiellement invitées à rejoindre entièrement l’espace Schengen.
L’importance des frontières terrestres
Selon l’Union roumaine des transporteurs routiers, les chauffeurs attendent généralement entre 8 et 16 heures à la frontière hongroise, et entre 20 et 30 heures à la frontière bulgare, voire jusqu’à trois jours aux périodes de pointe.
En Bulgarie, les transporteurs font la queue aux frontières avec la Grèce et la Roumanie, ce qui entraîne des problèmes environnementaux.
Sur le plan financier, la Roumanie estime que ne pas être membre à part entière de l’espace Schengen lui fait perdre 10 milliards d’euros par an. La Bulgarie, trois fois moins peuplée, estime pour sa part que son économie a perdu un milliard d’euros l’année dernière.
Cette annonce pourrait jouer en faveur du Premier ministre roumain Marcel Ciolacu, candidat à l’élection présidentielle du dimanche 24 novembre. Son principal adversaire, le populiste d’extrême droite George Simion, rêve de restaurer les frontières de la Roumanie datant d’avant la Seconde Guerre mondiale.
Les adhésions complètes de la Bulgarie et la Roumanie signifient également que la Grèce sera enfin reliée par voie terrestre au reste de l’espace Schengen.
Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mardi 26 novembre, dans cette édition on parlera de la communauté française en Russie, de la semaine des Lycées français du monde et du plan de Michel Barnier contre les violences faites aux femmes en France.
En Russie, les Français restent sereins
Alors que la tension monte entre la Russie et les Occidentaux, Lesfrancais.press ont interviewé Franck Ferrari, élu consulaire à Moscou. Et c’est « une vie au jour le jour » que nous décrit celui qui continue à enseigner au Lycée français de Moscou. Un certain pragmatisme a gagné nos compatriotes installés au pays des Tsars. Dans le podcast, le représentant des expatriés résume ainsi la situation : « Pour nous simples résidents en Russie ou même en France », si une attaque de grande ampleur devait avoir lieu, « on serait les premières victimes ». Sur 5000 personnes inscrites au registre consulaire, ils sont 3500 à partager le point de vue de l’élu et à avoir décidé de rester sur place.
La semaine des Lycées Français dans le monde
Comme chaque année depuis 2017, l’AEFE organise avec les établissements volontaires la semaine des Lycées français du monde 2024. Son objectif : valoriser ce que représente le système éducatif français à l’étranger, et cette année, la thématique choisie, alors que s’est tenu, en octobre dernier, un sommet international de l’OIF en France au cœur de la cité de la langue française à Villers-Cotteret, est la Francophonie. Hier, l’AEFE a diffusé une émission organisée au cœur d’un établissement, à Dakar (Sénégal) avec en invitée d’honneur Claudia Scherer-Effosse, directrice générale de l’AEFE. Aujourd’hui, des jeunes élèves reporters internationaux (JRI AEFE) interrogeront avec des témoins sur la thématique de la francophonie, de ses valeurs, et de leur expérience dans ce domaine. Parmi les invités que recevront les journalistes en herbe, Jérôme Ferrari, écrivain, prix Goncourt 2012 ou Martin Boujol, influenceur littéraire francophone suivi par plus de 273 000 abonnés. Tout le programme sur Lesfrancais.press ou sur le site du Lycée de votre enfant.
Actions pour lutter contre les violences faites aux femmes
Sensibilisation à la soumission chimique, aide universelle d’urgence renforcée: le gouvernement a annoncé ce lundi 25 novembre de nouvelles mesures contre les violences faites aux femmes, deux jours après une journée de mobilisation dans la rue à l’appel d’associations dénonçant des « effets de manche » et un action « insuffisante » du gouvernement. La mesure phare est de permettre à des femmes victimes de violences sexuelles de déposer plainte dans un hôpital doté d’un service d’urgences ou gynécologique, déjà expérimentée cette mesure va être étendues à toute la France. Autre mesure annoncée, le lancement, cette semaine, d’une campagne d’information pour aider les victimes potentielles de soumission chimique. Cette campagne, née à l’occasion du procès des viols de Mazan, est initiée par l’association M’endors pas, cofondée par la fille de Gisèle Pelicot, principale victime au cœur de cette affaire à l’écho international.
