À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, Xavier Auger, secrétaire général de la CFDT Éducation Monde, alerte sur l’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger. Suppressions de postes, déconventionnements, hausse des frais de scolarité et conditions de travail : le syndicat demande une intervention du Parlement et de l’État pour sortir de la contrainte budgétaire. Un podcast Lesfrancais.press
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Rentrée scolaire 2026 AEFE : la CFDT Éducation Monde appelle à sortir de la contrainte budgétaire
Podcast Lesfrancais.press
Maintenir le dialogue avec tous les partenaires
La rentrée scolaire 2026-2027 s’ouvre dans un climat d’inquiétude au sein du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Si les résultats au baccalauréat demeurent excellents, les incertitudes budgétaires pèsent sur les établissements, les personnels et les familles.
« Nous sommes prêts au dialogue, mais combatifs et lucides. »
Xavier Auger, secrétaire général de la CFDT Éducation Monde
Au cours de ce podcast, Xavier Auger, secrétaire général de la CFDT Éducation Monde, estime que l’Agence ne pourra pas résoudre seule la crise qui touche le réseau. Le syndicat entend maintenir le dialogue avec la direction de l’AEFE, tout en renforçant la pression sur les parlementaires et le gouvernement.
Faire évoluer les arbitrages budgétaires
Pour la CFDT Éducation Monde, la priorité de cette rentrée reste la défense des personnels, établissement par établissement. Xavier Auger résume ainsi la position de son organisation : « Nous sommes prêts au dialogue, mais combatifs et lucides ».

A notre micro, le secrétaire général de la CFDT Éducation Monde considère notamment que les difficultés actuelles dépassent largement la seule gestion de l’Agence. « L’agence seule ne peut régler cette crise budgétaire », souligne-t-il. Pour le syndicat, la réponse doit donc être interministérielle et politique.
Un dialogue renoué avec la nouvelle direction de l’AEFE
La CFDT souhaite ainsi continuer le dialogue avec les membres du conseil d’administration de l’AEFE, les parlementaires, les élus des Français de l’étranger, mais aussi les représentants des parents d’élèves. L’objectif est de faire évoluer les arbitrages budgétaires qui déterminent aujourd’hui le nombre de postes, la nature des contrats et les conditions d’accueil des élèves.
« Les journées de grève ne sont pas notre outil principal à la CFDT. »
Xavier Auger, secrétaire général de la CFDT Éducation Monde
Le 2 septembre 2026, une rencontre syndicale s’est tenue avec Alexandre Morois, nommé directeur général de l’AEFE en juin. Selon Xavier Auger, ce rendez-vous témoigne d’une volonté de renouer le dialogue. Le secrétaire général de la CFDT Éducation Monde estime que la nouvelle direction se montre disponible et attentive aux préoccupations exprimées. « On peut parler, oui, de dialogue ouvert avec la direction de l’AEFE », partage notre invité.
Cette ouverture ne suffit toutefois pas à dissiper les inquiétudes. Autrement dit, les marges de manœuvre de l’Agence demeurent très limitées. La CFDT redoute notamment que les suppressions de postes annoncées ou envisagées ne puissent pas être évitées sans une décision politique et budgétaire de plus grande ampleur.
Une grève annoncée le 29 septembre 2026
Dans ce contexte, la CFDT Éducation Monde participera à la mobilisation nationale de la fonction publique prévue le 29 septembre 2026. Cette journée doit constituer un temps fort pour les syndicats CFDT, y compris dans le secteur de l’enseignement français à l’étranger.

Xavier Auger rappelle cependant que la grève ne représente pas l’unique outil d’action du syndicat. « Les journées de grève ne sont pas notre outil principal, ne sont pas notre seul outil à la CFDT », précise-t-il. La CFDT entend surtout obtenir l’ouverture de véritables négociations au niveau parlementaire. Pour le syndicat, les revendications ne pourront aboutir par le seul dialogue avec la direction de l’AEFE. Les députés et les sénateurs devront continuer à se saisir de la question lors de l’examen du budget de l’État.
Avenir de l’AEFE : Le rôle important du parlement français
La période est d’autant plus stratégique que six des douze sièges de sénateurs représentant les Français de l’étranger doivent être renouvelés en septembre 2026. La CFDT Éducation Monde indique avoir échangé avec plusieurs candidats et élus actuels.
« Rien ne se fera sans une mobilisation du Parlement »
Xavier Auger, secrétaire général de la CFDT Éducation Monde
Son message est clair : l’avenir de l’AEFE dépendra de la capacité du Parlement à modifier les choix budgétaires qui s’imposent actuellement à l’Agence. « Rien ne se fera sans une mobilisation du Parlement », insiste Xavier Auger. L’AEFE doit donc retrouver une place durable dans les priorités de l’État Le syndicat demande donc que l’enseignement français à l’étranger soit traité dans un cadre interministériel associant le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le ministère de l’Éducation nationale et Matignon.
Travailler dans le réseau français à l’étranger reste attractif, mais avec vigilance
Malgré les difficultés, la CFDT Éducation Monde continue de conseiller aux enseignants et aux personnels administratifs de rejoindre les établissements français à l’étranger. Le réseau conserve des atouts importants.
« Nous conseillons vivement aux collègues de se syndiquer, d’être syndiqués pour partir »
Xavier Auger, secrétaire général de la CFDT Éducation Monde
Mais le syndicat appelle les candidats au départ à se renseigner précisément sur leur situation administrative et professionnelle. Les conditions de recrutement, de détachement, de rémunération et de retour en France doivent être étudiées avant toute prise de poste. « Nous conseillons vivement aux collègues de se syndiquer, d’être syndiqués pour partir », glisse Xavier Auger au cours de cet interview.
À l’ouverture de cette rentrée 2026-2027, le réseau AEFE reste donc attractif, mais il apparaît plus fragile. Pour Xavier Auger, son avenir dépendra de la capacité de l’État et du Parlement à passer des déclarations d’intention aux décisions concrètes. Entre la défense des personnels, le soutien aux familles et la préservation d’un modèle reconnu dans le monde entier, la CFDT Éducation Monde entend maintenir la pression dans les prochaines semaines pour sortir de la contrainte budgétaire, source de vives inquiétudes dans le réseau.






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