Nathalie Loiseau sur tous les fronts

Nathalie Loiseau sur tous les fronts

octobre 9, 2018 0 Par La rédaction

Les consultations citoyennes sur l’Europe, c’est elle. Elle en anime plusieurs, en France et en Europe, puisque le Président français a convaincu ses homologues de se lancer dans ces débats citoyens directs pour parler d’Europe. Les Consultations citoyennes, c’est à dire répondre aux questions, expliquer, écouter, débattre pendant des heures, ce sont des récréations pour Nathalie Loiseau. Elle aime çà, elle connait çà par cœur. Car la Ministre des affaires européennes est sur tous les dossiers chauds du gouvernement : les discussions avec Merkel sur les réformes de la zone Euro, le conflit avec Orban, les discussions sur la politique migratoire, l’Aquarius et les discussions avec l’Italie, Malte, l’Espagne et la commission, la réforme de la politique agricole commune, le Brexit, le programme contre la pollution des océans engagé avec Bruxelles, la question turque, l’Ukraine et la Russie, et puis bien sûr la Grèce , le Prochain G20, les négociations commerciales avec les Etats-unis, Nathalie Loiseau, volontairement discrète, est mise sur tous les sujets par le Président.

Le grand journal Britannique conservateur, The Times, en a fait l’éloge dernièrement. Avec crainte et respect, l’appelant, « l’arme secrète de Macron ». Bien vu. Qui est-elle? Ancienne du cabinet de Juppé, quand celui-ci était ministre des affaires étrangères, elle suit sa carrière au Quai d’Orsay, jusqu’à devenir directrice des ressources humaines ? Un poste compliqué, surtout en période de réduction des effectifs, où elle se fait respecter par tous. Résultat, elle est nommée directrice générale du Quai d’Orsay, première femme nommée à ce poste. Puis arrive Laurent Fabius, qui l’éjecte de son poste. Le Président Hollande, lui-même choqué, la nomme directrice de l’Ena. Première fois qu’une non énarque dirige l’ecole. Elle y excelle, justement par ce qu’elle ne correspond à aucun moule. Juppé lui demande de l’aider dans sa campagne présidentielle, ce qu’elle accepte par amitié et respect pour son ancien patron. C’est l’occasion de travailler avec un certain Edouard Philippe, qui, devenu Premier ministre, propose à Emmanuel Macron d’en faire sa ministre aux affaires européennes. Et Macron s’en félicite. Qu’on en juge : face aux Britanniques, la ministre envisage elle aussi l’hypothèse d’un Brexit sans accord. Et avertit : « le 30 mars, plus aucun avion britannique ne pourrait atterrir en France, ni ailleurs en Europe. Les conducteurs d’Eurostar ne pourront entrer dans l’Union européenne ». Mieux vaut réfléchir avant, ce que l’on aurait du faire avant le référendum. Un avertissement aux boutefeux du parti Conservateur, comme Boris Johnson, qui conteste ouvertement Theresa May. En filigrane, on comprend que le Times aimerait une Loiseau à la place d’une May.

La Rédaction,

Le 17/09/2018

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