C’est ainsi que se conclut ce flash quotidien des expatriés. On se retrouve demain et en attendant passé un bon mardi où que vous soyez !
Alors que le Kremlin intensifie depuis quelques jours ses attaques sur l’Ukraine, et que Vladimir Poutine accroît ses menaces sur l’Occident, quel impact cela engendre-t-il sur la vie de nos compatriotes au pays des Tsars ? Aussi, pour connaître, la situation de nos expatriés sur place, Lesfrancais.press fait le point avec Franck Ferrari, conseiller des Français de Russie. C’est « une vie au jour le jour » nous explique celui qui continue à enseigner au Lycée français de Moscou, et qui pourtant ne manque pas de projets. Il nous parle également de son positionnement en tant qu’élu. Un témoignage vérité à quelques encablures de la place rouge.
Un quotidien sans appréhension ni peur
En fin de semaine dernière, le Président Poutine a affirmé « ne pas exclure de frapper les pays dont les armes sont utilisées par Kiev ». Cette annonce a eu une certaine résonance, alors comment nos expatriés Français de Russie ont-ils réagi à cette nouvelle déclaration belliqueuse ? Pour notre invité, Franck Ferrari, élu consulaire pour les Français vivant dans ce pays,
Cette position du chef du Kremlin « on l’entend et on attend de voir, sans appréhension, sans peur »
Franck Ferrari, conseiller des Français de Russie
Et quant aux Russes, eux-mêmes, ils sont également dans ce même état d’esprit observe notre interlocuteur. C’est « un peu la vie au jour le jour » ! Au cours de cette interview, Franck Ferrari explique que cette façon d’appréhender le quotidien est ancrée chez beaucoup de Slaves. Un exemple sur l’épargne est d’ailleurs partagé par notre invité, également enseignant au lycée Français Alexandre Dumas de Moscou.
Les Français de Russie face au conflit
Cela fait presque 13 ans que Franck Ferrari vit en Russie. Et après plus de 1000 jours de conflit entre son pays d’adoption et l’Ukraine, il ressent une certaine lassitude au sein de la population locale vis-à-vis de cette guerre.
Franck Ferrari, Conseiller des Français Russie
Cependant, cette nouvelle position de fermeté prise par Vladimir Poutine vis-à-vis des pays qui armeraient Kiev, aura-t-il des conséquences sur nos compatriotes en Russie ? « Pour nous simples résidents en Russie ou même en France », si une attaque de grande ampleur devait avoir lieu, « on serait les premières victimes », nous dit-il. D’ailleurs, combien de nos ressortissants vivent encore au pays des tsars ?
« Depuis deux ans, le nombre de Français en Russie reste inchangé. Ils sont environ 3.500 »
Franck Ferrari, conseiller des Français de Russie
Ce chiffre est celui du registre des Français de l’étranger, même si la liste consulaire n’est plus publique. En dépit de cette guerre, et selon notre invité, nos expatriés continuent donc de mener à bien leurs différents projets.
A l’instar de nos compatriotes, lui-même ne manque pas d’initiatives. Celui, qui travaille au sein du Lycée français à Moscou toujours en fonctionnement, s’attache, en ce moment, à développer une autre école française du réseau AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger).
« Cet été je me suis retrouvé, avec trois autres Français, propriétaire de l’école française membre du réseau AEFE située à Saint-Pétersbourg. Elle devait fermer. On a décidé de s’unir pour la reprendre, sans trop de moyens financiers »
Franck Ferrari, conseiller des Français de Russie
Au cours de cette interview, Il nous raconte comment cet établissement a pu être sauvé. Et plus de 50 élèves y sont aujourd’hui scolarisés. Si la représentation diplomatique tricolore est présente pour soutenir cette initiative, une aide supplémentaire de la France serait la bienvenue. Même en période budgétaire complexe, espère l’élu consulaire.
