Le Salon de l’auto à Paris déserté par les grands constructeurs mondiaux

Le Salon de l’auto à Paris déserté par les grands constructeurs mondiaux

octobre 11, 2018 0 Par La rédaction

Ni Fiat, ni Opel, ni Alfa, ni Volkswagen, ni Ford, ni Mazda, ni Volvo au Mondial de l’Auto de Paris qui a ouvert ses portes ce samedi 6 Octobre 2018.

BMW, Mercedes-Benz et Audi qui font l’impasse sur le Salon automobile de Detroit, référence du genre outre-Atlantique. Fiat, Alfa Romeo, Jeep, Chrysler et Volkswagen qui ont, tout récemment, rejoint la déjà longue liste des absents du Mondial de l’Auto de Paris, déjà composée de constructeurs majeurs comme Opel, Ford, Volvo ou encore Mazda.

L’histoire d’amour historique entre les fabricants automobiles et les grands salons internationaux est bel et bien en train de s’effilocher. Pourquoi donc ?

La concurrence des événements « techno ». Elles ont déboulé à partir de l’édition 2012. Depuis, chaque année, elles sont de plus en plus nombreuses. Les voitures ont largement investi le showfloor du CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas. La télématique embarquée, la smartphonisation des habitacles, l’essor des technologies mobiles dans la voiture et l’auto connectée voire autonome ont facilité cette transition, qui fait qu’aujourd’hui, il est parfois plus crucial pour une marque d’être à Las Vegas, où l’on annonce des télés et des machines à laver, qu’à Detroit, ville qui porte dans son ADN l’industrie automobile (et ses stigmates). Dans une moindre mesure, les rendez-vous techno Mobile World Congress de Barcelone et IFA de Berlin suivent la même trajectoire. Rappellons que la dernière M5 de Béhème a été dévoilée à la Gamescom de Leipzig, un salon international dédié au… jeu vidéo !

L’ogre chinois.Une présence en Salon coûte cher. Il y a l’emplacement; la logistique avant, pendant et après l’événement; les investissements marketing sur place… En cette période de restriction budgétaire, des arbitrages doivent être opérés. Et l’une des raisons qui poussent les marques à boycotter Paris, Detroit et peut-être Genève demain, c’est parce qu’elles préfèrent, dans certains cas, être au salon de Pékin ou Shanghai. La Chine, premier marché mondial, en pleine phase d’ouverture au monde, fait en effet de l’ombre aux anciennes places fortes de l’automobile.

Les lancements privés.Les constructeurs tentent aussi de sortir du moule du Salon. Et de la jouer solo, en s’offrant leur moment de visibilité perso, plutôt qu’en partageant l’affiche avec la concurrence. Mercedes, qui a lancé à l’hiver dernier, seul dans son coin, une voiture aussi stratégique que la nouvelle Classe A à Amsterdam, détaché de tout salon, en sait quelque chose.

Mais la principale raison a ce retrait c’est que le marché automobile européen a subi en mars sa première baisse de l’année avec un recul des immatriculations de 5,2% sur un an,à 1.836.960 véhicules, montrent les données publiées mercredi par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA).

Cette dernière souligne cependant que les chiffres du mois dernier souffrent d’une base de comparaison défavorable en raison du record établi pour un mois de mars en 2017.

« La dynamique commence à ralentir sur certains marchés », déclare néanmoins l’ACEA, avec des baisses de 15,7% au Royaume-Uni, de 3,4% en Allemagne, premier marché du continent, et de 5,8% en Italie.

La France a en revanche affiché une croissance de ses ventes, de 2,2%, tout comme l’Espagne (+2,1%).

Sur l’ensemble du premier trimestre, le nombre de véhicules immatriculés dans les pays de l’UE et ceux de l’Association européenne de libre-échange (Islande, Norvègeet Suisse) a progressé de 0,6% par rapport à la même période en 2017, à 4,28 millions.

Tous les grands constructeurs européens ont vu leurs ventes reculer en mars, à l’exception de PSA(+59,8%) dont les chiffres sont biaisés par l’acquisition le 1er août dernier des marques Opel et Vauxhall. A périmètre constant, les ventes du constructeur français ont reculé de 0,83%, selon les calculs de Reuters.

La baisse a été symbolique pour Volkswagen (-0,04%) mais plus franche pour Renault(-3,2%), Fiat ChryslerAutomobiles (-8%), BMW(-5,6%) et Daimler (-2,7%).

Tandis que les marchés asiatiques s’envolent et que les budgets des salons tel que Shanghai suit la même courbe exponnetielle.

Le coeur de l’automobile suit celui de l’économie : Direction les dragons asiatiques !

La moto n’est pas mieux placée car exit son salon bi-annuel, il profite désormais d’un petit Hall annexe au salon de l’auto.

La rédaction

Le 06 Octobre 2018

Publicités