Macron dénonce l’incapacité britannique à trouver un accord sur le Brexit

Macron dénonce l’incapacité britannique à trouver un accord sur le Brexit

octobre 19, 2018 0 Par La rédaction

L’absence d’accord sur le Brexit relève « du manque de capacité politique à trouver un accord présentable » au Royaume-Uni, selon le président Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron prend décidément le chemin d’être celui qui dit les choses en Europe. « C’est à la Première ministre et ses équipes de revenir vers l’UE », a-t-il simplement déclaré, jeudi après-midi, au terme d’un Conseil européen où rien ne semblait s’être passé.

Contrairement à Theresa May, qui estime de son côté que la négociation continue, Emmanuel Macron a insisté sur la responsabilité du Royaume-Uni dans l’absence d’accord.

Theresa May pointée du doigt 

« C’est un sujet de capacité politique britannique à trouver un accord présentable. Ce n’est pas à l’UE de faire des concessions pour traiter un sujet de politique intérieure britannique » a-t-il insisté.

Quelques minutes auparavant, la chancelière allemande Angela Merkel, moins directe, avait émis une idée comparable en déclarant que « lorsqu’il y avait de la volonté, il y avait un chemin », remettant en cause du bout des lèvres l’absence de cohésion politique derrière la Premier ministre britannique.

« Notre organisation a déjà montré son efficacité et sa flexibilité. Maintenant nous connaissons nos limites : nous ne voulons d’un accord qui remette en cause l’intégrité du marché unique, ou les 4 libertés, ou qui soit dommageable à l’Irlande. C’est au Royaume-Uni de nous proposer une solution par rapport à ces contraintes. Ce n’est plus un sujet technique », a assuré Emmanuel Macron. C’est de fait un sujet politique pour Theresa May, qui peine à faire accepter un des scénarios à sa majorité divisée.

Qu’il s’agisse de permettre de prolonger l’union douanière pour éviter de créer une frontière entre le Nord et le Sud de l’Irlande, ou d’organiser une frontière globale autour de l’Irlande les propositions de Theresa May rencontrent une forte opposition intérieure. Or le temps commence à manquer : compte tenu des contraintes législatives britanniques, l’accord doit être trouvé d’ici fin novembre pour être conclu et signé le 29 mars, date officielle du départ britannique.

« Chaque jour sans accord nous rapproche un peu plus de la probabilité d’un non-accord », a reconnu le président français, expliquant pourquoi la France se prépare à l’hypothèse d’absence d’accord, comme le Royaume-Uni a déjà pu le faire.
Interrogé sur l’absence de rendez-vous fixé pour signer un futur accord, le président a clairement indiqué les motifs de cette absence de date.

« On ne veut pas intégrer une pression qui n’est pas du côté des 27, mais du côté britannique », a précisé le président.

Emmanuel Macron avait déjà secoué les Britanniques en citant, lors du dernier Conseil européen, « les mensonges de certains politiques » britanniques durant la campagne du Brexit.

Aline Robert

article publié sur le site de notre partenaire

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