Un début en fanfare sur les marchés boursiers

Un début en fanfare sur les marchés boursiers

L’année 2026 a eu un début en fanfare sur les marchés boursiers comme ceux des valeurs. On fait le point pour les investisseurs expatriés ou non pour ce premier trimestre 2026 !

Nouveau record sur la place de Paris

En 2026, il aura fallu attendre neuf jours pour que le CAC 40 batte un nouveau record. Il a dépassé en clôture 8 362 points, dans le sillage des sommets atteints en ce début d’année par les Bourses mondiales. Le précédent plus haut de l’indice parisien remontait au mois de novembre dernier. Le CAC 40 est soutenu par deux thèmes porteurs de ce début d’année : la défense, dans un contexte d’incertitude géopolitique, et les microprocesseurs. Depuis le début de l’année, Thales a enregistré une hausse de 15 %, tandis que Safran et Airbus ont gagné respectivement 6 % et 8 %. Les valeurs de la défense représentent 14 % de l’indice CAC 40. De son côté, STMicroelectronics a progressé de 10 %. La demande pour les puces mémoires, produites notamment par le groupe français, est en forte augmentation, toujours en lien avec l’intelligence artificielle. Cette progression du CAC 40 pourrait se poursuivre. Les bénéfices des entreprises de la cote parisienne devraient augmenter de 15 % après trois ans de stagnation, selon des données Bloomberg, un chiffre supérieur à la croissance des bénéfices attendue pour le STOXX 600 (+ 10 %). Progressivement, la place de Paris se découple des soubresauts de la vie politique française, avec les questions liées au budget et à l’adhésion au Mercosur.

La semaine dernière, les autres grands indices européens ont également battu des records, qu’il s’agisse du Dax allemand, du Footsie britannique ou de l’Ibex 35 espagnol. L’Eurostoxx 50 s’est approché en fin de semaine des 6000 points. Les indices américains ont également démarré sur les chapeaux de roue. Le Nasdaq a progressé sur la semaine de plus de 2 %.

CAC40
Photo illustration CAC 40

L’or au plus haut

L’or devrait baisser, mais il continue de monter, déjouant tous les pronostics ou presque. La destitution du président vénézuélien, Nicolas Maduro, et son extradition forcée aux États-Unis, les déclarations de Donald Trump concernant la Bolivie, Cuba et le Groenland : tous ces évènements ont provoqué une nouvelle hausse du métal jaune. Les investisseurs, à la recherche de stabilité, réduisent leur exposition aux actifs libellés en dollars.

Petite hausse du pétrole

L’intervention de Donald Trump au Venezuela, dont la production de pétrole est d’un million de barils par jour, loin de ses sommets des années 1990 (plus de 3 millions), n’a pas eu de réelles incidences sur le cours de l’or noir. La hausse a été, sur la semaine, inférieure à 5 %. La volonté du président américain de faire main basse sur le pétrole de ce pays pourrait, à terme, se traduire par une augmentation de l’offre. Les États-Unis pourraient ainsi contrôler l’une des principales réserves supposées de pétrole.

Auteur/Autrice

  • Philippe Crevel est un spécialiste des questions macroéconomiques. Fondateur de la société d’études et de stratégies économiques, Lorello Ecodata, il dirige, par ailleurs, le Cercle de l’Epargne qui est un centre d’études et d’information consacré à l’épargne et à la retraite en plus d'être notre spécialiste économie.

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