Alors que les Français de l’étranger s’apprêtent à élire un nouveau député dans la 5e circonscription (Espagne, Portugal, Andorre, Monaco), suite à l’invalidation du mandat de Stéphane Vojetta par le Conseil Constitutionnel, les candidatures se multiplient. Parmi elles, celle de Guillaume Horn, représentant du Parti socialiste. Chercheur expatrié à Barcelone depuis 2017, il se présente avec l’ambition de faire entendre une gauche de gouvernement, responsable et ancrée dans les réalités du terrain. Et selon lui, « le PS peut faire basculer la circonscription à gauche ».
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Un engagement de longue date en Espagne
Originaire de Lorraine, Guillaume Horn vit dans la capitale de la Catalogne depuis huit ans. Chercheur à l’Université de Barcelone, il n’est pas étranger aux préoccupations des Français de l’étranger : éducation, culture, services publics. Il insiste sur ses nombreuses actions en faveur de la communauté française : « Ça fait donc huit ans que je m’engage pour la communauté française en Espagne, autant sur les questions d’éducation que de culture ».
Auteur d’un premier livre sur l’histoire des Français à Barcelone entre le XVe et le XXe siècle, il prépare actuellement un second volume couvrant la période 1944-2025, « avec le concours de toutes les associations françaises de Barcelone ».
Le choix du Parti socialiste
Au cours de cette élection législative partielle, Guillaume Horn défend une ligne claire : celle d’un socialisme réformateur, pragmatique, attaché aux valeurs de solidarité. Selon lui, le PS est le seul parti capable de proposer une alternative crédible à la politique actuelle : « Le Parti socialiste a des valeurs. Et il a un projet. Un projet tourné vers le progrès, vers la justice fiscale et la justice sociale ».
« En 2022, il y a eu les écologistes, en 2024 LFI, maintenant, j'ai envie de dire que c'est l'heure du PS »
Guillaume Horn, candidat du Parti Socialiste, 5e circonscription des Français établis hors de France
S’il regrette l’absence d’union de la gauche dans cette législative partielle — notamment avec la France Insoumise —, il rappelle que les forces se sont relayées à chaque élection : « En 2022, il y a eu les écologistes, en 2024 LFI, maintenant, j’ai envie de dire que c’est l’heure du PS ».
Priorités : éducation, protection sociale et fiscalité équitable pour les expatriés
Parmi ses priorités, Guillaume Horn met en avant l’éducation. Il dénonce les effets des réformes de 2017 sur les lycées français à l’étranger : « À Lisbonne, il y a trois postes non occupés. […] Cette situation, c’est la conséquence de la réforme qui a été mise en place en 2017 par le gouvernement Macron ».
Sur la question de la protection sociale, notamment de la Caisse des Français de l’étranger (CFE), il alerte sur un « déséquilibre systémique » et un « sous-financement », conséquence selon lui d’un recul des solidarités.
Concernant la fiscalité, il semble s’opposer à la création d’un impôt universel basé sur la nationalité : « Les expatriés ne sont pas des citoyens plus aisés que d’autres. […] Il n’y a pas de raison de taxer plus les expatriés que les Français de métropole ».
Le PS : une réponse au Rassemblement National
Face à la montée du Rassemblement National dans la circonscription — près de 20 % aux législatives de 2024 —, le candidat socialiste mise sur le terrain des valeurs.
« Le Parti Socialiste a le sens des responsabilités. Et nous sommes les plus aptes à répondre (…) à la poussée du Rassemblement National »
Guillaume Horn, candidat du Parti Socialiste, 5e circonscription des Français établis hors de France
Pour lui, le PS est « le défenseur des droits » des expatriés et entend leur redonner confiance en la gauche : « Le Parti Socialiste a le sens des responsabilités. Et nous sommes les plus aptes à répondre dans un esprit de justice et de solidarité à la poussée du Rassemblement National ».
Une campagne de terrain dans toute la circonscription
Présent sur le terrain, Guillaume Horn prévoit de se rendre dans toutes les grandes villes de la circonscription : Barcelone, Madrid, Lisbonne, Porto, Séville, Bilbao, Monaco, Andorre… Il souhaite aller à la rencontre de ses électeurs, recueillir leurs avis et organiser des dialogues citoyens : « Nous prévoyons des rencontres qui vont pouvoir être révélées dans les prochains jours ».
Une gauche en recomposition
À l’heure où l’unité de la gauche est fragilisée au niveau national, Guillaume Horn reste optimiste. Il évoque les discussions en cours pour élargir le rassemblement, citant les propos récents de Pierre Jouvet : « Le numéro 2 du PS a déclaré vouloir constituer un arc qui irait des écologistes jusqu’à Glucksmann ». Un message d’unité malgré les divisions, et une volonté claire : remettre les Français de l’étranger au cœur du projet socialiste.
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