Mardi 17 mars 2026, à 11 h (heure de New York, 17 h CET), le Bagad Brieg était dans les rues de New York pour le grand défilé de la Saint-Patrick sur la 5e avenue. Ce jour-là, pour la 265e parade qui célèbre l’héritage celtique avec les Irlandais, la Grosse pomme est d’un vert irlandais, même le maire de New York porte une cravate vert pomme. Mais au fait, c’est quoi le Bagad Brieg. On fait le point sur cette « troupe » qui a permis à nos amis bretons de défiler dans les rues new-yorkaises.
Le Bagad Brieg
Depuis 50 ans, le Bagad Brieg est un groupe traditionnel celtique originaire de Bretagne. Constitué en association depuis 50 ans, il se distingue par son originalité musicale et artistique. Cette identité à part attire à la fois les musiciens expérimentés et les débutants, aidant à transmettre cet art vivant. Chaque performance est une véritable invitation à voyager, incarnée par des arrangements originaux et l’énergie contagieuse des musiciens.
D’ailleurs, plusieurs styles se conjuguent ou en tout cas cohabitent au sein de cette association. Ainsi, vous avez le premier « ensemble », le Bagad, qui joue en première catégorie de la confédération Sonerion, suivi du Bagadig qui joue, lui, en quatrième catégorie. Mais il existe aussi une « section » dite du Skolaj qui se présente chaque année en audition libre à la journée de la fédération des sonneurs du Finistère. Enfin, comment oublier le Pipe Band qui joue en grade 2 et se rend en Ecosse tous les deux ans à l’occasion des championnats du Monde. D’ailleurs, si vous passez en Bretagne, sachez qu’il est possible de découvrir le Pipe Bandig avec la formation de l’école du Pipe Band !!
Pour découvrir, cette association aux airs de groupe de rock « à la celte », vous pouvez les contacter sur leur site ou directement dans leur « QG » situé place de Ruthin à Briec (29510), en France. Bien sûr, il est possible aussi de leur écrire ou de consulter leurs réseaux sociaux.

La Saint Patrick à New York
La Saint Patrick, célébrée chaque 17 mars, trouve ses origines dans la commémoration de la mort de Saint Patrick, considéré comme le fondateur du christianisme irlandais. Né en Bretagne romaine à la fin du IVe siècle, il fut enlevé par des pirates à l’âge de 16 ans et vendu comme esclave en Irlande. Après s’être échappé, il revint en Irlande en tant que missionnaire et utilisa le trèfle à trois feuilles pour expliquer le mystère de la Sainte Trinité, faisant de ce symbole un emblème de l’Irlande.
À l’origine, la fête était religieuse et marquée par des messes et des temps de recueillement, mais elle s’est progressivement transformée en une célébration de la culture irlandaise, adoptée par les Irlandais du monde entier et bien au-delà, devenant un phénomène culturel mondial où le vert, symbole de l’Irlande, domine les festivités.
Aux USA, la toute première parade documentée a eu lieu le 17 mars 1762, soit quatorze ans avant la Déclaration d’indépendance des États-Unis. À cette époque, ce sont des soldats irlandais servant dans l’armée britannique stationnée à New York qui ont défilé, portés par le mal du pays et le désir de célébrer librement leur culture, alors que le port du vert était interdit en Irlande.
Ce qui n’était au départ qu’une marche nostalgique de militaires expatriés s’est transformée, au fil des siècles et des vagues d’immigration, en la plus ancienne et la plus grande parade au monde, symbole de la fierté de la diaspora et de l’influence durable de la communauté irlandaise sur l’identité new-yorkaise.
Les racines celtes à l’honneur
On l’a vu plus haut Saint Patrick est Breton (on avait presque envie d’écrire, Français…), c’est donc tout naturellement que le Bagad Brieg s’est joint à la fête cette année.
Ainsi, l’édition de ce 17 mars 2026 a une nouvelle fois fait vibrer la Cinquième Avenue, mais avec une résonance celtique particulièrement marquée grâce à la présence du groupe breton. Venu tout droit du Finistère, pour représenter l’excellence de la culture bretonne, l’ensemble musical a marqué les esprits par sa puissance sonore et sa précision technique. Sous un soleil éclatant mais dans la fraîcheur printanière de Manhattan, les soixante musiciens ont fait résonner leurs binious, bombardes et tambours entre la 44e et la 79e rue, offrant un pont musical saisissant entre les traditions de l’Armorique et celles de l’Irlande.
Ce moment fort, chaleureusement acclamé par les millions de spectateurs massés le long du parcours, a culminé lors de leur passage devant la cathédrale Saint-Patrick, confirmant que la fraternité celtique ne connaît pas de frontières, pas même celle de l’Atlantique.






















