Après plus d’un mois de guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a livré sa première allocution à la nation américaine ce mercredi 1e avril annonçant que l’Iran sera frappé « extrêmement durement » pendant encore deux à trois semaines.
Donald Trump a promis ce mercredi 1e avril de frapper sans relâche l’Iran pendant encore deux à trois semaines, menaçant notamment le réseau électrique du pays.
« Nous allons les frapper extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à l’âge de pierre, auquel ils appartiennent. En attendant, les discussions se poursuivent« , a lancé le président américain lors d’une allocution aux Américains depuis la Maison Blanche.
Évoquant les manifestations sanglantes qui ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts en Iran, en janvier dernier, Donald Trump a d’ailleurs affirmé qu’il « n’autorisera jamais » Téhéran à se doter de l’arme nucléaire. « Si ces terroristes avaient des armes nucléaires, ce serait une terrible menace (…). Je n’autoriserai jamais ce genre de chose« , a-t-il lancé.
Des victoires "décisives"
Lors de sa première allocution à la nation depuis les premières heures du conflit il y a un peu plus d’un mois, le président américain a vanté des victoires « décisives » et « écrasantes » obtenues par les États-Unis, réaffirmant que les frappes étaient nécessaires pour empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire.
« Ces quatre dernières semaines, nos forces armées ont mené des actions rapides, décisives et ont remporté de grandes victoires sur le champ de bataille comme on n’en avait jamais vu auparavant. Ce soir, la marine iranienne a disparu, leur armée de l’air est en pièces et leur régime terrorisme a disparu« , a déclaré Donald Trump.
Satisfait de sa campagne militaire, Donald Trump a également affirmé que les États-Unis étaient « proches de remplir » leurs objectifs stratégiques en Iran. « Et ce soir, je suis heureux de pouvoir dire que ces objectifs stratégiques fondamentaux sont proches d’être remplis« , a déclaré le président américain en s’adressant aux Américains depuis la Maison Blanche. Un discours qui n’a pas convaincu les marchés, les cours du pétrole sont remontés ce jeudi matin, tandis que les marchés asiatiques viraient au rouge.
Dans la matinée, Donald Trump avait exclu toute trêve sans réouverture du détroit d’Ormuz, dont le blocage déstabilise l’économie mondiale depuis le déclenchement de la guerre. Sans levée du blocus, l’Iran serait bombardé « jusqu’à l’anéantissement », avait-il averti.
Avant son allocution, le président américain avait assuré sur son réseau Truth Social que son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, aurait réclamé un cessez-le-feu. Des affirmations « fausses », a balayé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, qui a aussi démenti l’existence de négociations directes avec les États-Unis, et a qualifié les demandes de Washington de « maximalistes et irrationnelles ».
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