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  • En vacances avec les enfants en France, quelles précautions à respecter pour lutter contre la Covid-19 ?

    En vacances avec les enfants en France, quelles précautions à respecter pour lutter contre la Covid-19 ?

    Après cette période de confinement et un périple pour rejoindre la France, le tout plus ou moins bien vécus par les familles, les parents se trouvent confrontés à la question des vacances.

    Que vont-ils privilégier pour leurs enfants ? Des séjours ou accueils en structures collectives pour qu’ils retrouvent des jeunes de leur âge ? Des vacances chez les grands-parents ou cousins dont ils ont été éloignés durant un certain temps ? Ou bien des escapades familiales pour le plaisir d’être ensemble ?

    Lesfrancais.press font le point pour vous des normes françaises en vigueur pour l’organisation des activités des plus jeunes.

    Comment sont organisées les activités ?

    Les structures d’animation pour mineurs (centre de loisirs, colonie de vacances, camp de vacances…) peuvent proposer des activités physiques et sportives aux enfants accueillis. Ces structures doivent assurer la sécurité des participants.

    Dans tous les cas, les animateurs restent responsables des enfants encadrés. Et ce, même si l’activité se déroule à l’extérieur du centre de loisirs ou de la colonie de vacances, et même dans le cas où des encadrants externes sont présents.

    La structure d’animation doit également s’assurer que les enfants et les adolescents à qui elle propose une activité physique ou sportive sont en capacité de la pratiquer. Elle peut demander un certificat médical d’aptitude.

    Des dispositifs pour toutes les activités

    Pour certains sports à contraintes particulières, une réglementation spécifique s’applique. Parmi ces sports, on retrouve la natation, le canoë, l’escalade, le tir à l’arc, l’équitation, la randonnée…

    Les encadrants doivent être majeurs et posséder des qualifications spécifiques à l’activité, comme un diplôme d’éducateur sportif.

    Le nombre de participants, le nombre d’encadrants et le lieu de l’activité sont également encadrés.

    Par exemple, même si elle se déroule dans une piscine surveillée, une baignade ne peut pas avoir lieu sans la présence dans l’eau d’un animateur de la structure. Il doit y avoir au moins :

    • 1 animateur pour 5 enfants s’il y a des enfants de moins de 6 ans,
    • 1 animateur pour 8 enfants si les enfants ont 6 ans ou plus.

    D’autre part, pour faire du canoë, du kayak ou de la plongée, la structure d’animation doit vérifier que les enfants ont préalablement réussi un test de natation officiel. Les épreuves comprennent notamment une épreuve de déplacement dans l’eau sur 20 mètres, un saut dans l’eau ou le passage sous un objet flottant.

    Ce test de natation peut être effectué :

    • par les maîtres-nageurs de la plupart des piscines municipales,
    • par les éducateurs sportifs qualifiés associés à la structure d’animation (ou en faisant partie),
    • ou par les éducateurs sportifs des sites « Opération savoir nager ». Vous pouvez vous renseignez auprès des services locaux du ministère des sports.

    Et les sports en équipe ?

    Si une structure organise un match de foot, de basket ou de rugby se déroulant selon les règles officielles de ce sport, un encadrant spécialisé dans le sport concerné doit être présent.

    Cette règle vaut pour tous les sports encadrés par une fédération officielle : handball, hockey, volley, tennis… Les règles de la fédération doivent être appliquées (nombre de joueurs, durée du match…).

    L’encadrant doit être :

    Les enfants n’ont pas besoin de licence sportive pour pratiquer l’activité.

    Les autres activités physiques ou sportives, sans risques et pratiquées dans un seul but ludique, peuvent être encadrées par tout animateur permanent de la structure. Il est inutile d’avoir une qualification sportive particulière.

    L’activité concernée ne doit pas être encadrée par des règles officielles d’une fédération. Il peut s’agir :

    • de simples jeux comme la balle au prisonnier,
    • ou de sports pratiqués de manière informelle (par exemple, un match de football avec seulement 5 joueurs par équipe et interdiction des tacles).

    Des vidéos présentées sur les sites de l’Unesco

    Pour les accompagner, l’Unesco vous propose une palette de vidéos… L’idée, c’était juste de dédramatiser la situation et d’illustrer les règles d’hygiène. Véritables outils pédagogiques, ces neuf films sont en train de faire le tour du monde. Le studio d’animation In the Box et la société des Films du cygne, toutes deux françaises, n’en reviennent pas. Les dernières versions internationales sont en cours de finalisation pour être diffusée sur les sites de l’Unesco. Vous pouvez retrouvez les versions françaises sur le site Les Petits loups.

