Emmanuel Macron s’est exprimé ce mardi soir à la télévision, lors d’une allocution d’une dizaine de minutes. Sa parole était attendue. À l’heure où le Moyen-Orient s’embrase, de Téhéran à Beyrouth jusqu’à Chypre, la République islamique multipliant ses frappes contre des sites militaires liés aux États-Unis dans le Golfe, le président s’était jusque-là contenté d’indiquer que la France allait rehausser sa « posture » de défense compte tenu du risque « d’embrasement à nos frontières ». Mais il a aussi parler de la mise en place d’un pont aérien afin de rapatrier les compatriotes qui veulent quitter leur pays de résidence ou de visite. On fait le point pour les Français de l’étranger.
Rapatrier les Français
Afin de protéger les ressortissants français présents dans la douzaine de pays concernés par le conflit et sécuriser les emprises militaires tricolores dans la région, le Président de la République a décidé de passer à l’action.
Ainsi, la France se prépare à affréter des vols pour évacuer ses ressortissants « les plus vulnérables » parmi les 400.000 Français présents dans les pays du Moyen-Orient touchés par le conflit. « Deux premiers vols seront à Paris dès ce soir », a indiqué Emmanuel Macron, avec à l’esprit « l’angoisse, l’impatience qui existent ».
« Les équipes sont pleinement mobilisées, dans les pays concernés comme à Paris, pour organiser les retours dans les meilleures conditions »
Emmanuel Macron ce 03 mars 2026
Le président français a aussi indiqué que la France allait renforcer la sécurité de ses ambassades et de ses bases militaires dans la région, regrettant que deux d’entre elles aient subi des » frappes limitées « .
« Ma responsabilité est d’agir pour protéger notre pays, garantir la sécurité de nos compatriotes et défendre l’intérêt national »
Emmanuel Macron ce 03 mars 2026
Désormais, il va falloir préciser le cadre car la définition d’une personne vulnérable est floue, sujette à l’appréciation de l’ambassade de France du pays concerné, où doivent se signaler les Français désirant un rapatriement. Selon leur état de santé, s’ils nécessitent des soins médicaux urgents par exemple, ou encore selon leur situation familiale, comme une personne seule avec des enfants en bas âge, ils se voient attribuer ou non un critère de vulnérabilité.
Le porte-avions Charles De Gaulle vogue vers la méditerranée
Le chef de l’État a également annoncé des renforts militaires au Moyen-Orient en guerre, dont le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte de frégates qui vont « faire route » vers la Méditerranée.

Jusqu’alors, le Charles-de-Gaulle se trouvait en mer Baltique dans le cadre de la mission « Lafayette 26 », pour participer à des exercices de l’Otan en Atlantique Nord. Ce déploiement devait durer jusqu’au mois de mai afin de dissuader les menaces contre les infrastructures sous-marines après des coupures de câbles attribuées à la Russie.
Il a également indiqué qu’une frégate française, la Languedoc, « qui arrivera au large de Chypre dès ce soir », ainsi que des moyens de défense antiaériens supplémentaires.
Du côté des moyens aériens, Emmanuel Macron précise « qu’en plus des moyens déjà présents, des Rafale et des moyens aéroportés ont été déployés ces dernières heures ».
Enfin, Il a assuré que la France était « à l’initiative pour bâtir une coalition afin de réunir les moyens, y compris militaires, pour reprendre et sécuriser le trafic dans ses voies maritimes essentielles à l’économie mondiale ».
Auteur/Autrice
-
L'AFP est, avec l'Associated Press et Reuters, une des trois agences de presse qui se partagent un quasi-monopole de l'information dans le monde. Elles ont en commun, à la différence de son prédécesseur Havas, de ne pas avoir d'actionnaire mais un conseil d'administration composé majoritairement d'éditeurs de presse.
Voir toutes les publications