Lycée français de Moscou
Mais cette décision rester vivre en Russie peut-elle avoir d’autres conséquences que de résider dans un pays en guerre ? Nous avons ainsi demandé à Franck Ferrari si ce choix de conserver sa vie à Moscou pendant le conflit avec l’Ukraine pourrait, par ricochet, lui coller une image de « Pro Poutine » ? Sans détour, il nous affirme avoir toujours essayé de « ne pas polémiquer et de ne jamais entrer dans des discussions comme celle-là ». À notre micro, il va même plus loin. En tant qu’élu consulaire pour nos expatriés en Russie, il déclare également :
« Pendant ces périodes de crise, un conseiller des Français doit mettre ses opinions de côté et être focus sur sa communauté »
Franck Ferrari, conseiller des Français de Russie
Pour autant, c’est sa propre position. Et ce n’est pas forcément un conseil qu’il partage pour les autres Français vivant en Russie. Chacun fait ce qu’il souhaite, « je suis pour la liberté de s’exprimer et de penser » assure-t-il.
Un effet Trump positif pour stopper la guerre ?
Enfin, pour Franck Ferrari, le résultat de l’élection présidentielle aux Etats-Unis, pourrait « ouvrir un espoir ». Il poursuit en nous disant qu’avec l’élection de Trump, « il y a eu une petite lumière », notamment pour qu’une issue au conflit « puisse se trouver rapidement ». Enfin cela pourrait arriver uniquement après le 20 janvier 2025, jour de passation de pouvoir à la maison blanche.
Comme chaque année depuis 2017, l’AEFE organise avec les établissements volontaires la semaine des Lycées français du monde 2024. Son objectif : valoriser ce que représente le système éducatif français à l’étranger, et cette année, la thématique choisie, alors que s’est tenu, en octobre dernier, un sommet international de l’OIF en France au cœur de la cité de la langue française à Villers-Cotteret, est la Francophonie.
Le réseau AEFE et le rayonnement de la francophonie
Opérateur éducatif du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’AEFE coordonne le réseau de l’enseignement français à l’étranger (EFE), autrement dit des « lycée français » ou encore des « établissements scolaires homologués ». Ce réseau de l’EFE représente un atout majeur à la fois pour la présence française à l’étranger, pour la diffusion de la langue française et du plurilinguisme dans le monde ainsi que pour la diplomatie culturelle et d’influence. L’AEFE contribue également au renforcement de la place de la langue française dans le monde grâce aux dispositifs de coopération éducative « FLAM » (français langue maternelle) et « LabelFrancÉducation ».
Semaine des lycées français dans le mondeAntoine Gallimard, parrain de la SLFM 2024
Ainsi près de 400 000 élèves à travers le monde, dont une grande majorité de non-Français, sont éveillés, chaque année, à la langue française et à nos valeurs dans plus de 580 établissements sur tous les continents.
Des évènements dans les Lycées français
Tous les établissements ont été invités à participer en créant leur propre évènement. Ainsi, d’un Lycée à l’autre, d’un pays à l’autre, les élèves et les équipes pédagogiques, donnent leur vision de la francophonie.
Car il ne faut pas oublier que si le français est la langue commune bien, elle n’est pas la langue maternelle de la majorité des élèves. Ce plurilinguisme est une force pour la francophonie et c’est aussi l’essence de l’enseignement français à l’étranger. Logiquement, chaque bassin culturel a une vision spécifique de la langue française, et au cours de la semaine qui s’ouvre, les écoles vont en être le reflet.
Comme au Japon, où au sein du Lycée français de Kyoto, c’est un projet poétique collaboratif qui a été mis afin de créer des haïkus, des poèmes d’origine japonaise extrêmement bref, célébrant l’évanescence des choses et les sensations qu’elles suscitent. Alors qu’en Allemagne, pays où d’une région à l’autre, la langue allemande a des sonorités différentes, on s’intéresse, aux accents de la langue française que les élèves de l’école installée à Sarrebruck découvriront tout au long de la semaine. Tandis qu’en Tunisie, c’est la place de la femme dans les cultures francophones qui sera mise à l’honneur, les élèves du cycle terminal exploreront des figures féminines remarquables françaises et tunisiennes à travers des capsules vidéo ou des présentations interactives, en lien avec l’ODD5 sur l’égalité des sexes. Rendez-vous sur la page dédiée de l’établissement scolaire que fréquentent vos enfants pour connaitre le programme mis en place.
Des émissions pour faire vivre la langue française
Si dans les établissements, les élèves avec les équipes pédagogiques ont été imaginatifs, la direction de l’AEFE a aussi mis la patte en coordonnant une série d’émissions réalisées par les élèves et ponctueront cette 8ème semaine des Lycées français du monde.
