Etape 6 :  Lima, conflit entre la France et l’association de gestion locale

Etape 6 : Lima, conflit entre la France et l’association de gestion locale

octobre 23, 2018 0 Par Redaction

Le  Syndicat Général de l’Education Nationale – CFDT  (SGEN-CFDT)  a fait  8,9% des voix et 1 élu  lors des dernières élections professionnelles  dans l’Éducation nationale en 2014.   Il  est arrivé  en  4ème place derrière   la FSU (6 élus) et l’UNSA (4 élus) et  le FNEC FP – Force ouvrière (2 élus). Le SGEN est  issu du syndicalisme chrétien, comme la  CFDT il s’est  déconfessionnalisé  et il  est devenu un syndicat réformiste.  Dans l’éducation nationale  il a souvent défendu des positions  « avant-gardistes » .  Il a ainsi joué un rôle essentiel dans  l’invention du concept de zone d’éducation prioritaire.    C’est un syndicat qui privilégie la concertation à la confrontation.

 

Aussi  prenons nous au sérieux la sonnette d’alarme tirée par ce syndicat au sujet du Lycée franco-péruvien de Lima.

Homologué par l’ AEFE ce dernier n’est pas en gestion directe.   Il est conventionné géré par une association péruvienne à but non lucratif :  l’Asociación Colegio Franco Péruano . Elle a été fondée il y a un peu moins de 30 ans en  1989 et a pris la suite de la précédente  structure qui fonctionnait depuis les années 50. Aujourd’hui le lycée accueille 1047 élèves dont 386 Français.

L’association actuelle exerce de fait le contrôle sur l’Assemblée générale.    Il faut noter qu’il existe des associés du «Lycée Franco-Péruvien ».  Pour en être il ne faut pas être parent d’élève du Lycée mais simplement  être  » proposé, qualifié et accepté comme associé, conformément aux normes du statut de l’association inscrit aux Registres publics de Lima ».  Dans les faits le contrôle  est exercé par des personnes qui s’auto-recrutent.

 

L’ambassadeur de France, Antoine Grassin, remettant ses lettres de créance au Président de la République du Pérou

Les relations entre les deux structures de direction : la française nommée par l’ AEFE et la péruvienne se sont détériorées  à un tel point que l’ambassadeur de France Antoine Grassin a du intervenir pour demander que les prérogatives de l’AEFE soient respectées.  Il s’est même publiquement prononcé comme l’explique cet article de journal .   

 

 

Communiqué de l’Ambassade de France au Pérou

 

Alain Schneider, le  responsable du SGEN-CFDT de l’étranger confirme que le dernier acte de ce conflit est  le licenciement,  sans préavis  et sans même avertir le proviseur nommé par l’AEFE; d’une employée administrative péruvienne le 12 octobre. Cette dernière est aussi une syndicaliste.

Dans tous les cas, il s’agit d’un conflit majeur entre l’AEFE et une structure locale qui ne semble pas respecter la convention. L’AEFE possède plusieurs cartes dont la menace ultime de retrait de l’homologation.  La question de la propriété des bâtiments est aussi importante. Il semble que les autorités Françaises en soient les propriétaires.   Une autre structure de gestion locale pourrait alors être constituée.   Mais pour  l’instant, les personnels enseignants et les élèves sont  les victimes d’un  différent qu’il est urgent de régler afin que chacun  reprenne sa place, toute sa place, rien que sa place.   

 

La Rédaction,

Le 23/10/2018

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