Les pays occidentaux, ainsi que de nombreux pays émergents, dont la Chine, sont confrontés à un vieillissement démographique qui érode leur taux de croissance. Pour limiter cette diminution, au moment même où les besoins en dépenses publiques augmentent, les espoirs sont placés dans les gains de productivité que pourrait générer notamment l’intelligence artificielle.
Moins d’enfants mais..
Le taux de fécondité est en baisse depuis les années 2000 dans un grand nombre de pays. Il est passé, de 2002 à 2025, de 2 à 1,6 enfant par femme aux États-Unis, de 1,9 à 1,5 en France, de 1,4 à 1,2 en Espagne et de 1,6 à 0,9 en Chine. En Allemagne, il se situe autour de 1,4 et en Corée du Sud à 0,7.

Deux des quatre pays où la robotisation est la plus intensive, la Corée du Sud et les États-Unis, enregistrent des gains de productivité rapides. La Chine connaît des gains de productivité très élevés, mais à partir d’un niveau initial très faible. A contrario, le Japon et l’Allemagne, malgré leur forte robotisation, voient leur productivité stagner. Les pays où la robotisation est faible, comme la France, l’Espagne et l’Italie, présentent des gains de productivité limités.
Pour le moment, les gains de productivité sont insuffisants pour compenser les effets du vieillissement démographique sur la croissance. Seuls les États-Unis, en raison de leur avance technologique peuvent compenser les effets économiques du vieillissement. La France, si elle parvenait à accroître la diffusion de l’intelligence artificielle et des robots, pourrait atténuer les conséquences de la mutation démographique. Son retard technologique lui offre la possibilité de connaître un rebond.
…une croissance du niveau de vie est toujours possible
L’Allemagne, l’Italie, le Japon ou la Corée du Sud doivent gérer une diminution rapide de leur population active. Leurs gains de productivité sont insuffisants et leurs marges de manœuvre en la matière paraissent réduites. L’intelligence artificielle pourra-t-elle changer la donne ?
Compte tenu des besoins de financement liés au vieillissement démographique, dépenses de retraite, de santé et de dépendance, les attentes en matière de gains de productivité provenant de l’intelligence artificielle sont fortes. Aucune étude ne permet actuellement de confirmer ou d’infirmer avec certitude les effets de cette nouvelle technologie sur la productivité. D’ici cinq ans, il sera sans doute possible d’avoir une vision plus précise sur le sujet.







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