C’est déjà la fin de la 15e édition de MyFrenchFilmFestival, elle s’est achevée sur la toile ce 17 février. Aujourd’hui, ensemble on va découvrir les prix décernés par le Jury international, le Jury de la presse internationale et le Jury des créateurs de contenus sans oublier les prix du public dont vous faisiez partie à ne pas en douter. Les films sont encore disponibles quelques jours sur TV5MONDEplus, n’hésitez pas à les regarder, c’est gratuit et ça fait du bien !
Le Grand Prix du Jury international
Décerné par l’actrice, productrice et réalisatrice franco-iranienne Zar Amir, l’acteur et réalisateur américano-danois Viggo Mortensen, l’actrice et réalisatrice française Noémie Merlant, le réalisateur, scénariste et producteur suédois Tarik Saleh, et le réalisateur et scénariste russe Andreï Zviaguintsev, le Grand Prix de la 15e édition de MyFrenchFilmFestival récompense L’Homme d’argile de Anaïs Tellenne, produit par Koro Films et vendu par Be For Films. Ce prix est doté de 15 000 €, répartis à parts égales entre le réalisateur, le producteur et le vendeur international du film.
« Nous décernons à l’unanimité le Grand Prix à L’Homme d’argile d’Anaïs Tellenne. Ce film s’impose comme une œuvre originale et captivante. Grâce à sa forme cinématographique singulière et riche, le film évoque la beauté et le merveilleux d’un conte de fées moderne. Nous avons été particulièrement émus par l’authenticité de sa mise en scène, ancrée dans le réalisme des décors et des comportements humains. »
Le jury a particulièrement était marqué par le personnage de Raphaël, interprété par Raphaël Thiéry, que l’on voit passer d’un être timide et introverti à une muse assumée et consciente de soi, incarne magnifiquement ce voyage de transformation à la fois intime et universel.
« L’Homme d’argile est un poème qui arrive à l’improviste et qui reste dans le cœur comme une chanson. »
Le Prix de la presse internationale pour un long-métrage
Composé des journalistes étrangers Elisabeth Vincentelli (The New York Times – États-Unis), Yuko Tanaka (Kinema Junpo – Japon), Boyd Van Hoeij (Screen International – Royaume-Uni), Marco Consoli (freelance – Italie) et Gonzalo Lira (El Heraldo TV – Mexique), le Jury de la presse internationale a souhaité récompenser le long-métrage Quitter la nuit de Delphine Girard (En partenariat avec Wallonie-Bruxelles Images (WBI))
« Le premier long-métrage de la réalisatrice belge Delphine Girard commence comme un thriller et se transforme ensuite en un drame social captivant qui explore les questions du consentement, de la culpabilité, de la connaissance de soi et de la solidarité féminine. Utilisant les outils du cinéma, notamment un montage judicieux et une utilisation exemplaire du son, ainsi qu’une distribution savamment orchestrée, le film pose des questions qui n’ont pas toujours de réponses claires, laissant au public le soin de réfléchir et de juger ce qui s’est passé. »
Le Jury de la presse internationale a aussi souhaité décerner une mention spéciale à Mars Express de Jérémie Périn :
« Le film d’animation de Jérémie Perin est un récit élégant et plein de suspense qui intègre les codes de la science-fiction et du roman noir. Mars Express peint une vision complexe et vivante de la vie en 2200 et invite le spectateur à réfléchir sur l’individualité, et les frontières entre l’humain et l’artificiel. Périn jongle habilement entre les préoccupations philosophiques et l’aventure spatiale, nous rappelant que nos décisions actuelles auront des conséquences considérables dans le futur. »
Le Prix des créateurs de contenus pour un court-métrage
Le Jury des créateurs de contenus – rassemblant Shruti (@thecinemastories / compte anglophone), J. Alejandro Chávez (@jorandro_ / compte hispanophone) et Jovan Vasiljević (@cinematologist / compte anglophone) – a choisi de distinguer quant à lui le court-métrage Ce qui appartient à César de Violette Gitton.
« Avec Ce qui appartient à César, Violette Gitton livre un film profond, brillamment raconté à travers les yeux d’un enfant faisant face à une prise de consience bouleversante. La performance remarquable de Marius Plard insuffle au rôle une profonde vulnérabilité, rendant son parcours encore plus émouvant. Le film explore la construction de la masculinité toxique et la manière dont des jeux d’enfants, apparemment innocents, peuvent conduire à des conséquences douloureuses. Le choix de centrer le récit sur le point de vue du garçon, plutôt que celui de sa sœur, ajoute de la profondeur à la narration, renforçant la réflexion puissante du film sur l’identité, les valeurs personnelles et l’influence durable des environnements internes et externes. »
Les Prix du public
Les festivaliers ont encore une fois été nombreux à voter pour désigner leur long-métrage et leur court-métrage préférés parmi les films en compétition.
Ainsi, le Prix du public pour un long-métrage est décerné à La Fille de son père d’Erwan Le Duc et le Prix du public pour un court-métrage est quant à lui attribué à GiGi de Cynthia Calvi.