Nicaragua, après 300 morts Ortega ne lâche rien

Nicaragua, après 300 morts Ortega ne lâche rien

octobre 9, 2018 0 Par La rédaction

 

Comme annoncé dans lesfrancais.press, il y a deux mois lors des premières victimes, Ortega ne renoncera pas. Ni les manifestations, ni les morts, ni l’Eglise, ni l’Organisation des Etats Américains, ni l’ONU, dont il vient d’expulser les représentants, ne le feront changer d’avis. Il restera accroché au pouvoir, avec son épouse, vice-présidente, ses compagnons de route corrompus. Amnesty international a dénoncé « les crimes » d’Ortega et son « mépris des obligations internationales». Le Haut Commissaire aux droits de l’homme a dénoncé « les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, les détentions arbitraires et l’usage de la torture ». Pendant ce temps, déplore-t-il « le monde regarde ailleurs ». Il est vrai que l’on peut se demander pourquoi une telle répression ne soulève pas l’indignation de la communauté internationale.

Daniel Ortega, ancien chef de la révolution sandiniste, a accusé l’ONU d’être un « instrument de politiques de terreur ». Avec Maduro et Raul Castro, il est le dernier représentant d’une gauche radicale qui a fasciné l’Amérique latine et l’Europe par son anti-impérialisme américain, et qui a sombré dans, la misère, la corruption et la répression. Le récent Forum de Sao Paolo, qui s’est tenu à La Havane et qui rassemble les partis dits « progressistes » latino américain ont condamné l’ingérence américaine au Nicaragua. Et continuent à défendre Ortega. Ils se croient encore il y a cinquante ans. Ne voient-ils pas qu’Ortega ressemble de plus en plus à Somoza, le dictateur contre lequel il avait pris les armes ? Et qu’eux font figure de dinosaures d’un autre monde, celui du politburo des années 80 ? Puisse la gauche-latino américaine de débarrasser de ces sinistres et criminelles figures qui osent encore faire appel à sa solidarité.

 

La rédaction,

Le  11/09/2018

 

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