Alors que le premier vol organisé pour rapatrier des Français bloqués au Moyen-Orient depuis le début de la guerre en Iran est arrivé tôt ce mercredi matin à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle en provenance d’Oman, ils sont encore des dizaines de milliers de Français, touristes comme expatriés, à vouloir quitter les pays en guerre. A côté de l’administration consulaire, d’autres acteurs sont présents sur le terrain, et le plus souvent bénévolement. A quelques semaines des élections de mai 2026, la mobilisation des élus consulaires au Moyen-Orient est exemplaire. La rédaction a réussi malgré les difficultés techniques ou sécuritaires à joindre des conseillers des Français de l’étranger de 4 circonscriptions concernées.
Au Liban : une attention envers les Français de passage
Joint par la rédaction Lesfrancais.press, Lucas Lamah, Conseiller des Français de l’étranger pour le Liban et la Syrie et membre de l’AFE, partage ce message clair : « la priorité absolue reste la sécurité de nos compatriotes ». Face à la situation actuelle, l’élu consulaire assure être pleinement engagé aux côtés des autorités françaises.
« La priorité absolue reste la sécurité de nos compatriotes »
Lucas Lamah, Conseiller des Français de l’étranger pour le Liban et la Syrie
Il précise que « depuis le début de cette crise, (nous) sommes en lien constant avec le consulat et les autorités françaises afin de relayer les informations, accompagner les Français qui en ont besoin et faciliter, lorsque c’est nécessaire, leur départ du Liban ». Une attention particulière est d’ailleurs portée aux « Français de passage. » Toujours mobilisé, le Conseiller des Français de l’étranger reste joignable afin de continuer à porter assistance à nos ressortissants actuellement présents au Liban.
Aux Émirats : la communauté française reste sereine
Il en est également ainsi de Valérie Allard-Latour, Conseillère des Français de l’étranger pour les Émirats arabes unis (EAU) et Oman. Face au contexte sécuritaire tendu dans la région, elle rappelle les chiffres de la communauté concernée : « nous sommes aujourd’hui plus de 70 000 Français sur le territoire émirien ». Installée à Dubaï, l’élue consulaire détaille son engagement : « en tant qu’élue basée à Dubaï, mon rôle est de relayer l’information et de maintenir un lien direct avec les autorités françaises ».
« Malgré les événements, la communauté française aux Émirats fait preuve de solidarité et de sérénité »
Valérie Allard-Latour, Conseillère des Français de l’étranger pour les Émirats arabes unis et Oman
Pour cela, elle « anime plusieurs groupes WhatsApp qui rassemblent plus de 3 000 inscrits » dans lesquels elle « partage très régulièrement des informations officielles. » Au-delà de la diffusion d’informations, Valérie Allard-Latour « encourage également nos compatriotes à s’inscrire sur les listes consulaires ou sur le Fil d’Ariane ». Malgré la dégradation sécuritaire observée dans certains pays de la région, l’élue tient à souligner l’état d’esprit de la communauté française sur place. Elle confie que « malgré les événements, la communauté française aux Émirats fait preuve de solidarité et de sérénité. »
En Iran : quelles aides à l’évacuation ?

Baki Manèche, conseiller des Français d’Iran, suit aussi la situation de près. « Actuellement à Paris », nous a-t-il indiqué, il reste néanmoins engagé en étant « en contact avec différents réseaux sur place afin de faciliter la communication avec l’ambassade et d’aider les proches en France à rester en lien avec ceux qui se trouvent en Iran ». L’élu consulaire souligne aussi que l’ambassade à Téhéran nous a, « dès le premier jour, adressé un message d’information et d’instructions ».
Ce mercredi 4 mars, « Les Français d’Iran ont appris que des évacuations avaient été organisées pour nos compatriotes dans d’autres pays de la région, et ils attendent désormais des nouvelles les concernant », rapporte-t-il. Parallèlement, Baki Manèche indique être en lien avec plusieurs sénateurs ainsi qu’avec le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) afin d’évoquer les éventuelles autres « aides à l’évacuation » à mettre en place.
En Israël, nous surmonterons
Venue siéger à la 44ème session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, Daphna Poznanski-Benhamou, Conseillère des Français d’Israël et membre de l’AFE, se trouve aussi actuellement dans la capitale française. Depuis Paris, elle suit avec attention l’évolution de la situation. Elle indique ainsi que « les autorités israéliennes ont annoncé vouloir donner la priorité aux vols destinés à rapatrier les Israéliens bloqués à l’étranger. Concernant les vols de rapatriement évoqués par le ministre français des Affaires étrangères, ils seront réservés aux personnes françaises vulnérables ».
« Naavor gam et zé (…) Nous surmonterons cela aussi »
Daphna Poznanski-Benhamou, Conseillère des Français d'Israël et membre de l’AFE
Au-delà des annonces officielles, l’élue souhaite aussi mettre en le message qui conclu chacun de ses communiqués « Naavor gam et zé », qui signifient « Nous surmonterons cela aussi ». Elle se souvient avoir découvert cette phrase sur un écran de télévision lors de la première guerre du Golfe. Aujourd’hui encore, elle s’en sert pour insuffler courage et détermination à nos compatriotes.
Mais l’heure est aussi aux questions concrètes. Redevenant pragmatique, la conseillère à l’AFE interpelle les autorités françaises et la ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, Eléonore Caroit, au sujet de la situation des retraités. « Pour toucher leur retraite ils doivent obtenir un certificat de vie », rappelle-t-elle. Or, dans le contexte actuel, se rendre au Consulat s’avère particulièrement difficile. Alors comment faire ? Interroge-t-elle.
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