  • Sommet européen : Macron « confiant », Merkel s’attend à de « difficiles négociations »

    Sommet européen : Macron « confiant », Merkel s’attend à de « difficiles négociations »

    Pour Emmanuel Macron, le sommet européen sur le fonds de relance est « un moment de vérité pour l’Europe ». Mais la chancelière allemande Angela Merkel s’attend à de « très difficiles négociations ».

    Un article de notre partenaire, Euractiv.

    Le sommet de l’UE sur le plan de relance après la crise du Covid-19 est « un moment de vérité pour l’Europe », a déclaré vendredi 17 juillet à Bruxelles le président français Emmanuel Macron, en se déclarant « confiant, mais prudent » sur l’issue de la réunion.

    « Un moment de vérité et d’ambition pour l’Europe » selon Macron

    « C’est un moment de vérité et d’ambition pour l’Europe. Nous sommes en train de vivre une crise inédite sur le plan sanitaire, mais aussi économique et social. Elle requiert beaucoup plus de solidarité et d’ambition », a déclaré le Président Macron à son arrivée au Conseil européen.

    « C’est notre projet européen qui se joue là, pour beaucoup », a-t-il ajouté. « Je suis confiant, mais prudent. Je porterai le maximum d’ambition et avec la chancelière [Angela] Merkel, aux côtés l’un et l’autre du président [du Conseil européen, Charles] Michel, nous ferons tout pour qu’un accord soit trouvé ».

    Des heures « absolument décisives »

    Selon le chef de l’État, « les prochaines heures seront absolument décisives pour être au rendez-vous de cette ambition », qui vise notamment à « bâtir une nouvelle souveraineté technologique, industrielle, écologique européenne, et les solidarités à l’égard des régions le plus touchées » par la pandémie.

    Comme ses homologues, Emmanuel Macron a beaucoup consulté ces derniers jours en s’entretenant avec l’Espagnol Pedro Sanchez, Angela Merkel, le Suédois Stefan Löfven, l’Italien Giuseppe Conte, le Portugais Antonio Costa et Charles Michel.

    Avant le début du sommet, il devait rencontrer le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, le chef de file des pays dits « frugaux » (Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède), qui sont réservés sur le plan de relance de 750 milliards d’euros.

    De « très difficiles négociations » pour Merkel

    La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé s’attendre à de « très difficiles négociations » à ce sommet.

    « Je dois dire que les différences [entre les positions des dirigeants européens, N.D.L.R.] sont encore très, très grandes. […] Je m’attends à de très difficiles négociations », a-t-elle déclaré devant les caméras.

  • Où doit on porter un masque dans le monde?

    Où doit on porter un masque dans le monde?

    De nombreuses analyses portant sur les stratégies de 194 pays  démontrent une association négative entre le port d’un masque facial ou une politique et la mortalité liée au coronavirus par habitant: dans les pays qui ne recommandaient pas les masques faciaux et les respirateurs, la mortalité liée au coronavirus par habitant augmentait chaque semaine de 54,3% après le cas index, contre 8,0% dans les pays ayant préconisé le port du masque.

    C’est face à ce constat et devant la peur d’une deuxième vague voir d’une troisième dans certains territoires, que de nombreux pays ont mis en place des législations sur le port du masque. En tant qu’expatriés, on se déplace souvent d’un pays à l’autre et ce malgré les difficultés rencontrées par le secteur aérien. Lesfrancais.press font le point sur les principales destinations confrontées actuellement à la Covid-19.

    En France, obligatoire dès le 20 juillet

    Le décret rendant obligatoire en France le port du masques dans les lieux clos recevant du public entrera «en vigueur la semaine prochaine», a annoncé le Premier français Jean Castex au Sénat.

    «Nous envisagions une entrée en vigueur de ces dispositions le 1er août», a rappelé le Premier ministre. «J’ai compris que cette échéance apparaissait tardive (…) le décret entrera donc en vigueur la semaine prochaine», a-t-il indiqué lors de sa déclaration de politique générale devant les sénateurs.

    «Une mesure de prévention et de protection efficace»

    «Le port du masque constitue avec le respect des gestes barrière une mesure de prévention et de protection efficace», a souligné Jean Castex.

    L’annonce le 14 juillet par Emmanuel Macron de l’obligation de porter un masque dans les «lieux publics clos» à partir du 1er août avait réjoui ceux qui plaidaient pour cette mesure, mais ils réclamaient son application sans délai et y compris sur les lieux de travail.

