Ce 24 février 2026, cela fera quatre ans que la Russie a envahi l’Ukraine. Depuis, les pertes civiles, militaires et matérielles se font de plus en plus ressentir. Malgré les discussions en cours sur un éventuel cessez-le-feu, Moscou continue ses frappes sur l’Ukraine.
L'Ukraine vers l’effondrement ?
Le nombre de victimes civiles ukrainiennes aurait explosé, selon le dernier rapport de l’organisation Action on Armed Violence (AOAV), cité par nos confrères du Guardian. En 2025, il y aurait eu 2 248 personnes qui auraient perdu la vie, soit 26 % de plus qu’en 2024. Le nombre de blessés lors des bombardements s’élève, quant à lui, à 12 493.
En juin dernier, la Russie avait bombardé la ville de Dnipro. Un train, des appartements et des écoles avaient été visés. En tout, 21 personnes ont péri, 314 ont été blessées, dont 38 enfants. « L’Ukraine, s’inscrit dans un effondrement plus large de la retenue qui est désormais visible dans plusieurs guerres« , écrit Iain Overton, journaliste et directeur exécutif de l’AOAV.
En droit international, la loi dit qu’en temps de guerre, il faut prendre le maximum de précautions pour limiter le préjudice causé aux civils et aux infrastructures civiles.
Des avancées symboliques sur le front
Les récentes contre-attaques ukrainiennes ont permis de libérer plusieurs localités dans l’est du pays, marquant une victoire symbolique alors que l’Ukraine participe à un nouveau cycle de pourparlers de paix avec la Russie et les États-Unis.
Le front entre l’Ukraine et la Russie s’étend sur environ 1 200 kilomètres, mais les opérations militaires se traduisent généralement par de petites avancées ou retraites de part et d’autre.
L’Institut d’étude de la guerre (ISW), un organisme basé à Washington, a rapporté que les forces armées ukrainiennes ont réalisé d’importantes avancées dans la région de Zaporijia, dans le sud-est du pays, la semaine dernière, où la Russie avait gagné du terrain depuis l’été dernier.
Les forces ukrainiennes ont également regagné du territoire à Kharkiv, Kostyantynivka, Pokrovsk et Novopavlivka à la fin de l’année dernière, selon le rapport. L’ISW a indiqué que la récente mesure visant à empêcher les forces russes d’accéder à Starlink pour la connexion Internet par satellite pourrait avoir contribué aux récentes avancées.
Mais selon les experts, ces changements ne devraient pas affecter la position de négociation de la Russie. Néanmoins, les avancées de l’Ukraine pourraient faire la différence du côté américain de la table des négociations.

Des négociations difficiles
La semaine dernière s’est achevé un nouveau cycle de négociations entre Russes et Ukrainiens à Genève. Ces dernières portaient principalement sur les arrangements territoriaux, la sécurité énergétique et le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijia. La réunion a duré environ deux heures, le négociateur en chef russe Vladimir Medinsky la qualifiant de « difficile mais pratique » et indiquant que la prochaine session devrait avoir lieu « prochainement ».
Volodymyr Zelensky a déclaré que les forces ukrainiennes étaient désormais prêtes à surveiller un cessez-le-feu, si la volonté politique de le faire respecter existait.
« Nous constatons que des travaux préparatoires ont été réalisés, mais les positions restent divergentes, car les négociations ont été difficiles » a-t-il déclaré, ajoutant que si des progrès avaient été accomplis sur le plan militaire, les discussions politiques étaient limitées.
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