Dès ce lundi 25 novembre, l’AEFE diffusera une émission organisée au cœur d’un établissement, à Dakar (Sénégal) avec en invitée d’honneur Claudia Scherer-Effosse, directrice générale de l’AEFE. Le mardi, des jeunes élèves reporters internationaux (JRI AEFE) interrogeront avec des témoins sur la thématique de la francophonie, de ses valeurs, et de leur expérience dans ce domaine. Parmi les invités que recevront les journalistes en herbe, Jérôme Ferrari, écrivain, prix Goncourt 2012 ou Martin Boujol, influenceur littéraire francophone suivi par plus de 273 000 abonnés.
Renouvellement de la convention AEFE-AFM Téléthon
Jeudi, il faudra prendre la direction de l’app des jeunes, Twitch, pour découvrir le Grand direct , de 4h20 à 21h40 (heure de France métropolitaine) ! Cette année, 55 établissements du réseau couvrant tous les continents se passeront le relai pour faire résonner les voix des élèves aux quatre coins du monde. Chaque établissement tiendra l’antenne entre quinze et trente minutes. Petit journal, décryptage d’information micro-trottoir, interview, table-ronde : découvrez les talents de l’enseignement français à l’étranger.
Enfin le vendredi, à quelques heures de la fin du Téléthon en France, les élèves se mobiliseront pour participer à cette grande chaine de solidarité. Cette année encore, l’AEFE participera à l’opération « 1000 chercheurs dans les écoles », qui vise à faire découvrir aux élèves les dernières avancées de la recherche biomédicale et le quotidien d’un chercheur.
Les expressions francophones du monde entier
Si France Média est le partenaire de cette 8ème semaine des Lycées français du monde en accompagnant les jeunes journalistes dans leurs travaux. L’AEFE n’oublie pas TV5MONDE qui œuvre depuis des décennies à l’apprentissage du français avec un site dédié aux apprenants de tout Age.
Dans les écoles, c’est l’émission « Les expressions imagées d’Archibald » diffusée sur TV5Monde qui sera à l’honneur. Ce programme explore des expressions idiomatiques françaises à travers des illustrations et des exemples. Ainsi les élèves de sections élémentaires reviendront à la maison avec plein de nouvelles expressions. Mais ce projet concernera aussi les élèves de 5ème et 4ème pour un programme transversal en français et en EPS !
Ce mercredi 20 novembre, une trentaine de personnes étaient réunies, au siège de l’AEFE, ainsi que près de 75 personnes connectées à distance, pour inaugurer une plate-forme internet, nommée TALENTS. Ce site, opérationnel depuis peu, est dédié au recrutement des personnels de droit local, au sein des établissements d’enseignement français à l’étranger.
En préambule, Claudia Scherer-Effosse, directrice générale de l’AEFE, explique qu’il s’agit là d’une “étape majeure dans l’engagement en faveur de l’excellence éducative et du rayonnement de la France à l’international”. Elle souligne que le lancement de ce site va contribuer à poursuivre l’objectif d’une “politique étrangère qui se modernise et qui innove”. Elle évoque la stratégie du Cap 2030, lancée en 2018 par le président Emmanuel Macron, et son objectif de doublement des effectifs, pour atteindre un effectif de 700 000 élèves scolarisés dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger. Ils sont aujourd’hui plus de 399 000, précise la directrice de l’AEFE.
Aussi, explique t-elle, l’agence place la question des ressources humaines au cœur de son action. Au passage, elle met l’accent sur la diversité des métiers, au-delà des postes de professeurs, dans les 600 établissements homologués, à travers 139 pays. Un réseau qui est une “véritable richesse”, “unique au monde par son étendue, sa composition, sa coordination, sa qualité, la cohésion et la solidarité qui existent en son sein”, souligne Claudia Scherer-Effosse. Elle rappelle que “l’Agence a pour mission de détacher les personnels de l’éducation nationale dans les établissements à gestion directe et les établissements conventionnés à la hauteur du plafond d’emploi qui lui est attribué, et qui s’élève à plus de 5 800 emplois”.
Elle mentionne également “le contexte concurrentiel de l’éducation internationale”, dans lequel les recrutements doivent pouvoir “se réaliser de la manière la plus fluide et la plus professionnelle possible”. Proximité, mobilité et excellence sont les valeurs au principe de la plate-forme TALENTS, explique Claudia Scherer-Effosse.
Un travail collectif
Pour aboutir à la création d’un site répondant à la fois aux attentes des établissements recruteurs et à celles des candidats, l’AEFE a pu compter sur l’engagement de “plus de 80 personnels du réseau”, qui ont notamment participé “aux consultations, au retour d’expériences, et pendant la phase de conception et de test” de la plate-forme. En externe, deux prestataires ont joué un rôle clé. Tout d’abord, Cegid Talent acquisition (ex-Digital recruiters), qui a assuré le déploiement technique de sa solution pour créer le site. Une solution qui a l’intérêt, précise l’intervenante Marianne Caradonna, d’être vraiment dédiée aux “personnes qui n’ont pas l’habitude”, et d’être “accessible et facile d’utilisation pour des managers non recruteurs”.
D’autre part, l’agence Graphéine a élaboré l’identité visuelle du site talents.aefe.fr . Mathias Rabiot, co-fondateur de Graphéine présent à distance, explique le processus ayant donné naissance à un visuel en forme de visage. Histoire de mettre l’accent sur “la dimension humaine du recrutement”.
Au sein de l’AEFE, la DSI a eu “la grande responsabilité de relier les outils numériques de l’agence à ceux de Digital recruiters”. Le site TALENTS est donc flambant neuf, après 18 mois de travail. Au vu des nombreuses données personnelles qui vont circuler sur le site, l’équipe projet s’est aussi appuyée sur l’expertise de son délégué à la protection des données, en collaboration avec la CNIL.
Améliorer la visibilité du réseau
Parmi, les pilotes du projet à l’AEFE, Sophie Grünfelder, experte en conseil et développement à la Direction du développement et de l’accompagnement du réseau (DDAR) a joué un rôle important. Elle souligne l’objectif qu’a le site “de présenter et valoriser le réseau”. Elle indique que 42 offres sont déjà en ligne, et qu’un premier recrutement a été réalisé. Pour un poste de professeur des écoles au Maroc, dont le contrat démarrera en août 2025. Les menus du site sont plutôt intuitifs, avec une carte interactive, permettant de connaître facilement le nombre d’offres disponibles selon la zone géographique. Sophie Grünfelder détaille les différentes fonctionnalités du site. Comme celle permettant aux candidats habitant sur le territoire concerné, de calculer leur temps de trajet jusqu’à leur potentiel futur lieu de travail. Du côté recruteur, le site permet à l’établissement de se valoriser, via la publication de photos voire même de vidéos. Avec l’accès à une banque d’images, libres de droits, et catégorisées par métiers. Les établissements vont également disposer d’offres d’emplois et de profils pré remplis, qu’ils pourront compléter.
L’occasion d’améliorer les processus RH
Mais au-delà de l’outil, explique l’experte, la plate-forme TALENTS est aussi l’occasion de “former les chefs d’établissement aux meilleures pratiques RH”. Ainsi, des formations sont déployées, destinées à les aider à se saisir de l’outil, “mais aussi à mettre en place un plan stratégique de développement par les ressources humaines”. Comme support, les recruteurs disposent d’ores et déjà de “plus de 100 messages préenregistrés et conformes aux politiques de la CNIL pour répondre à un candidat, refuser un candidat, inviter un entretien, ou le réaffecter sur une autre offre”.
Le site va donc rassembler toutes les offres d’emploi pour des postes en contrat de droit local (les postes de titulaires ne sont donc pas concernés), pour tous les établissements du réseau (en gestion directe, conventionnés ou partenaires).
Des fonctionnalités diverses
Pour faciliter la gestion des recrutements, les interfaces du site permettent de visualiser en temps réel l’avancée du traitement des candidatures. Une autre fonctionnalité davantage liée à l’enjeu de valorisation des lycées français, c’est celle qui permet de diffuser en même temps les offres sur d’autres sites comme Indeed ou encore Linkedin. Par ailleurs, il est possible d’imprimer des affiches avec un QR Code permettant de se connecter directement au formulaire de candidature. De quoi s’adapter à la diversité des accès à Internet, selon les pays. Pour la première fois, l’ensemble des lycées français homologués disposent désormais d’un seul site centralisant les offres d’emploi de droit local.