    En Espagne, masque obligatoire en extérieur en Catalogne et aux Baléares

    Les mesures les plus strictes se trouvent dans certaines régions d’Espagne. Dans tout le pays, le masque est obligatoire dans les espaces fermés et sur la voie publique lorsqu’une distance de sécurité de 1,5 mètre avec les autres personnes ne peut être respectée.

    En Catalogne, le masque est imposé dans tous les lieux publics depuis jeudi 9 juillet, y compris en extérieur, et même lorsque la distance de sécurité peut être respectée. Des obligations similaires sont entrées en vigueur aux Baléares ce lundi. Les promeneurs devront être protégés « sur la voie publique et en plein air » dès qu’il est possible de « rencontrer quelqu’un d’autre », ainsi que « dans les espaces publics fermés », a annoncé une conseillère technique du gouvernement régional. Dans ces deux régions très touristiques, les sportifs, les plages et les piscines ne sont néanmoins pas concernés par cette nouvelle décision.

    Dans les autres Etats de l’Union européenne…

    En Croatie, depuis le 13 juillet 2020, les citoyens doivent se présenter à visage couvert, dans les espaces publics fermés, en particulier dans les commerces. La direction de la protection civile a annoncé samedi l’élargissement de cette obligation, déjà valable dans les transports publics.

    Le pays emboîte le pas à la Belgique, où le port du masque doit être respecté dans les magasins, les cinémas, les lieux de culte ou encore les musées et bibliothèques, depuis le samedi 11 juillet.

    Dans un communiqué daté du 9 juillet, le gouvernement de la première ministre, Sophie Wilmès, annonce que « cette liste pourrait être amenée à évoluer dans le temps, en fonction de la situation épidémiologique [du] pays ». Les citoyens n’appliquant pas cette nouvelle mesure s’exposent à une amende de 250 euros.

    La Roumanie a, quant à elle, adopté cette mesure dès le 15 mai, dans les transports publics et les espaces fermés, tout comme le Portugal. La même consigne s’applique en Italie, en Autriche, en Irlande et en Allemagne.

    A noter qu’en Grèce, en Suisse ou aux Pays-Bas, les usagers doivent être couverts uniquement dans les transports.

    Tandis qu’aucune obligation n’est imposée au Danemark, mais le pays, d’abord réticent au port du masque, le recommande désormais, notamment pour les personnes chez qui on soupçonne une contamination au SARS-CoV-2. Le port du masque est également seulement recommandé en Suède et en Finlande.

    Royaume-Uni

    L’Angleterre vient à son tour d’élargir l’obligation de porter un masque, jusqu’ici limitée aux transports, aux supermarchés et aux magasins. A partir du 24 juillet, les contrevenants risqueront une amende de 100 livres (110 euros).

    Aux Amériques, Carnaval de Rio compromis !

    Outre-Atlantique, la province de Québec va obliger ses résidents à porter le masque dans les espaces publics clos (commerces, centres sportifs, bars, restaurants…) à partir de samedi. Dans les autres provinces,  le port du masque est juste recommandé.

    Le port obligatoire dans les lieux publics s’applique également dans plusieurs Etats des Etats-Unis, comme la Floride ou le Texas.

    En Amérique latine, où la propagation s’accélère également, le Venezuela a placé les 6 millions d’habitants de la capitale, Caracas, et ceux de l’Etat voisin de Miranda, en confinement strict depuis mercredi matin. Lundi, 3,5 millions de Colombiens ont été reconfinés.

    La mort dans l’âme, le Brésil, deuxième pays le plus touché, avec plus de 74.000 décès sur près de 2 millions de personnes contaminées risque de voir son célèbre carnaval de Rio compromis en février. Les grandes écoles de samba menaçant de ne pas y participer si un vaccin n’est pas trouvé d’ici là.

    Asie et Océanie

     L’Inde s’apprêtait à reconfiner plus de 10 % de sa population, avec le rétablissement mercredi soir pour deux semaines des restrictions pour les 125 millions d’habitants de l’Etat très pauvre de Bihar (Nord-Est). L

    A Hong Kong, les bars, les salles de sport et les salons de coiffure ont dû être fermés à nouveau mercredi, et les rassemblements de plus de quatre personnes ont été interdits dans la cité-Etat qui avait enregistré des succès dans la lutte contre le coronavirus.

    Rappelons qu’en Asie, le masque chirurgical est entré dans les mœurs depuis l’épidémie de SRAS en 2003. Il est recommandé d’en porter dans la plupart des pays.

    En Australie pour circonscrire la propagation de cette reprise de l’épidémie dans l’île-continent, l’Etat du Victoria est isolé du reste du pays, les frontières des autres Etats étant fermées à ses ressortissants. Soldats et policiers sont disposés aux check points pour contrôler les franchissements de ces frontières intérieures. Le port du masque y est obligatoire alors qu’il est simplement recommandé dans les autres régions.

