L’Inde dépénalise l’homosexualité

L’Inde dépénalise l’homosexualité

octobre 9, 2018 0 Par La rédaction

 

 

 

Ce matin la Cour Suprême indienne a rendu sa décision : l’homosexualité est dépénalisée dans la deuxième nation la plus peuplée de la planète (1,3 milliard d’habitants).  La pénalisation   – article 377 du code pénal indien prohibait tout « rapport charnel contre l’ordre de la nature » – remontait au XIXème siècle et au Raj britannique.

L’homosexualité était sur le papier passible de prison à vie. Dans les faits toutefois, les poursuites judiciaires pour relation sexuelle entre personnes de même sexe étaient rarissimes. Selon les chiffres du gouvernement, sept personnes ont été condamnées dans le pays en 2016 pour « offenses contre-nature » et seize relaxées.

Au centre d’une bataille judiciaire à multiples rebondissements entamée il y a près de vingt ans se trouve l’article 377 du code pénal .Un panel de cinq juges de la Cour suprême avait entendu en juillet les arguments de plaignants homosexuels, parmi lesquels plusieurs célébrités, qui soutenaient que cet article était contraire à la Constitution indienne.

Cela fait trente ans que les militants LGBT se battent pour l’abrogation ce cet article du code pénal.   Prononcée une première fois en Inde en 2009 par la Haute Cour de Delhi, la dépénalisation avait été annulée en 2013 par la Cour Suprême. Néanmoins, depuis une décision de cette même Cour l’an dernier on s’attendait à un retournement.  La Haute juridiction avait  estimé que les Indiens bénéficient d’un droit fondamental à la vie privée  bien qu’il ne soit pas explicite dans la Constitution.  Ce droit inclut l’orientation sexuelle :« Le but d’élever certains droits au statut de droits fondamentaux garantis est de les protéger du dédain de la majorité, qu’elle soit parlementaire ou populaire »

L’homosexualité reste à l’heure actuelle criminalisée dans 72 pays de la planète, selon un décompte de l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes.

 

La communauté Français d’Inde n’est pas très importante en nombre :  9.303 inscrits sur les registres consulaires en  2017. Elle ne représente que  0,51% des Français inscrits dans le monde.   Mais les liens historiques  notamment avec les communautés de  nos anciens comptoirs  (Pondichéry en 1673 , Karikal et Yanaon sur la côte de Coromandel en  1739 et 1725, Mahé sur la côte de Malabar en 1721 et Chandernagor au Bengale en 1686   furent français du XVIIème siècle à  1954… ) et l’importance économique et géopolitique  grandissante de l’Inde, justifient un important réseau consulaire.  En effet la France de ne compte  pas moins de 4 consulats généraux en dehors de notre ambassade de Delhi: Bangalore, Bombay (qui prend de l’importance  et fait partie des 22 consulats généraux concernés par le décret du 03/08/2018), Kolkata (Calcutta) et  Pondichéry.
Mardi les autorités ougandaises ont interdit l’un des plus importants festivals de musique électro d’Afrique de l’Est, estimant qu’il promeut le sexe, l’homosexualité et des pratiques qualifiées d’immorales.

 

La Rédaction,

 

Le 06/09/ 2018

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