Rapatriement du Moyen-Orient :  payant et rare

Rapatriement du Moyen-Orient :  payant et rare

Des milliers de Français continuent de rentrer en France depuis la guerre au Moyen-Orient, entrée dans son 12eme jour ce mercredi 11 mars. Lundi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot indiquait que 15 000 personnes étaient déjà rentrées au pays, dont 900, qualifiées de « vulnérables » (femmes enceintes, familles avec enfants en bas âge…), grâce à des vols affrétés par le gouvernement. Mais comme ont pu le découvrir expatriés comme touristes, le rapatriement a désormais un coût.

Une contribution

En effet, même dans le cas de figure d’un retour dans l’hexagone avec le concours des autorités, cette aide fournie par la France, le vol de retour n’est pas gratuit.

« C’est une contribution demandée à la personne rapatriée »

Par exemple, sur des vols civils affrétés par la France qui venaient des Émirats, il est demandé à nos compatriotes de verser aux environs de 350 euros (par personne). Mais le prix peut varier en fonction des parcours jusqu’à 680 euros. Si cette participation peut paraitre à certains comme déplacée, il faut se rappeler que c’est très en deçà du prix commercial.

Jusqu’à 15 000 euros le vol

Comme peut en témoigner, la très grande majorité des 15 000 personnes déjà rentrées en France l’ont fait via des vols commerciaux, les billets sont hors de prix.

« On a vu des billets jusqu’à 14 000 ou 15 000 euros avec Emirates »

Cependant la tarification semble avoir été régulée depuis mardi. En simulant un aller simple Dubaï-Paris en date du jeudi 12 mars, via l’outil Google Flights, on trouvait ce mardi trois vols sans escale programmés (deux d’Emirates et un d’Etihad), avec un prix avoisinant les 1 000 euros.

Vers une diminution des vols de rapatriement ?

Si les Français sont encore nombreux, et malgré la promesse d’Emmanuel Macron, ce lundi, depuis le porte-avions Charles De Gaulle, de mobiliser l’armée pour les rapatriements, nos correspondants ont constaté depuis mardi après-midi une diminution des vols de rapatriement.

Et en plus d’être de plus en plus rares, il faut parfois effectuer des transferts en dehors de la région d’origine. Certains ressortissants présents à Dubaï ont dû prendre un bus direction Oman, à 10 h 30 de la capitale, pour accéder au vol.

Un vol Air France en provenance de Muscat (Oman)
Un vol Air France en provenance de Muscat (Oman) ©LP/Olivier Arandel

En parallèle, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot ,a par ailleurs informé que son ministère avait enregistré « environ 7 500 demandes d’assistance au rapatriement » et assure que son attention était concentrée sur ces personnes en détresse. Il déclare leur apporter des solutions, notamment aux plus vulnérables, en « leur permettant de bénéficier des vols affrétés » et en encourageant les compagnies aériennes dans la région et au-delà à multiplier les vols à destination de la France. 5 vols sont encore programmés pour ces prochains jours, alors que 5 ont déjà rapatriés plus de 1500 personnes depuis le week-end dernier.

Auteur/Autrice

  • Américain par accident (sa mère accoucha de façon prématurée lors d'un voyage professionnel), Eric Victorien décida d'aller rejoindre ce pays qu'il ne connaissait pas à sa majorité. Il participa même à des émissions de télé-réalité. Aujourd'hui, il anime un programme radio à Los Angeles et est correspondant du site Lesfrancais.press.

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