     

     

  • l’ALFM, le réseau des anciens des lycées français du monde !

    l’ALFM, le réseau des anciens des lycées français du monde !

    Les épreuves du baccalauréat viennent de conclure le millésime  2020 de ce rite républicain. Il fut pourtant inventé par un empereur en 1808. Un nouveau monde s’ouvre aux bacheliers…

    Un monde plein d’embuches où le réseau professionnel  peut être accélérateur majeur pour une jeune carrière. C’est face à constat que les anciens des lycées français du monde ont décidé de se réunir pour faire valoir leur expérience unique dans ces établissements, souvent d’excellence, toujours de qualité, où se mélangent et s’enrichissent toutes les cultures du monde.

    C’est, donc, le 10 avril 2010, au cours des Premières Rencontres mondiales de l’AEFE, que s’est tenue l’assemblée générale constitutive de l’association des « Anciens des lycées français du monde » (ALFM), renommée « Union-ALFM » en 2018. Cette association porteuse de grandes ambitions, qui accompagne et fédère les associations locales d’anciens élèves, bénéficie du soutien de l’AEFE. Elle a notamment contribué à organiser, avec l’association locale de l’établissement hôte, le 2e Forum des Anciens élèves (FOMA), à Casablanca en 2011, puis les FOMA suivants (Vienne, en Autriche, en 2013, Lisbonne  en 2017, Tunis en 2019) et était associée au premier Forum national (FONA) des lycée français d’Allemagne (2018).

    Mettre en réseau les anciens élèves des établissements à l’étranger

    Jusqu’aux Premières Rencontres mondiales, le 10 avril 2010, il n’existait que des associations locales, proches d’un établissement scolaire. Fédérer ces structures, rassembler plus largement les anciens élèves liés par une expérience et des valeurs en partage, favoriser un apport mutuel entre les anciens et le réseau des établissements : tels sont les objectifs des fondateurs et des membres de l’ALFM ainsi que de l’AEFE qui les soutient.

    Un trait d’union entre les anciens des lycées du monde

    Dans la dynamique du premier FOMA (Forum des anciens élèves) réuni le 28 mars 2009 par l’AEFE, un groupe d’anciens élèves a travaillé à la constitution de cette association mondiale. Elle est animée par la volonté :

    • d’établir et de développer des relations amicales et des liens de solidarité entre les anciens élèves
    • soutenir, dans le monde entier, les associations locales d’anciens élèves de l’enseignement français ;
    • apporter à ses membres un soutien dans leurs parcours universitaires et professionnels ;
    • faciliter le développement des relations professionnelles et d’affaires entre ses membres ;
    • mettre en valeur le dénominateur culturel commun et l’esprit de respect ;
      de soutenir les établissements du réseau et de contribuer au rayonnement de l’enseignement français dans le monde.

    La signature d’une convention de partenariat avec l’AEFE

    Le soutien de l’AEFE se concrétise par la tenue du premier conseil d’administration de l’ALFM dans les locaux parisiens de l’Agence, ainsi que par la signature et la reconduction régulière d’une convention de partenariat entre l’AEFE et l’association . La Mission Laïque Française apporte aussi son concours, des évènements sont ainsi organisés dans leurs locaux.

    Un travail complémentaire avec l’AGORA…

    L’association peut notamment s’appuyer sur le travail effectué par le réseau social AGORA-AEFE (agora-aefe.fr) et la nouvelle plateforme lancée par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) pour les anciens élèves avec l’appui de membres de l’ALFM.

     

  • Visa pour les étudiants aux USA ! Recul de Trump

    Visa pour les étudiants aux USA ! Recul de Trump

    le Président Donald Trump renonce à priver de visas les étudiants étrangers dont les cours resteraient entièrement virtuels à la rentrée, et ce en raison de la pandémie. Analyse de la correspondante de TV5 Monde Elisabeth Guédel

    REGARDEZ LE PODCAST VIDEO – TV5 MONDE

  • Aviation et coronavirus: galères, arnaques et annulations

    Aviation et coronavirus: galères, arnaques et annulations

    La pandémie, le coronavirus ont particulièrement perturbé les habitudes, les gestes et les modes de vie qui jusqu »à cette année paraissaient, à tous, d’une parfaite banalité. L’aviation est particulièrement touchée.