TALENTS devrait donc gagner en notoriété, dans les semaines qui viennent, pour répondre aux ambitions de croissance de l’enseignement français. Pour Bruno Valéry, directeur du développement et de l’accompagnement du réseau, ce projet répond pleinement à l’évolution des besoins : « dans un réseau aussi éclaté, dans 139 pays, de lycées homologués par l’éducation nationale , l’enjeu des ressources humaines est essentiel pour garantir l’excellence pédagogique de ces établissements. Cela pour aider les établissements à recruter les meilleurs profils. Aujourd’hui, on est sur une population de recrutés locaux très mobiles, et donc cette plate-forme permettra de toucher des candidats dans le monde entier ».
De quoi peut-être, aider les établissements d’enseignement français à atteindre les ambitieux objectifs du Cap 2030.
Dans une tribune publiée ce samedi 23 novembre par l’hebdomadaire «Le Point», plusieurs grands écrivains tels qu’Annie Ernaux et Jean-Marie Le Clézio réclament la «libération immédiate» de l’auteur franco-algérien, Boualem Sansal, dont les autorités algériennes ont confirmé l’arrestation. La mobilisation va pourtant bien au-delà du monde culturel. Boualem Sansal, est-il victime d’un règlement de compte entre l’Algérie et la France ?
Sanction pour le Sahara occidental ?
Selon Le Monde, les autorités algériennes pourraient avoir mal pris ses déclarations au média français Frontières, réputé d’extrême droite, qui reprennent la position marocaine selon laquelle le territoire du pays aurait été tronqué sous la colonisation française au profit de l’Algérie. L’agence de presse officielle algérienne APS a reproché vendredi à la France de prendre «la défense d’un négationniste qui remet en cause l’existence, l’indépendance, l’histoire, la souveraineté et les frontières de l’Algérie», qualifiant Boualem Sansal de «pantin utile». Ces événements interviennent dans un contexte diplomatique tendu entre la France et l’Algérie, après l’appui de Paris au plan d’autonomie marocain pour le territoire disputé du Sahara occidental fin juillet.
Mobilisation internationale
Mais au-delà de ces considérations géopolitiques, c’est bien la question des libertés fondamentales qui est en jeu dans cette affaire. Comme le souligne Christian Estrosi, maire de Nice, dans une tribune publiée après l’arrestation de Boualem Sansal, cette « méthode venue d’un autre siècle » doit nous interroger sur « notre propre détermination à lutter contre le fanatisme ».
Pour l’élu, l’écrivain incarne « des vertus rares : la bravoure, la sincérité, le panache, jusqu’à risquer sa vie », ainsi que la « promesse d’un autre avenir » pour l’Algérie, « loin des lourds héritages du fanatisme et de l’intolérance ». Il voit en lui un « pont entre les deux rives de la Méditerranée », qui refuse « de limiter le lien entre l’Algérie et la France aux ressentiments ou à la repentance ».
L’onde de choc provoquée par l’arrestation de Boualem Sansal ne se limite pas à la France. De nombreux intellectuels algériens ont exprimé leur solidarité et leur inquiétude, à l’instar de Yasmina Khadra qui, dans des propos recueillis par l’AFP, dénonce une situation « insupportable ».
Face à cette mobilisation internationale, et alors que le président Emmanuel Macron s’est dit « très préoccupé » par le sort de l’écrivain franco-algérien, les autorités d’Alger ne peuvent rester sourdes aux appels à la libération de Boualem Sansal. Au-delà de son cas personnel, c’est la question de la liberté d’expression et de création qui est posée avec force par cette affaire retentissante.
Dans un monde où les voix discordantes sont trop souvent réduites au silence, où les intellectuels critiques sont menacés et persécutés, il est plus que jamais nécessaire de défendre le droit inaliénable des écrivains et des artistes à s’exprimer librement, sans crainte des représailles. C’est le sens du combat mené par Boualem Sansal tout au long de sa vie, un combat que la communauté internationale se doit de poursuivre avec détermination, pour que triomphent partout les valeurs de tolérance, de dialogue et de respect des droits humains.
