À l’approche des élections consulaires 2026, la mobilisation s’organise chez les Français établis en Suisse. À Genève, plus grande circonscription consulaire au monde, les enjeux sont nombreux. À la tête de la liste « La droite unie, Française et Français de Suisse », Philippe Tissot entend porter une alternative politique et répondre aux attentes concrètes des expatriés.
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Philippe Tissot : un parcours international et engagé
Installé en Suisse depuis 2018, Philippe Tissot revendique un parcours riche, à la croisée de l’entrepreneuriat et de l’engagement public. « Je suis un homme d’engagement et de conviction et de valeurs d’inspiration chrétienne », explique-t-il en introduction.
« On a plus l'impression qu'il y a un entre-soi (…) mais que l'aide sociale à nos compatriotes n'est pas toujours au niveau attendu. »
Philippe Tissot, tête de liste "La droite unie - Française et Français de Suisse" soutenue par Reconquête!
Ancien entrepreneur international, il a développé des activités dans une cinquantaine de pays et occupé des fonctions de Conseiller du commerce extérieur de la France (CCE). Son engagement dépasse le cadre économique : officier de réserve dans la Gendarmerie nationale, il a également fondé une structure d’accueil pour sans-abri. Aujourd’hui, il souhaite mettre cette expérience au service des Français de l’étranger.
Genève, une circonscription stratégique
Avec 137 980 inscrits sur les listes électorales, Genève représente un poids majeur dans la représentation des Français de l’étranger. « C’est la première circonscription consulaire au monde », souligne Philippe Tissot. Au total, la Suisse compte près de 168 000 électeurs, soit environ 10 % du corps électoral mondial des Français expatriés. Dans cette circonscription, neuf conseillers consulaires et treize délégués seront élus.

Les conseillers des Français de l’étranger jouent un rôle de proximité essentiel. Ils assurent le lien entre les expatriés et l’administration, interviennent sur des sujets variés comme l’éducation, la protection sociale ou encore l’emploi. Mais pour Philippe Tissot, le bilan des élus sortants reste insuffisant : « Ils ont fait le job à minima ». Il pointe notamment un manque d’engagement concret sur le terrain : « On a plus l’impression qu’il y a un entre-soi (…) mais que l’aide sociale à nos compatriotes n’est pas toujours au niveau attendu ».
Un engagement politique à droite assumée
Dans un paysage politique qu’il juge déséquilibré, Philippe Tissot veut représenter une sensibilité absente jusqu’ici : « Il manque quand même une représentation politique de la droite dans ce paysage-là ». Sa liste, soutenue notamment par le parti Reconquête! mais aussi par plusieurs formations de droite, se veut fédératrice. « Notre projet (…) c’est d’offrir aux Français de Suisse une proposition démocratique en apportant une vision, un projet de droite », affirme-t-il.
« Un mois avant de prendre sa retraite, il se rend compte que toutes ces années passées au Canada, il les a perdues. »
Philippe Tissot, tête de liste "La droite unie - Française et Français de Suisse" soutenue par Reconquête!
Au fil de ses rencontres, Philippe Tissot identifie plusieurs problématiques majeures chez les expatriés. Parmi elles, la question des retraites internationales complexes ou encore le coût de la vie en Suisse. Il évoque ainsi des situations individuelles préoccupantes, comme celui d’un expatrié confronté à des incohérences administratives : « Un mois avant de prendre sa retraite, il se rend compte que toutes ces années passées au Canada, il les a perdues ».
Une priorité : proximité et accompagnement
S’il est élu, Philippe Tissot entend replacer l’écoute au cœur du mandat : « Ma première priorité (…) c’est d’être à l’écoute de mes concitoyens ». Il insiste aussi sur la nécessité d’agir concrètement : « Il faut être à leur service ». Son objectif est clair : mieux informer les Français de Suisse sur leurs droits et les dispositifs existants, tout en les accompagnant dans leurs démarches.

Enfin, Philippe Tissot dresse un constat contrasté sur la prise en compte des expatriés par la France. Il reconnaît des avancées administratives : « Nous avons le vote électronique (…) la numérisation des services consulaires […] et ils font un travail incroyable ». Mais il critique la perception politique des Français de l’étranger : « Ils ignorent en grande partie la réalité de la vie des expatriés ». Et d’ajouter : « On aimerait que les politiciens nous considèrent comme des Français à part entière ».
Pour les élections consulaires concernant les Français de la circonscription de Genève en Suisse, 9 Conseillers des Français de l’étranger sont à élire et 12 délégués consulaires. Le scrutin se tiendra du 22 au 27 mai (12h heure de Paris) par Internet, et le 31 mai à l’urne. Neuf listes ont été déposées : (cliquez ici )
- « Unis ! au service des Français de Suisse romande » menée par Marie Ange ROUSSELOT
- « Bien vivre en Suisse romande » conduite par Halima DELIMI
- « La France au Cœur – Liste conduite par Linda CHEVALIER »
- « LA DROITE UNIE – Françaises et Français de Suisse » de Philippe TISSOT
- « Construire Ensemble » de Nicolas LANG
- « LIBRES ET INDÉPENDANTS : une équipe issue des réseaux économiques, culturels et associatifs, engagée pour défendre les intérêts des Français de Suisse indépendamment des partis politiques » avec Josiane TISTOUNET
- « Romandie Insoumise » menée par Julie SALUMU
- « Les Écologistes et Place publique » conduite par Lalla-Ilham CHAHDI
- « ASFE – Agir pour tous les Français de Suisse » avec Edouard BARATIN
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