    Ryanair fait partie des compagnies critiquées
    Ryanair fait partie des compagnies critiquées

    Rentrer en France quand on est Français de l’étranger, touriste, non-résident, en faisait partie. Le confinement de la moitié de la planète en a décidé autrement. Avec la moitié de la planète enfermée pendant des semaines, des pays interdisant l’accès à leur territoire, rendant nécessaire des vols d’urgence, la situation est très rapidement devenue un cauchemar logistique, et surtout humain.

    Dès début avril, nous avions reçu de nombreux témoignages inquiétants. Celui, par exemple de Carolyn, franco-australienne qui avait accueilli ses parents âgés. Bloqués dans le pays continent, obligés de souscrire en urgence à une assurance santé coûteuse, ils ont fini par réussir à rentrer en France mais après de longues semaines et en payant très cher les rares billets disponibles.

    Une situation contrastée selon les zones

    Le conseiller consulaire Thierry Consigny
    Le conseiller consulaire Thierry Consigny

    Si la situation fut et est encore catastrophique dans de larges régions du monde, ce n’est pas le cas partout. « Air France fut exemplaire au Japon » indique aux francais.press Thierry Consigny, conseiller consulaire dans l’archipel. Aux États-Unis, son collègue Olivier Piton nous a indiqué n’avoir pas eu écho de problèmes particuliers non plus.

    Mais ailleurs, ce fut souvent particulièrement complexe et peu de situations sont depuis résolues ! Les francophones de Rome témoignent régulièrement sur les réseaux sociaux des difficultés, voir de ce qu’ils considèrent comme des arnaques.

    Ghost fly et vouchers insufisants

    « Des voleurs », c’est ainsi que Marc-Henri parle de la compagnie low-cost Easyjet qui devait l’emmener en août de Rome à Toulouse. Le vol a été programmé, puis annulé. S’agit-il d’un « ghost fly », ces faux vols programmés puis annulés volontairement tout en sachant que les remboursements sont très complexes? Des associations de consommateurs tirent la sonnette d’alarme un peu partout en Europe et dans le monde.

    Les remboursements de vols annulés sont normalement effectués quelques jours après la date prévue du vol. La pandémie a tout bouleversé. Les compagnies font face à un afflux dantesque de demandes, tout en ayant eu pendant des semaines leur personnel confiné. En sus, elles ont du faire face à une situation financière alarmante d’où la multiplication des astuces pour préserver leur trésorerie et étaler les remboursements.

    Les vouchers qui posent problème

    La compagnie sud américaine LATAM est en grande difficulté
    La compagnie sud américaine LATAM est en grande difficulté

    Thai airways est au bord de la faillite, LATAM est en très grande difficulté, Air France a besoin de lignes de crédit urgentes, les compagnies low-cost sont en péril, etc… Certaines ont donc recours aux « vouchers » ces bons qui permettent de reporter son vol tout en évitant le remboursement en numéraire. Une solution qui permet aux compagnies de conserver leur trésorerie tout en se garantissant de vols futurs au taux de remplissage optimisé. Pour autant cette possibilité est souvent loin d’être satisfaisante. Didier, cadre européen à la retraite, qui avait un vol Ténérife – Bruxelles acheté pour plusieurs centaines d’euros avec la compagnie Brussels Airlines n’a pu récupérer qu’un voucher valant 50€.

    La maison mère de Brussels Airlines, Lufthansa, n’est pas exempte de critiques. Gérard, qui devait faire un aller retour Francfort – Vancouver a lui aussi vu ses vols annulés. Optant pour le remboursement plutôt que pour le voucher, il s’est vu indiqué que ce remboursement n’aura pas lieu avant au moins 6 mois.

    Thomas, qui devait avec Ryanair faire un vol Bruxelles-Prague en avril, avait reçu de la compagnie la garantie d’un remboursement « dans les 20 jours ». Mi-juillet, toujours aucune trace du remboursement et la compagnie irlandaise ne répond pas…

    Les personnes modestes et fragiles en première ligne

    Les compagnies sont en très grande difficulté, la gestion logistique est cauchemardesque. Et, même, si la situation exceptionnelle justifie une certaine patience, pour autant, ce sont souvent les plus modestes et les plus fragiles qui en subissent les conséquences. Si ceux qui disposent de revenus confortables rentrent en France via les compagnies du golfe ou en acceptant des billets plus chers, beaucoup sont tributaires de vols annulés. Ils sont en plus confrontés à des compagnies qui ne semblent pas faire d’efforts pour les rembourser. Beaucoup sont bloqués dans des territoires ou ils n’ont plus de revenues.

