Impôts, taxes, cotisations : la France est numéro 1

Impôts, taxes, cotisations : la France est numéro 1

novembre 29, 2018 0 Par La rédaction

Les impôts et les cotisations sociales ont représenté 48,4 % du PIB en 2017.

On est champion ! Mais cette fois-ci, pas de quoi déclencher une liesse de joie dans les rues. La France décroche le titre de champion d’Europe des recettes fiscales qui comprennent à la fois les impôts et les cotisations sociales.

Selon Eurostat, ces recettes ont représenté 48,4 % du PIB en 2017 en France alors que la moyenne en Europe est de 40,2 %.

Les recettes fiscales, englobant impôts et cotisations, représentaient en France 48,4 % du PIB en 2017, soit le ratio le plus élevé de l’Union européenne.

Selon le rapport de Joël Giraud, le député d’En Marche, dévoilé par Les Échos, les impôts et cotisations sociales payés par les Français ont même franchi la barre des 1 000 milliards d’euros, plus exactement 1 038 milliards en 2017.

Sur ce podium, on retrouve ensuite la Belgique et le Danemark. L’Irlande reste le meilleur élève de la zone euro avec un taux de 23,5 %. La moyenne en Europe, selon Les Échos, étant à 40,2 % du PIB.

Un titre que la France conserve pour la deuxième année consécutive en accroissant même son avance sur ses partenaires. En 2016, les recettes fiscales françaises étaient de 47,7 % du PIB.

Même si l’augmentation des recettes veut aussi dire que les rentrées fiscales ont été plus importantes grâce à la croissance de l’économie, cela montre aussi les différences entre les politiques menées par les États.

Ainsi, la France se distingue par un haut niveau des cotisations sociales (18,8 % du PIB) pour financer un système social largement redistributif. De son côté, la Suède privilégie davantage les impôts plutôt que les cotisations sociales pour ce financement.

Dans un autre domaine, ces statistiques mettent aussi en évidence une plus grosse taxation de la France sur la production et les importations par rapport à ce qui se passe en Allemagne où ces prélèvements sont de 10,7 % contre 16,4 % en France.

Emmanuel Macron en pleine colère des Gilets jaunes a répété, mardi, sa volonté de baisser les impôts et les taxes pour atteindre l’objectif d’un taux de prélèvements obligatoires à 44,5 % en 2022. Mais pour y parvenir, le chef de l’État a prévenu qu’il faudrait encore couper dans la dépense publique. Sinon, la France risque de devoir recourir à la dette.

La rédaction

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