Comment aider son enfant étudiant à se loger?

Comment aider son enfant étudiant à se loger?

octobre 9, 2018 0 Par La rédaction

 

 

Pour de nombreux étudiants, trouver un logement tient du parcours du combattantQuand il s’agit de Français de l’étranger, cela tient de la gageure de trouver un logement en France.

Ceux qui possèdent un logement peuvent le prêter gratuitement à leur  enfant. Mais ils ne pourront pas alors déduire de leurs revenus locatifs les charges afférentes à l’immeuble. Il est  possible de le lui louer.  Impératif :  faire un bail écrit en fixant  un loyer en cohérence avec les prix du marché local. L’administration tolère un abattement de 10 % en plus de la possibilité de déduire les charges locatives de la déclaration de revenus. Le souci:l’enfant ne pourra pas bénéficier des allocations logement.

Une autre piste pour les propriétaires d’un logement en France, situé dans une autre ville que celle des études : ladonation temporaire d’usufruit. Ici on donne à son enfant les moyens financiers de louer son propre appartement. Vous pouvez en conserver la nue-propriété  de votre bien mais vous en donnez l’usufruit (la jouissance) à votre enfant. Grâce à cette technique patrimoniale, l’enfant  percevra les loyers pendant une durée déterminée, le temps qu’il termine ses études par exemple. La donation revêt donc un caractère temporaire.

Pour ceux qui n’ont pas de logement sur place, quelles sont les solutions?

Pour ceux qui ont accès aux résidences universitaires du Crous, la solution est idéale.   Le loyer est imbattable : environ 150 euros par mois la chambre traditionnelle et 250 euros la chambre rénovée. Gros avantage : il est possible de déduire l’ALS (Aide au logement social) du  loyer. Mais attention les places y sont rarissimes : seulement 11 % des bacheliers y trouvent un logement. Priorité aux étudiants boursiers.

Pour tous les autres, il faut trouver un autre moyen

Au premier rang de ces solutions se trouvent les résidences universitaires privées.   Elles sont en plein développement. Ces  structures proposent en général des services associés tels que le restaurant, une laverie ou encore une salle de sport…  Bref le cadre de vie est convivial et agréable et permet au jeune de ne pas être isolé.  Mais  le loyer dépasse  de +/- 30 % celui d’un logement “libre” proposé par des professionnels ou des particuliers, pour se situer dans une fourchette allant de 400 à 500 euros.

Investir dans l’achat de ce logement peut être doublement hasardeux :  rien ne certifie qu’il soit ensuite automatiquement loué à votre enfant, et la défiscalisation de l’achat reste problématique pour des FDE.

 

 

Acheter un studiopeut être une autre solution.  Cela offre aussi l’avantage à la famille d’avoir un pied à terre en France.  Pour ceux qui sont imposables en France, laloi Pineloffre un cadre sécurisé. L’administration fiscale autorise à louer le bien à un ascendant comme un descendant. Ils deviennent alors les  gestionnaires du bien acquis : un logement neuf dans l’agglomération où leur enfant effectue ses études.  Il ne faut surtout pas oublie de vérifier qu’il s’agit d’une ville en  zone A et B . L’avantage principal est  le taux de la réduction d’impôt, qui représente jusqu’à 21 % du prix d’acquisition de l’appartement, à condition de le louer pendant 12 ans. Une excellente solutions quand plusieurs enfants font leurs études ou quand on peut le louer à d’autres  amis FDE.

 

La collocation,  permet d’avoir un logement et de partager les frais avec d’autres étudiants. Mais la vie en petite communauté peut s’avérer parfois difficile . Une autre solution, est lelogement contre services.

Dans presque tous les cas, les étudiants ne percevant pas de revenus, les propriétaires-bailleurs demandent aux parents  de se portent caution. Dans ce cas, ils s’engagent à payer le loyer si l’étudiant  n’honore pas ses engagements. La caution est le meilleur moyen d’avoir accès à la location. Elle peut simplement être plus compliquée quand vous êtes FDE…

 

 

La Rédaction,

 

Le 19/09/2018

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