Marine Le Pen songe à une alliance des droites européennes, sans Steve Bannon

Marine Le Pen songe à une alliance des droites européennes, sans Steve Bannon

octobre 11, 2018 0 Par La rédaction

L’élue française veut comme d’habitude orienter la campagne des élections européennes sur l’immigration. L’alliance des partis anti-immigration semble pourtant compliquée.

La présidente du Rassemblement national (ex-FN), Marine Le Pen, a indiqué réfléchir à « des actions communes » avec ses alliés lors de la campagne des européennes, après une première rencontre en début de semaine avec Matteo Salvini, dans un entretien à Valeurs actuelles.

« Je serai amenée à aller rencontrer plusieurs de nos alliés pendant cette campagne pour faire le travail de fond nécessaire à la construction de projets communs », indique la leader d’extrême droite. Nous ferons bien sûr des campagnes nationales différentes, mais nous réfléchissons aussi à l’élaboration d’actions communes, poursuit-elle.

Interrogée sur sa rencontre, lundi, avec le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, par ailleurs leader du parti d’extrême droite de La Ligue, Marine Le Pen a indiqué qu’il s’agissait d’évoquer les perspectives économiques et les problématiques sociales. Contrairement à ce que penses ceux qui voudraient, selon elle, les enfermer exclusivement dans le débat de l’immigration.

« Je pense que le débat européen est bien plus large que celui-ci », fait-elle valoir.

Pourtant, lorsqu’on lui demande quels sujets elle entend porter dans cette campagne des européennes face à Emmanuel Macron, qui s’est posé en rempart contre les populistes en Europe, Marine Le Pen répond immédiatement: « L’immigration, évidemment ».

Elle énumère ensuite l’explosion tout à fait sous-estimée de la violence, l’économie et le social ainsi que l’écologie.

L’union des nationalistes européens se méfie de Steve bannon

Crainte de toute part, l’union des extrême-droite s’avère néanmoins compliquée. L’ancien conseiller de Trump à la Maison Blanche, Steve Bannon, tente toujours de réunir les oppositions à l’Europe au sein d’une structure qu’il appelle « The Movement », censé conseiller les extrême pour la campagne des élections européennes.

Un groupe qui partagerait les vues des soutiens de Donald Trump, les artisans de son arrivée au pouvoir. L’Américain a assuré à Bloomberg que les Premier ministres italien et hongrois, ainsi que Marine Le Pen qu’il prévoit de rencontrer bientôt, pourraient en faire parti.

L’ex conseiller de Trump a déclaré avoir déjà levé de l’argent en Europe pour financer son action, lors d’une interview au Bloomberg Invest Summit à Londres le 10 octobre.

Les relations entre Marine Le Pen et Steve Bannon ne sont toutefois pas si simple. Si le fondateur de Breibart News a participé en mars dernier au congrès du parti de la députée française, il semble aujourd’hui persona non grata. Marine Le Pen a ainsi indiqué cette semaine qu’elle ne souhaitait pas participer avec une alliance sous sa houlette, prenant ses distances par rapport à cette influence américaine peu en phase avec ses idées nationalistes. Mais son propre compagnon, l’eurodéputé Louis Aliot, est directement en contact avec Steve Bannon.

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