Elections municipales en Belgique dimanche 14 octobre

Elections municipales en Belgique dimanche 14 octobre

octobre 12, 2018 0 Par La rédaction

 Elections municipales en Belgique, fin du marathon électoral ce dimanche

19,000 candidats pour la seule Wallonie, une des trois régions du pays, bien plus en ajoutant la Flandre plus peuplée et la région Bruxelloise terre d’enjeux majeurs, 3 langues officielles, 130,000 ressortissants étrangers inscrits, des dizaines de nos compatriotes candidats, des milliers d’autres électeurs, les chiffres des municipales en Belgique ont de quoi donner le tournis considérant la taille du pays, un tiers de la Nouvelle Aquitaine, et le nombre de votants, un peu plus de 8 millions pour un pays qui compte environ le même nombre d’habitants qu’une région comme la Lombardie.

Il faut dire que l’enjeu est de taille, et les appétits aiguisés : à Anvers, le maire nationaliste sortant Bart De Wever et président du premier parti du pays la N.VA affronte notamment le vice-premier ministre Kris Peeters, membre d’un gouvernement dont la N.VA est le membre le plus important ! En Wallonie et à Bruxelles, ce sont les jeux d’alliances entre les grands partis, le parti libéral MR, le Parti Socialiste, les écologistes et le parti centriste DéFI, qui sont au cœur du sujet. Les subtiles équilibres politiques dont la Belgique a le secret pourraient en effet préfigurer les alliances de demain, pour les élections européennes du 26 mai prochain mais surtout, à la même date, pour les élections régionales et nationales.

La Belgique ayant un système institutionnel assez proche de la France des IIIème et IVème Républiques, les cartels, alliances, coalitions diverses y sont une constante, une obligation pour qui veut diriger. On se souvient des plus de 500 jours passés sans gouvernement en 2010-2011, record mondial, devant l’Irak !

La problématique non participation des électeurs non belges

Le très faible nombre d’inscrits parmi les non belges, qui ont le droit de vote de jure pour les citoyens UE et au bout de 5 ans de présence dans le Royaume pour les autres, est interpellant. Moins de 20% en moyenne y compris dans des communes de la région bruxelloise comme Ixelles, Etterbeek, et Uccle, qui comptent des milliers de nos Français notamment parmi leurs habitants. Le fait que, une fois inscrit et sauf demande expresse, le vote soit obligatoire a une large responsabilité sur ces mauvais chiffres, effrayant nombre d’expatriés.

Plusieurs candidat(e)s à des précédents scrutins et notamment aux législatives pour la circonscription des Français du Benelux de 2017 se présentent devant les électeurs et notamment dans les communes précitées : citons notamment Mme Laporte à Ixelles (Liste de la Bourgmestre), Mme Ledan à Uccle (Liste Ecolo-Groen) ou encore Mme Taittinger à Etterbeek (Liste du Bourgmestre).

Les municipales en Belgique, ne nous y trompons pas, sont importantes pour les habitants : les villes y possèdent en effet de large compétence, souvent mélangées maladroitement avec les compétences des autres niveaux de pouvoir.

Du fait des importantes fusions des communes avec l’incorporation de villages dans une agglomération plus large, qui a permit de réduire à 600 le nombre de communes, contre plus de 36,000 en France, permet aussi aux édiles d’exercer des compétences sur des territoires assez larges.

Bruxelles quant à elle est fragmentée en 19 communes, mais certaines ne sont pas négligeables : plus de 100,000 habitants à la ville et à Anderlecht, 80,000 à Uccle… Enfin à Anvers, l’un des premiers ports d’Europe et ville particulièrement exposée au Brexit de la Grande-Bretagne toute proche, l’enjeu de la politique locale sera également important, y compris pour les très nombreux Français y vivant et travaillant au port et ailleurs.

Réponse ce dimanche dans la soirée pour l’annonce des résultats.

La rédaction

le 12 Octobre 2018

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