Rebond du marché immobilier français... mais pas partout !

Rebond du marché immobilier français... mais pas partout !

Après une période de ralentissement marquée par la hausse des taux d’intérêt et l’incertitude économique, le rebond du marché immobilier français est désormais confirmé alors que les réseaux d’agents immobiliers font le bilan de 2025. Pour les expatriés français souhaitant investir, acheter ou vendre un bien en France, cette année 2026 s’annonce comme un tournant.

En effet, les prévisions des experts sont optimistes : stabilisation des prix, baisse progressive des taux, et retour de la confiance des acheteurs. Que vous envisagiez de concrétiser un projet immobilier dans l’hexagone ou de valoriser un bien déjà en votre possession, 2026 pourrait bien être l’année idéale pour agir.

8 à 10% de ventes en plus en 2025

Le regain de forme des ventes en 2025 (que nous vous avions annoncé dès le 24 janvier 2025), visible depuis plusieurs mois après deux années noires, atteste du rebond du marché immobilier français.  Celles-ci ont progressé de 8,1 % pour les appartements et de 10,1 % pour les maisons, au troisième trimestre 2025, comparé au troisième trimestre 2024, selon Century 21, un réseau de 960 agences.

Les prix aussi se redressent. Après plusieurs années de baisse liée à la flambée des crédits immobiliers de 2022-2023, le niveau moyen des prix au mètre carré en France a bondi près de 4 % au troisième trimestre 2025, comparé au troisième trimestre 2024, selon Century 21, pour s’établir autour de 3405 euros. Les tarifs restent néanmoins encore inférieurs de 1,5 % à ce qu’ils étaient en 2022.

Rues de paris
Image illustration des rues de Paris ©Stockadobe

À Paris, où les prix avaient davantage reculé que dans le reste du pays, la hausse au troisième trimestre est plus marquée encore, atteignant 6,4 %, comparé au troisième trimestre 2024 (la baisse étant encore de 5,4 % sur trois ans). Mais les prix baissent encore fortement dans certaines régions. À l’instar des maisons dans les Pays de la Loire (- 6,8 %) ou des appartements en Normandie (- 12,2 %). Ces écarts confirment les différences qui persistent d’un territoire à un autre, dans ce contexte de reprise indéniable.

Un rebond mais pas partout

Certaines régions profitent particulièrement de ce retour en grâce, toujours selon l’enseigne au logo jaune et noir : la hausse atteint 28 % en Normandie, 26 % dans les Hauts-de-France, 19 % dans les Pays de la Loire. En Île-de-France, où les transactions avaient chuté ces dernières années, le rebond est net aussi (+ 10 %), mais avec de grosses disparités (+ 41,5 % dans les Hauts-de-Seine, – 3,2 % en Seine-Saint-Denis).

De son côté, le journal PAP (Particuliers à Particuliers) invite à parier sur la province. Et en particulier sur 3 villes où la demande progresse le plus… un signal fort pour 2026. On vous les détaille.

Centre-ville de Nantes
Centre-ville de Nantes ©Stockadobe

Nantes : + 19,5 % d’acheteurs sur un an

Nantes prend la tête, avec + 19,5 % d’acheteurs sur un an. Ce décollage s’explique en grande partie par un marché qui reste « atteignable » : 3 610 €/m² en moyenne, et même une légère détente des prix sur l’année (- 0,9 %).

À retenir : quand les budgets redeviennent compatibles avec un projet d’achat, la demande repart vite… Et Nantes coche aussi la case « qualité de vie + bassin d’emploi ».

Montpellier : + 17,1 % d’acheteurs en 2025

Deuxième du classement : Montpellier avec + 17,1 % d’acheteurs. Le marché y reste relativement accessible (3 426 €/m²), même si les prix remontent légèrement (+ 1,4 %), selon l’Observatoire PAP.

À retenir : la demande ne revient pas seulement « par opportunité », elle revient aussi parce que la ville permet encore de se projeter (surface, cadre de vie, dynamique locale) sans basculer dans des niveaux de prix dissuasifs.

Marseille : + 14,4 % d’acheteurs en 12 mois

Marseille complète le podium avec + 14,4 % d’acheteurs. À 3 265 €/m² en moyenne (+ 1,7 % sur un an), la ville conserve un atout décisif : le pouvoir d’achat immobilier y reste nettement meilleur que dans beaucoup de villes du littoral.

À retenir : dès que le crédit se stabilise et que les ménages reprennent confiance,  Marseille profite immédiatement du retour des projets.

Auteur/Autrice

  • Chantal Julia est maitre de conférence en Suisse. Après plusieurs années à l'Université de Lettre Paris 1, Chantal a suivi son compagnon à Lausanne où elle enseigne toujours la littérature française. Elle écrit pour différents magazines universitaires et Lesfrancais.press

    Voir toutes les publications
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire