Cholera en Algérie, inquiétude en France

Cholera en Algérie, inquiétude en France

octobre 9, 2018 0 Par La rédaction

 

Le choléra a fait son retour en Algérie. Ce qui a provoqué la colère du Président Bouteflika, mais a surtout révélé la fragilité du pays en matière de prévention et de politique de santé publique. C’est la contamination des eaux, le non traitement des eaux usées, l’absence de politique d’hygiène qui permet le retour de cette maladie. Plus de 70 cas ont été recensés en Algérie dans la région de la capitale. 170 personnes ont été hospitalisées. C’est la première réapparition de cette maladie depuis 1986.

En dehors de l’Algérie, les épidémies de cholera les plus graves touchent des pays en proie aux troubles et aux guerres, comme l’Afghanistan, le Yémen, ou encore Haïti, le Congo et la Tanzanie. L’Afrique est le continent le plus touché. Il représente 95% des cas dans le monde. Mais contrairement à certaine région tropicale comme en Inde ou en Afrique, l’Algérie n’a jamais été considérée pas considéré comme un foyer endémique ou une région menacée.

Si l’éradication de l’agent pathogène est difficile, et si la propagation des bactéries est très facile, l’épidémie peut être rapidement combattue en évitant la déshydratation des malades par une politique d’alerte, d’hygiène et de vérification de la qualité des eaux. Une personne atteinte de choléra peut perdre un litre par heure. Quelques précautions élémentaires sont à prendre, comme boire de leau bouillie ou de l’eau en bouteille, se laver les mains, éviter de manger légumes et fruits crus ainsi que les fruits de mer : la cuisson détruit le bacille.

Compte tenu de nombreux retours de vacances de l’Algérie vers la France, le ministère français de la santé a pris des mesures préventives, en demandant aux compagnies aériennes une vigilance accrue et des mesures de désinfection. L’Institut Pasteur français a été alerté, ainsi que les hôpitaux, pour un repérage et un traitement d’urgence. Car il importe d’avoir des réactions très rapides, aussi bien pour le malade que pour éviter la propagation. C’est pourquoi il est plus que regrettable que les autorités algériennes, par souci d’éviter la panique, n’aient pas donné l’alerte plus tôt. Personne, en Algérie, ne pouvait se douter du danger. Or chacun peut se prémunir et être soigné.

La Rédaction,

Le03/09/2018

Publicités