Le pétrole flirte avec les 80 $ le baril

Le pétrole flirte avec les 80 $ le baril

octobre 11, 2018 0 Par La rédaction

 

 

Quand il ne s’attaque pas à la Chine, Donald Trump s’en prend à l’OPEP.A quelques jours de la réunion de l’organisation à Alger), le Président des Etats-Unis avait publié un tweet peu diplomatique. Il a ainsi déclaré « le monopole OPEP doit baisser ses prix maintenant ». Il a ajouté «Nous protégeons les pays du Moyen-Orient, ils ne seraient pas en sécurité pour très longtemps sans nous, et pourtant ils continuent à pousser pour des prix du pétrole toujours plus haut ! On s’en souviendra ».

Cette déclaration intervient au moment où le prix du baril est en tendance haussière malgré une production record. Au mois d’août, pour la première fois, la production de pétrole a dépassé les 100 millions de barils jour, selon le rapport mensuel de septembre de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce franchissement a été rendu possible par la poursuite de la hausse de la production américaine qui s’est élevée en août à 10,9 millions de baril jour. Elle pourrait atteindre plus de 11,5 millions de baril jours en 2019. Les Etats-Unis sont ainsi redevenus le premier producteur mondial de pétrole.

Après avoir réduit leurs ventes d’hydrocarbures à l’étranger pendant plus d’un an pour faire remonter les prix dans le cadre de l’accord de régulation, les pays de l’OPEP ont depuis quelques mois décidé de dépasser le quota de production afin de palier au retrait de l’Iran et aux problèmes que rencontre le Venezuela. Ce dernier pays qui dispose des plus grandes réserves mondiales a enregistré une baisse de sa production d’un million de baril en deux ans. L’embargo frappant de nouveau l’Iran créé des tensions sur le marché pétrolier.

Depuis sa décision de dénoncer l’accord sur le nucléaire iranien, le président américain fait pression afin que les partenaires américains arrêtent leurs importations de pétrole iranien. Le Japon et la Corée du Sud, qui sont parmi les plus gros clients de la République islamique, se sont ainsi engagés à cesser leurs achats. Les prix sont également tirés vers le haut par les événements climatiques qui frappent les côtes américaines. L’ouragan Florence a fait peser une menace sur les raffineries, ce qui soutient les cours. Enfin, la demande des pays émergents dont la Chine reste dynamique ce qui conduit également à une hausse du prix du baril.

 

La Rédaction,

 

Le  02/10/2018

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