Pour le Haut représentant de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, le mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant est une « décision contraignante » pour tous les États membres de l’UE.
« Je prends note de la décision de la Cour pénale internationale de délivrer des mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien [Benyamin] Netanyahou, de l’ancien ministre [Yoav] Gallant et du chef du [groupe palestinien] Hamas [Mohammed] Deif », a écrit Josep Borrell sur X ce jeudi 21 novembre. « Ces décisions sont contraignantes pour tous les États signataires du Statut de Rome, ce qui inclut tous les États membres de l’UE. »
Dans un communiqué, la CPI a indiqué qu’il existait des « motifs raisonnables de croire » que Benyamin Netanyahou et Yoav Gallant étaient coupables du « crime de guerre que constitue la famine [instrumentalisée] en tant que méthode de guerre » ainsi que des « crimes contre l’humanité que sont le meurtre, la persécution et d’autres actes inhumains ».
Mohammed Deif est pour sa part accusé de « crimes contre l’humanité que sont le meurtre, l’extermination, la torture, le viol et d’autres formes de violence sexuelle, ainsi que des crimes de guerre que sont le meurtre, les traitements cruels, la torture, la prise d’otages, les atteintes à la dignité humaine, le viol et d’autres formes de violence sexuelle ».
Israël avait précédemment affirmé que Mohammed Deif avait été tué lors d’une attaque aérienne à Gaza en juillet dernier. Toutefois, la CPI a déclaré qu’elle n’était « pas en mesure de déterminer si [Mohammed] Deif a été tué ou s’il est encore en vie ».
La décision de la CPI, qui fait suite à une demande de mandat d’arrêt émise par le procureur Karim Khan en mai dernier, a suscité des réactions diverses parmi les États de l’UE — la plupart affichant leur soutien pour la décision de la Cour.
La ministre suédoise des Affaires étrangères, Maria Malmer Stenergard, a déclaré que délivrer des mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahou et de Yoav Gallant était « une décision indépendante de la Cour ». Elle a ajouté que la Suède et l’UE « soutiennent le travail important de la Cour et préservent son indépendance et son intégrité ».
Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Christophe Lemoine, a confié à Reuters que la France agirait conformément au mandat d’arrêt de la CPI. Toutefois, ce dernier n’a pas voulu répondre à la question de savoir si Paris arrêterait le Premier ministre israélien s’il venait en France.
« Les Pays-Bas respectent la décision de la Cour pénale internationale de délivrer un mandat d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien, [Benyamin] Netanyahou », affirme pour sa part Caspar Veldkamp, ministre néerlandais des Affaires étrangères. « S’il se rend sur le sol néerlandais, il sera arrêté », ajoute-t-il.
Le Taoiseach irlandais Simon Harris a salué la décision de la CPI, la qualifiant d’« étape extrêmement importante ».
Danel Drake, porte-parole du ministère tchèque des Affaires étrangères, a déclaré que « la République tchèque a respecté et continuera de respecter ses obligations juridiques internationales. Dans le cas de mandats d’arrêt internationaux, le bureau du procureur et la police agissent . Il ne s’agit pas d’une décision politique. Nous vivons dans un État de droit ».
En mai 2024, lorsque le procureur général Karim Khan avait demandé à la Cour de délivrer des mandats d’arrêt contre des responsables israéliens, le Premier ministre tchèque Petr Fiala avait qualifié cette démarche d’« épouvantable et inacceptable ».
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a de son côté déclaré que Rome « examinerait le contenu de la décision et les raisons qui la sous-tendent », ajoutant que« l’Italie soutient la CPI, en insistant toujours sur le fait que la Cour doit jouer un rôle juridique et non politique ».
Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a pour sa part fermement condamné la décision, affirmant que celle-ci « déshonore le système judiciaire international en mettant sur le même plan les dirigeants d’un pays victime d’un odieux attentat terroriste [l’incursion palestinienne du 7 octobre 2023 en terrtoire israélien, NDLR] et les dirigeants de l’organisation terroriste responsable ». « Une telle décision est inacceptable », a-t-il martelé.
