2 Questions à Elie Aboud, chargé de  mission Français de l’Etranger chez LR

2 Questions à Elie Aboud, chargé de mission Français de l’Etranger chez LR

décembre 21, 2018 0 Par Redaction

 

 

Durant la précédente législature Manuel Valls avait l’habitude de dire qu’il était le seul député qui n’était pas né Français. Ceci était faux car il y en avait un autre : Elie Aboud. Né en 1959 au Liban, Elie Aboud arrive en France à l’âge de 16 ans après avoir obtenu son baccalauréat chez les jésuites. Etudiant en médecine, il se spécialise en cardiologie et choisit la carrière hospitalière. Ce n’est qu’à l’âge de 28 ans qu’il  devient Français par naturalisation. Membre de démocratie libérale, il rejoint  naturellement l’UMP. Longtemps élu municipal à Béziers, député de l’Hérault de 2007 à 2017, il perd lors des dernières élections législatives son siège, remporté par une candidate du Front National.

 

Elie Aboud, pourquoi le choix des Français de l’étranger ?

Je suis né libanais et j’ai fait le choix de la France à 28 ans. Je vis en France depuis plus de 40 ans et j’aime avec passion ce pays. Mais je me considère aussi comme un citoyen du monde. J’ai une grand-mère brésilienne et de la famille non seulement au Liban et au Brésil, mais aussi au Sénégal et à Dubaï.

Quand la fonction de secrétaire national de notre parti existait encore, j’ai été chargé des rapatriés. J’ai une connaissance intime de l’expatriation et de la force du lien avec la mère patrie.

Quand j’ai été battu par la candidate FN – un mouvement avec lequel j’ai toujours refusé tout compromis – j’ai réorienté ma vie professionnelle. Depuis je travail dans le domaine de la télémédecine. Mon activité me fait voyager dans le monde entier. Partout je rencontre des Freançais.

 

Quelle est votre mission chez LR ?

Laurent Wauquiez m’a confié la mission de faire un état des lieux de notre parti à l’étranger. Il ne vous échappera pas que la situation y est délicate.

Nous n’avons même pas présenté de candidat dernièrement à Manille. Lors de mes déplacements je vais donc aller à la rencontre des militants et des sympathisants de notre famille et plus généralement de la droite. Mais je vais le faire dans une optique de rassemblement de toutes les énergies. Je vais donc travailler avec nos sénateurs (nous n’avons plus de députés).

C’est ainsi que le 7 janvier je serai au Liban avec le sénateur Damien Regnard et resterai une semaine à rencontrer tous les hommes et les femmes de bonne volonté.

Notre parti s’est aussi doté d’un « gouvernement ». Cela en est fini d’une direction pléthorique de secrétaires nationaux. Je vais travailler avec l’homme en charge de l’étranger, le sénateur Pascal Allizard.

Après avoir rencontré les forces vives de notre parti, je ferai un état des lieux des Républicains à l’étranger et le transmettrai à Laurent Wauquiez. Ce qui m’intéresse est d’initier des dynamiques positives pour que nous repartions sur de bonnes bases.

 

Propos recueillis par la Rédaction

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