Tué dans le Kurdistan irakien par l’attaque d’un groupe armé pro-iranien, l’adjudant-chef Arnaud Frion était un brillant sous-officier du 7e BCA de Varces : intégré dans le groupement de commandos de montagne de la 27e brigade d’infanterie de montagne en 2012, il a été de toutes les opérations extérieures (OPEX) menées par la France ces dernières années.
Le premier mort français
Un militaire français est mort « lors d’une attaque » dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien, a déclaré Emmanuel Macron dans la nuit de jeudi à vendredi, annonçant ainsi le premier mort recensé au sein de l’armée française dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient. « L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak », a écrit le président, confirmant que plusieurs militaires français avaient été blessés.
C’est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l’Iran le 28 février et qui s’est propagée dans plusieurs pays de la région.
Une mission de formation au « Kurdistan »
Arnaud Frion était déployé dans le cadre d’une coalition internationale antidjihadiste dirigée par Washington, composée de militaires de plusieurs pays, dont l’Italie et la France. Leur mission ? Entrainer au Kurdistan irakien des membres des forces de sécurité kurdes. L’attaque de drones iraniens visait des forces antiterroristes, selon le président français, sept militaires français ont été blessés en plus du décès de l’adjudant-chef. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la région autonome du Kurdistan irakien et Erbil ont essuyé de multiples attaques imputées à des factions pro-iraniennes et pour la plupart neutralisées par la défense antiaérienne.

En parallèle, le groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf a annoncé vendredi sur Telegram prendre pour cible « tous les intérêts français en Irak et dans la région » après le déploiement du porte-avions français Charles de Gaulle dans le Golfe. Le groupe a exhorté les habitants à rester à au moins 500 mètres d’une base au Kurdistan irakien où se trouvent des militaires français, sans revendiquer directement d’attaque.
Auteur/Autrice
- Voir toutes les publications
L'AFP est, avec l'Associated Press et Reuters, une des trois agences de presse qui se partagent un quasi-monopole de l'information dans le monde. Elles ont en commun, à la différence de son prédécesseur Havas, de ne pas avoir d'actionnaire mais un conseil d'administration composé majoritairement d'éditeurs de presse.






















