Le Qatar abolit les autorisations de sortie

Le Qatar abolit les autorisations de sortie

octobre 30, 2018 0 Par Redaction

 

 

Doha a mis fin  au système des autorisations de sortie du territoire.   Une  nouvelle loi « régulant les entrées, sorties et résidences des expatriés entre en vigueur dès aujourd’hui », a annoncé sur Twitter le ministère de l’Intérieur.
Ce texte qui met fin aux autorisations de sortie du territoire pour les travailleurs immigrés avait été adopté début septembre. L’abolition de la « kafala » signifie la fin du système des visas de sortie.  Cette annonce fait suite à un accord conclu en novembre dernier avec l’Organisation internationale du Travail (OIT).

En droit musulman, la « Kafala » désigne à l’origine une procédure d’adoption non plénière. Il s’agit d’une tutelle sans filiation. Dans certains États arabes  cette adoption s’est mutée en un parrainage dans le domaine de l’emploi.
Tout travailleur étranger a l’obligation d’être « adopté » par une entité locale  : une entreprise, une association, ou un simple citoyen. L’autorisation du parrain est ensuite obligatoire pour quitter le pays. La Kafala professionnelle est courante dans les secteurs de la construction et des services domestiques.

 

 

Des ONG dénoncent la kafala  comme une forme d’esclavage moderne.  Elle permet à des  entreprises d’interdire à leurs employés de changer d’employeur ou de quitter le pays.

Le Qatar n compte 1,2 million de travailleurs immigrés, sur une population de 1,9 million d’habitants. La plupart sont affectés aux immenses chantiers de l’émirat, notamment ceux en vue de la Coupe du monde de football de 2022.

Elle ne  concerne pas que les immigrés venant du tiers monde.  Elle s’applique également aux expatriés occidentaux.

A leur sujet il faut préciser que la nouvelle loi ne l’abolit pas totalement :  5% des travailleurs étrangers –principalement des cadres  — devront encore obtenir l’autorisation  de  leurs employeurs pour sortir du territoire.

Un  Comité chargé des griefs des expatriés arbitrera en cas de réponse négative.

La Rédaction,

Le 30/10/2018

 

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