Mercato : Le Pen engage Mariani, ancien patron des FdE pour LR

Mercato : Le Pen engage Mariani, ancien patron des FdE pour LR

janvier 11, 2019 0 Par Redaction

Ancien élève du lycée militaire d’Aix en Provence, champion de lutte gréco-romaine, Thierry Mariani est un homme carré. Elu sans discontinuité député entre 1993 et 2017, il n’a cessé de défendre une droite ferme. En 2012, au lendemain d’un passage au ministère des transports, il quitte ses terres du Vaucluse, en guerre permanente avec le Front National et Jacques Bompard, pour la 11ème circonscription des Français de l’étranger qui va de Moscou à Sydney.

Après l’élection de Hollande en 2012, Thierry Mariani devient vice-président de l’UMP après avoir défendu une motion ‘la droite populaire’. En décembre 2014 Nicolas Sarkozy le nomme secrétaire national de l’UMP chargé des Français de l’étranger, et c’est lui qui construit cette nouvelle fédération. Il démissionne en juin 2015 « en désaccord avec certains fonctionnements de la délégation.

Emporté par la vague Macron lors des législatives de juin 2017, et très déçu de cet échec, il se prononce officiellement pour discuter d’accords avec le FN. Averti par Laurent Wauquiez que s’il s’allait avec le RN, il serait exclu, il a finalement pris les devants en annonçant son ralliement à Marine Le Pen pour les Européennes. Il ne cache pas , avec cynisme ou réalisme, que c’était soit la retraite, soit le Pen.

Mariani est le seul cas d’un responsable de la droite républicaine à se rallier au RN depuis des années. La dernière conquête de Marine Le Pen était à gauche : l’avocat Collard, devenu député FN, auparavant très engagé au sein du Parti socialiste, avocat de François Mitterrand. Mariani serait-il l’hirondelle qui annoncerait le Printemps ? Peu de chances qu’il soit beaucoup suivi. Outre le fait que la fédération LR des François de l’étranger a connu divisions et hémorragies, il s’était déjà éloigné du parti.

Et puis sur l’Europe, Les Républicains sont fidèles à l’ancrage européen. Wauquiez ayant fait adopter une ligne assez traditionnelle, « pour l’Europe, contre Macron ». Après tout, de Gaulle à Sarkozy en passant par Pompidou, Giscard et Chirac, tous les dirigeants de la droite Républicaine ont engagé la France dans l’Europe. Curieux de voir Mariani l’oublier. Comme d’oublier les leçons de Séguin, dont il se réclame, qui considérait le FN comme un ramassis d’antirépublicains. Lui qui disait que l’abandon de l’Euro était impossible, le voilà figurer sur un liste prônant la sortie de l’Europe, liste conduite par un inconnu de 23 ans. Comme quoi Le Pen préfère les fidèles novices aux vieux briscards.

 

La Rédaction,

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