Lors d’une conférence de presse à Amman avec son homologue jordanien, Aymane Safadi, Josep Borrell a affirmé qu’il ne s’agissait « pas d’une décision politique », mais bien de la « décision d’une cour, d’une cour de justice, d’une cour de justice internationale ». Et cette décision doit selon lui être « respectée et appliquée ».
La décision de la CPI limite théoriquement les déplacements des personnes visées par ses mandats, puisque n’importe lequel des 124 États parties au traité de Rome serait obligé de les arrêter sur son territoire.
« Les mandats d’arrêt impliquent que tous les États membres de la CPI [en ce compris tous les États membres de l’UE] sont tenus d’arrêter les individus concernés s’ils pénètrent sur leur territoire », explique Anthony Dworkin, chargé de mission au European Council on Foreign Relations.
Benyamin Netanyahou rejette la décision
Benyamin Netanyahou est le dirigeant qui est resté le plus longtemps au pouvoir dans l’Histoire d’Israël, ayant occupé le poste de Premier ministre à six reprises.
Début novembre, il a limogé Yoav Gallant, qui est issu du Likoud, le parti de droite de Benyamin Netanyahou, invoquant une « crise de confiance ». Yoav Gallant était alors ministre de la Défense depuis 2022.
Dans une déclaration, le bureau du Premier ministre a condamné la décision de la CPI, la qualifiant d’« antisémite ».
« Israël rejette catégoriquement les accusations fausses et absurdes de la CPI, un organe politique partial et discriminatoire », peut-on également lire dans le communiqué du bureau du Premier ministre.
Selon les autorités israéliennes, plus de 1 100 Israéliens ont été tués et 251 pris en otage lors des attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre de l’année dernière.
Plus de 44 000 Palestiniens ont été tués au cours de l’offensive israélienne qui a eu lieu en représaille, selon le ministre de la Santé de Gaza.
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le lundi 25 novembre, plus qu’un mois avant Noël, et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : CSG, résidence fiscale, les nouveautés 2025 – L’arrestation de l’écrivain Boualem Sansal – Des idées de cadeaux bien français
Les nouveautés fiscales au programme pour 2025
L’élaboration de la loi de Finances pour l’année 2025 de la France est bien complexe cette année. Les députés ont été pris d’une hystérie fiscale, au point, qu’ils ont finalement rejeté leurs propres travaux. C’est donc grosso modo le projet du gouvernement qui devrait être adopté, sauf si ce dernier tombe sous le coup d’une mention de censure. A ce jour, on doit donc s’attendre à une révision de la définition de résidence fiscale, un retour de la CSG pour les retraités installés dans l’Union européenne et aussi l’obligation de souscrire au prélèvement à la source pour les revenus imposables en France. Tous les détails dans un podcast sur la French Radio ou dans l’article sur Lesfrancais.press.
Non-résident mais actif en France ? Les changements pour 2025
Un écrivain franco-algérien a été interpellé le 16 novembre à l’aéroport d’Alger
Boualem Sansal, âgé de 75 ans, a été arrêté samedi 16 novembre à l’aéroport d’Alger, en provenance de France, ce qu’Algérie Presse Service, l’agence de presse qui dépend du ministère algérien de l’Information, a confirmé vendredi 22 novembre. Cette confirmation survient après plusieurs jours d’inquiétude. Son arrestation survient alors que les relations diplomatiques sont particulièrement tendues entre France et Algérie en ce moment, depuis que Paris a dit en juillet dernier soutenir le plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, territoire fortement disputé. Alors qu’aucune raison n’a officiellement été donnée pour son arrestation, le quotidien Le Monde avance que des déclarations de l’écrivain, naturalisé français en 2024, ont pu irriter les autorités algériennes.
Faire plaisir à vos amis dans votre pays de résidence
On le disait au début de cette édition, nous sommes à un mois de Noël. Ce week-end sur Lesfrancais.press, on vous proposait une liste d’idées de cadeaux typiquement français, mais surtout très originaux et adaptés. Au menu Le guide ultime pour tous les amoureux de la gastronomie française, la box Apéro, le Quizz « Découvre la France », mais aussi le Slip français et plein d’autres idées pour faire plaisir à vos proches.
Des cadeaux typiquement français à offrir pour Noël
C’est ainsi que se termine ce flash quotidien des expatriés. Passez un bon lundi où que vous soyez ! On se retrouve demain !