Blocages du 17 novembre : la carte des lieux de manifestation des “Gilets jaunes”

Blocages du 17 novembre : la carte des lieux de manifestation des “Gilets jaunes”

novembre 15, 2018 0 Par Fabien Ferasson

A deux jours du mouvement, nous vous proposons une carte interactive des actions prévues en France. Un contenu qui sera actualisé au fil des jours et des manifestations annoncées d’ici au 17 novembre.

Ces derniers jours, les appels à rejoindre les manifestants, samedi 17 novembre, se multiplient à travers la France, notamment via les réseaux sociaux.

Le but : montrer le mécontentement des Français à la suite de la hausse récente des prix des carburants.

Les gilets jaunes comptent bloquer les grands axes. Les automobilistes devront donc s’armer de patience ce jour-là, même ceux venant de loin…

Et lorsqu’il prend de l’ampleur, un mouvement spontané de colère comme celui des « gilets jaunes », qui ambitionne de bloquer les routes le 17 novembre 2018, ne laisse pas les partis d’opposition indifférents.

Soutiens des oppositions de droite et d’extrême droite

Très vite, les intéressés ont été obligés de préciser tous azimuts que le mouvement était « apolitique ». De fait, la droite et par l’extrême droite s’étaient déjà appropriées la question de la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes nationales (au lieu de 90 km/h), puis celle du prix du carburant. « Racket des automobilistes et des motards, on en a marre ! », clame une pétition du Rassemblement national. « Non au racket des automobilistes », renchérit un autocollant de Debout la France.

Le Rassemblement national de Marine Le Pen et Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan participeront donc aux actions du 17 novembre. Mais les deux formations jouent la carte de la discrétion. D’une part, donner l’impression de vouloir récupérer le mouvement en amont leur serait reproché et risquerait d’affaiblir celui-ci. D’autre part, leur objectif se trouve en aval : transformer la mobilisation de rue en bulletins de vote aux élections européennes de mai 2019.

Un slogan similaire vient d’être repris par un tract des Républicains : « Stop au racket des automobilistes ! ». Le parti n’appelle pas aux blocages mais « certains élus vont se joindre à des manifestations », a indiqué le 12 novembre sa porte-parole, Lydia Guirous, en précisant que « Laurent Wauquiez participera à une manifestation dans son département » de la Haute-Loire.

Divisions à gauche

À l’autre bout du spectre politique, Jean-Luc Mélenchon a également souhaité, lors d’une réunion publique à Pau, le 8 novembre, « le succès » de cette « auto-organisation populaire » : « On me dit qu’il y a des fachos là-dedans. Oui, oui, il y en a partout. Et il y a aussi beaucoup de fâchés qui ne sont pas fachos », a-t-il martelé.

Le sujet divise en effet les députés de La France insoumise. « Je ne serai pas le 17 dans les blocages parce que je ne me vois pas défiler à l’appel de Minute [hebdomadaire d’extrême droite] et avec Marine Le Pen », avait tranché Clémentine Autain dès le 4 novembre. « Nous ne pouvons pas laisser la colère des Français être récupérée et exprimée par Marine Le Pen, nous devons en être », a à l’inverse exposé François Ruffin, sur RTL, le 9 novembre, en déclarant qu’il y participera « à titre personnel ».

Toujours à gauche, le bureau national du PS a adopté le 6 novembre une longue résolution afin d’expliquer que le parti « soutient les Français qui défendent leur pouvoir d’achat », notamment le 17 novembre, et « demande l’organisation d’une conférence nationale sur le financement de la transition écologiste ».

La collusion entre toutes les oppositions

Dans la majorité, les éléments de langage consistent à dénoncer la collusion entre toutes les oppositions. « Ça m’interpelle, moi qui viens de la gauche, de voir le Parti socialiste se greffer à ce mouvement du 17 novembre au côté de Marine Le Pen », a dénoncé la secrétaire d’État Marlène Schiappa, le 11 novembre, sur France 3.

« Moi, ce qui m’interpelle, c’est la volonté du gouvernement de placer ce mouvement citoyen du 17 novembre sous l’égide du Rassemblement national pour mieux le disqualifier et éviter de répondre sur le fond. Ça c’est vraiment vieille politique et vieilles ficelles… », a rétorqué, piqué au vif, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

Retrouvez notre carte interactive répertoriant les points de blocage connus. Elle sera actualisée au fil des actions annoncées.

Publicités