En 2026, le classement des 20 personnes les plus riches du monde confirme une nouvelle fois la domination écrasante des entrepreneurs américains, notamment dans le secteur technologique. Pourtant, la France se distingue avec deux représentants : Bernard Arnault et Françoise Bettencourt Meyers. Leur présence dans ce cercle très fermé est une source de fierté nationale et un symbole de la vitalité économique française, notamment dans le luxe et l’héritage industriel. Pour les Français expatriés, ces figures incarnent à la fois le succès entrepreneurial et la pérennité des grands groupes familiaux.
2025/2026 : une année de records et de contrastes
Le classement 2026 est marqué par l’écart historique entre le premier, Elon Musk, et le reste du monde. Avec une fortune estimée à 726 milliards de dollars, le PDG de Tesla et SpaceX surpasse largement ses concurrents. À titre de comparaison, le deuxième, Larry Page (cofondateur de Google), ne dispose “que” de 257 à 269 milliards de dollars. Un tel fossé n’avait jamais été observé dans l’histoire des classements de richesse mondiale.
Malgré cette domination américaine, la France se hisse dans le Top 20 grâce à Bernard Arnault (7ᵉ place) et Françoise Bettencourt Meyers (19ᵉ place). Leur présence est d’autant plus remarquable que le secteur du luxe, porté par LVMH, et l’héritage de L’Oréal, résistent face à la vague technologique américaine.
Bernard Arnault : l’empereur du luxe
Bernard Arnault, PDG de LVMH, a bâti son empire en transformant un petit groupe textile en le premier conglomérat mondial du luxe. Pour les Français expatriés, Bernard Arnault incarne la réussite entrepreneuriale à l’international. Son parcours montre qu’il est possible de rivaliser avec les géants américains en misant sur l’excellence et l’innovation, même dans un secteur traditionnel comme le luxe.
Sous sa direction, LVMH a racheté des marques emblématiques comme Louis Vuitton, Dior, Moët & Chandon, Givenchy et bien d’autres. En 2023, il avait même brièvement dépassé Elon Musk en tête du classement mondial, avant de redescendre à la 7ᵉ place en 2026.

Mais la richesse d’Arnault est étroitement liée à la valorisation de LVMH en Bourse. Malgré un contexte économique parfois difficile (ralentissement en Chine, inflation), le groupe continue de croître, tirant parti de la demande mondiale pour le luxe. En janvier 2026, sa fortune est estimée à 192 milliards de dollars, faisant de lui le seul non-Américain du Top 10.
Françoise Bettencourt Meyers : l’héritière visionnaire
Françoise Bettencourt Meyers est la petite-fille d’Eugène Schueller, fondateur de L’Oréal. Elle détient 35 % du capital du géant des cosmétiques, ce qui constitue l’essentiel de sa fortune, estimée à 81,6 milliards de dollars en 2026. Elle est la femme la plus riche de France et la deuxième femme la plus fortunée au monde, derrière l’Américaine Alice Walton (héritière de Walmart).

Contrairement à d’autres héritiers, Françoise Bettencourt Meyers s’est impliquée activement dans la gestion de L’Oréal et dans des causes philanthropiques. Elle a notamment soutenu des projets liés à la recherche médicale et à la protection de l’environnement, ce qui renforce son image auprès des expatriés soucieux d’impact social. Son parcours montre qu’il est possible de préserver et de développer un héritage familial tout en s’adaptant aux évolutions du marché. Pour les Français expatriés, elle représente une forme de stabilité et de continuité, dans un monde où les fortunes technologiques peuvent fluctuer rapidement.
La place de la France et de l’Europe
Avec seulement deux représentants dans le Top 20, l’Europe reste en retrait face aux États-Unis et à la Chine. Cependant, la présence d’Arnault et Bettencourt Meyers montre que l’Europe peut encore peser dans l’économie mondiale, notamment grâce à des secteurs comme le luxe et les cosmétiques.
Ils prouvent que la France peut, encore, rivaliser avec les États-Unis dans des secteurs clés. Leur succès repose sur :
- L’innovation (LVMH et L’Oréal investissent massivement en R&D).
- La résilience (capacité à s’adapter aux crises économiques).
- La vision long terme (stratégies familiales et patrimoniales).
Beaucoup de Français expatriés travaillent dans des secteurs similaires (luxe, cosmétiques, finance) ou aspirent à créer leur propre entreprise. Les parcours d’Arnault et Bettencourt Meyers nous montrent qu’il est possible de réussir à l’international sans renoncer à ses racines. Malgré les mauvaises langues, force est de constater que la France reste un terreau fertile pour l’entrepreneuriat et l’innovation.
Auteur/Autrice
-
Paul Herikso est franco-norvégien né à Paris d'une maman française et d'un papa norvégien. Après des études de tourisme, il retrouva sa famille paternelle en Norvège où il participa au développement des croisières. Il est aussi correspondant pour lesfrancais.press
Voir toutes les publications
