    Parfois de façon dramatique: Catherine qui nous a communiqué son expérience est dans ce cas. Française établie à Canton de longue date, venant de perdre son emploi dans la mode et en plein divorce, elle s’est vue offrir par son ex-employeur une somme pour un vol retour vers la France. Mais les prix ont explosé et le vol coûte désormais 3 500€.

    Que faire? Comment rentrer? Comment éviter les escroqueries, les « ghost fly »? Un tracas de plus pour nos compatriotes hors de France qui déjà en ont beaucoup…

  • Les messages valent des milliards

    Les messages valent des milliards

    La Covid-19 bride l’économie

    Le temps est au catastrophisme et à l’émotionnel. Les médias annoncent un septembre noir avec une progression sans précédent des faillites et du chômage sur fond de deuxième vague du virus. Face au déferlement de mauvaises nouvelles, la tentation est soit de prendre du bon temps, soit de se claquemurer. En économie, la peur est, selon le dicton, mauvaise conseillère. La dictature de l’actualité est par nature auto-réalisatrice. Les mauvaises nouvelles en flot continu créent et amplifient la crise. Face au péril préannoncé, la prise de risque s’apparente à un acte de suicide. Les entreprises, les ménages n’ont guère envie d’investir ni de s’engager. La covid-19 accroît l’aversion aux risques déjà bien présente depuis la crise financière de 2008. Le mouvement des gilets jaunes et les grèves provoquées par la réforme des retraites avaient déjà contribué à son exacerbation.

    La progression du taux d’épargne est l’un des signes de ce haut niveau d’anxiété. Il était passé de 13,7 à 15,5 % du revenu disponible brut du début 2018 à fin 2019 pour atteindre près de 30 % durant le confinement. Entre mars et juin, le surcroît d’épargne est évalué entre 75 et 100 milliards d’euros. Les dépôts à vue dépassent 430 milliards d’euros, contre moins de 200 milliards d’euros en 2007. L’aversion aux risques fait le bonheur du Livret A et de l’immobilier qui joue toujours son rôle de valeur refuge.

    Si la consommation courante semble reprendre les couleurs, il en va tout différemment pour l’investissement. Les actifs éprouvent des difficultés à retrouver le chemin du travail. Implicitement, les vacances apparaissent un havre avant d’affronter les frimas de l’automne. Les craintes sanitaires et professionnelles incitent les uns et les autres au repli. En déclarant, dès le début du déconfinement, que les Français pourraient partir en vacances, les pouvoirs publics ont semblé donné le la en la matière. Les vacances deviennent ainsi une échappatoire tout en permettant d’aider un secteur touristique en grande difficulté.

    Optimiste comme seul remède ?

    Pour contrarier l’anxiété paralysante, pour espérer le dégonflement de la poche d’épargne de précaution, le discours du gouvernement se doit d’être positif. Certes, il ne faut pas nier la réalité de la situation mais prendre conscience que les économies modernes sont des systèmes complexes d’échanges de biens, de services, de capitaux et d’informations, avec des interdépendances croisées. Un léger grippage se diffuse, grâce au digital, en temps réel à tous les acteurs autour de la planète.

    Pour éviter une implosion généralisée, les messages sont aussi importants que les flots de milliards déversés depuis des semaines, que ce soit par les Etats ou les banques centrales. La résurgence de la covid-19 prouve que la résilience des différentes nations risque d’être mise à dure épreuve dans les prochains mois. Elles devront éviter le pessimisme, l’attentisme, le repli et la panique. L’épidémie de choléra de 1832 après un effet de stupeur n’avait pas empêché la France d’entrer dans l’ère industrielle ; elle dura pourtant durant plusieurs années…

  • Une large confiance pour Jean Castex

    Une large confiance pour Jean Castex

    Le Premier ministre Jean Castex a obtenu mercredi une large confiance de l’Assemblée nationale sur sa première déclaration de politique générale, avec 345 voix pour, 177 contre et 43 abstentions, moins que les gouvernements d’Édouard Philippe en avaient obtenues.

    Pendant une heure précise, il a annoncé sa feuille de route pour les prochains mois. Le tout nouveau Premier ministre Jean Castex a délivré, ce mercredi après-midi, son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale. A environ 600 jours de la fin du mandat d’Emmanuel Macron, il a définit son cap et donné des détails au lendemain de l’interview du 14-Juillet donnée par le président de la République. Cependant pas un mot à l’attention des expatriés que le gouvernement comme le président Emmanuel Macron comptent, pourtant, bien mobiliser en vue des échéances de 2021 (consulaires) et 2022 (Présidentielle et législatives). 

