My French Festival

My French Festival

janvier 24, 2019 0 Par Fabien Ferasson

Qui a dit que le cinéma français était toujours frileux dès que nous parlons streaming et numérique ? Pour faire rayonner le cinéma national autour du monde, UniFrance organise un festival entièrement en ligne.

À Rio de Janeiro, Bobo-Dioulasso, Amman, Tokyo, Moscou ou encore Oslo, depuis le 21 janvier et jusqu’au 20 février, on consomme du cinéma français à volonté sur le net et où qu’on soit.

Comme chaque année depuis neufs années, My French Film Festival organise son festival international, numérique et éclectique pour rendre grâce au cinéma hexagonal à travers le monde. Organisée par UniFrance, la célébration dure un mois et ambitionne de faire rayonner nos créateurs auprès d’un public large et qui n’a pas forcément accès aux œuvres les plus ambitieuses signées par des Français.

UN FESTIVAL À DOMICILE

Internationalisation oblige, ce festival a une particularité qui détonne dans l’univers du cinéma français : il est entièrement en streaming. Si les Instituts Français disséminés aux quatre coins du globe organisent des séances, l’essentiel de la consommation du public se fait en ligne. « Les projections publiques sont en réalité une petite part de notre travail  », rappelle auprès de Numerama Quentin Deleau, co-manager du Festival, en charge de la distribution numérique.

« NOUS DÉPOUSSIÉRONS L’IMAGE DU CINÉMA FRANÇAIS »

Loin des polémiques qui traversent le cinéma hexagonal, UniFrance — chargé de la promotion et de l’exportation du cinéma français dans le monde — a fait le pari du streaming pour porter les couleurs de nos réalisateurs autour du monde. Pour sa septième édition, le French Film Festival propose en ligne 28 films, dont une moitié de courts-métrages français

 

Pour réussir cette diffusion internationale, le numérique est donc au cœur des pratiques. Cela grâce à des accords avec des global players comme iTunes, partenaire du festival, ou encore Amazon, mais également une multitude — plus de 50 — partenariats avec des plateformes localisées.

« Pour se démarquer, nous voulons multiplier les points d’accès auprès de notre public, indique le responsable de la diffusion, nous nous adoptons aux marchés : dans certains endroits du monde, nous proposons des longs-métrages sur un modèle freemium, ailleurs en SVoD etc.  ». Le format préféré du festival est un bouquet unique réunissant toutes les œuvres, il est proposé à 7,99 € en moyenne et fait office de hub de streaming durant le mois du festival avec tous les films sélectionnés.

« FAIRE ARRIVER LE CINÉMA FRANÇAIS DANS TOUS LES SALONS »

En France, le festival existe également, mais avec les contraintes locales : les courts-métrages sont tous disponibles en streaming gratuit sur le site de l’événement et les longs-métrages sont quant à eux réunis dans une sélection iTunes. « En France, nous ne gérons pas les droits d’exploitation des œuvres qui sont passées en salles  », avertit Quentin Deleau. Dans le reste du monde, tous les films sont à 1,99 € par unité.

« Notre objectif, c’est de faire arriver le cinéma français dans tous les salons du monde, dès lors, nous sommes obligés de multiplier les sources, les points d’accès et nous adapter à des marchés où on trouve peu de salles ou peu de distributeurs  » nous précise-t-on du côté de l’organisation.

Tous ces longs-métrages sont disponibles sur iTunes, et tous les courts-métrages sont eux disponibles gratuitement sur le hub MyFrenchFilmFestival.com.

Bon visionnaire

La rédaction

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