    « Ressouder le pays » grâce au « dialogue » et aux « territoires »

    Après avoir éludé en une phrase la question du port du masque qu’il faudra « développer », le premier Ministre Jean Castex a livré sa vision des conséquences de la crise sur le pays. Décrivant « difficultés » et « défaillances » mises en lumière, Jean Castex a détaillé sa première ambition : celle de « ressouder ces Frances si différentes ». « Celle des banlieues, France rurale, France dite périphérique, (…) celle qui n’a pas droit à la parole, qui ne dit rien mais qui n’en pense pas moins… », a détaillé Jean Castex.

    Pour ce faire, le Premier ministre mise sur le « dialogue social » et les « territoires », deux mots qui lui sont chers et sur lesquels il était très attendu. Dès vendredi, il réunira les partenaires sociaux pour élaborer « un calendrier et une méthode » quant aux différents sujets, à commencer par le plan de relance. Un bilan sera présenté tous les deux mois, promet-il. Il a aussi évoqué « une nouvelle étape de la décentralisation » afin de « réarmer » les collectivités territoriales et de pouvoir s’y appuyer. « Notre intention est de rendre plus cohérente et efficace l’organisation territoriale de l’État », annonce-t-il.

    La lutte contre le chômage, « priorité absolue »

    Déjà évoquées par Emmanuel Macron lors de son interview du 14-Juillet, les mesures pour l’emploi du plan de relance (100 milliards d’euros) ont été rappelées et un petit peu étoffées. Jean Castex, qui a placé la lutte contre le chômage comme « priorité absolue » espère favoriser l’emploi des jeunes à l’aide d’un « dispositif exceptionnel » de réduction du coût du travail : 4.000 euros par an pour l’embauche d’un jeune de moins de 25 ans jusqu’à 1,6 smic « dans toutes les entreprises et pour une durée d’au moins un an ».

    Le plan de relance qui sera lancé en septembre contiendra aussi l’ouverture de 200.000 places en formations qualifiantes pour les jeunes. Le dispositif de chômage partiel, qui a déjà coûté 30 milliards d’euros, sera financé à hauteur de 8 milliards en 2021. « La crise a apporté une nouvelle confirmation qu’il faut transformer notre appareil productif », estime le Premier ministre, qui a promis une enveloppe de 40 milliards d’euros pour l’industrie. Des mesures de ce plan seront appliquées « localement », par « bassin d’emploi ».

    Le combat de l’écologie

    Attendu sur des annonces concrètes, Jean Castex en a livré un certain nombre. Sur le volet social, par exemple, les repas des restaurants universitaires seront à 1 euro pour les étudiants boursiers, l’allocation de rentrée scolaire sera revalorisée de 100 euros, alors qu’« aucun effort fiscal ne sera demandé aux Français ».

    Mais c’est surtout sur le plan écologique (mais « pas pour une décroissance verte ») que le gouvernement veut accélérer : ce mercredi, Castex a par exemple annoncé un « moratoire pour l’installation de nouveaux projets de centres commerciaux dans les zones périphériques » ou un « plan vélo très ambitieux » contractualisé avec les collectivités territoriales, qui devront aussi innover en matière de tri des déchets, énergies renouvelables… « D’ici fin 2021, tous les territoires seront dotés de contrats de développement écologique avec des plans d’actions concrets ». Le calendrier des rénovations urbaines, prévues dans 450 quartiers, sera accéléré. Le plan de relance consacrera « plus de 20 milliards d’euros » à la rénovation thermique des bâtiments, à la réduction des émissions polluantes, à la production d’une alimentation « plus locale et durable », et au soutien des « technologies vertes » comme les batteries.

    D’autres dossiers à régler

    En haut de la pile, la réforme des retraites ne sera pas mise sous le tapis. Objectif du Premier ministre : que la concertation reprenne afin d’améliorer le « contenu et lisibilité de la réforme ». Devant les parlementaires, il s’est aussi engagé à poursuivre « la refonte de l’école de la République », le combat pour « la laïcité » et « l’égalité hommes femmes ». « Lutter contre l’islamiste radical demeure d’une de nos préoccupations majeures », a-t-il précisé. Il a annoncé « un projet de loi contre les séparatismes », qui sera présenté en Conseil des ministres à la rentrée afin d’« éviter que certains groupes ne se referment autour d’appartenances ethniques ou religieuses ». Pour endiguer « la petite délinquance qui gâche la vie des gens », Jean Castex a annoncé vouloir créer « des juges de proximité spécialement affectés aux incivilités du quotidien ».

    Français de l »étranger, les oubliés ?

    En effe, alors que les nominations des secrétaires d’Etat devaient suivre celle des ministres, elles furent annoncées pour ce 15 juillet à l’occasion de la déclaration de politique générale et finalement elles seraient décalées à la fin de la semaine.

    Jean Baptiste Lemoyne bataille en arrière-coulisses pour conserver son poste. Son ambition sénatoriale serait contrariée si il devait passer la main.

    Les rumeurs courent… Une députée franco-américaine semble en mesure d’obtenir le poste. Du coté des élus des Français de l’Etranger, même si la sénatrice Joelle Garriaud-Maylam ou la députée Anne Genetet semblaient tenir la corde un moment, l’option ne fut pas retenue.

    Dernier espoir pour une représentation des expatriés au sein du gouvernement, en Pieyre-Alexandre Anglade, il n’y a que le député des « institutions européennes » qui pourrait, par son cursus au Parlement européen, obtenir le Secrétariat d’Etat à l’Europe. Cependant ce poste est souvent réservé à de hauts techniciens.

  • La dette publique en Europe explose

    La dette publique en Europe explose

    Explosion du déficit budgétaire

    Le déficit budgétaire est passé en quelques mois de -0,5 à -9 % du PIB au sein de la zone euro. Lors de la crise des subprimes, le déficit s’était élevé en 2009 et 2010 à -6 % du PIB. La dette publique pour la zone euro devrait atteindre 105 % du PIB à la fin de l’année contre 85 % fin 2019, soit une hausse de 20 points de PIB.

    Entre 2007 et 2015, elle avait progressé de près de 30 points. Le risque avec des niveaux élevés d’endettement est l’effet boule de neige, les déficits s’ajoutant aux tombées de capital à financer. La solvabilité des États dépend du solde budgétaire primaire (avant paiement des intérêts) du poids de la dette, du taux d’intérêt et de la croissance. Plus l’endettement est élevé, plus l’excédent budgétaire primaire doit l’être aussi.

    En 2019, la zone euro dégageait un excédent budgétaire primaire positif de 1 point de PIB. La France faisait exception en ayant toujours un déficit primaire. Echaudés par la crise de 2008, les gouvernements ne se hasarderont pas à dégager rapidement des excédents primaires. Ils craignent, en partie à raison, qu’en diminuant la croissance, une politique d’austérité avec une baisse des dépenses publiques et une hausse des impôts, provoque également une crise des dettes publiques.

    Un financement compliqué

    En refusant d’assainir les comptes publics, les gouvernements risquent d’alimenter les rumeurs de défauts de paiement, conduisant les investisseurs à augmenter les taux d’intérêt. Cette hausse pourrait entraîner une crise des dettes publiques. La seule voie de sortie positive est un rebond fort et durable de la croissance permettant d’atténuer le niveau de l’endettement. Elle suppose que les plans de soutien puissent générer un cycle d’expansion.

    À défaut de croissance, la Banque centrale européenne est obligée de maintenir ses taux bas et de réaliser de rachats d’obligation sur une longue période.

    Depuis 2015, la part de la dette publique de la zone euro détenue par la BCE est passée de 2 à 30 % du PIB. Ce processus est amené à se poursuivre. En 2020, la hausse de la dette publique non détenue par la BCE en pourcentage du PIB provient seulement de la baisse du PIB. Avec les rachats de titres publics, la BCE réduit la proportion de titres sans risque sur le marché, conduisant ainsi à la baisse des taux, d’autant plus que l’aversion aux risques des investisseurs reste élevée. Il en résulte que la hausse de l’endettement public n’aura pas d’effet sur les taux d’intérêt à long terme, en particulier sur ceux des pays du cœur de la zone euro.

    La Zone euro en tension

    La contrepartie des rachats massifs d’obligations par la banque centrale est l’augmentation de la détention de monnaie par les autres agents. En vendant les obligations, les banques enregistrent, en effet, depuis 2015 une forte hausse de leurs réserves à la BCE, réserves sur lesquelles elles perdent 0,5% par an. Leurs réserves sont passées de 300 à 2400 milliards d’euros de 2015 à 2020. Les autres agents économiques, entreprises et ménages, par ricochet disposent également d’encaisses monétaires croissantes. Les dépôts à vue des ménages français sont passés de 200 à 430 milliards d’euros de 2008 à 2020. Comme la demande de monnaie n’augmente pas à due concurrence de l’offre, les agents économiques l’utilisent pour l’acquisition d’actifs, immobiliers ou mobiliers (actions).

    Au sein de la zone euro, le prix des logements a augmenté de plus de 65 % en vingt ans. Dans certains États, comme la France, les prix ont plus que doublé. La valorisation des actions est également en hausse, les investisseurs à la recherche de rendement n’ayant pas d’autres options.

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